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LSD N°12 - Février 2015 lsd-mag-lsd9-cover

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Editorial LSD n°13 – Mars 2015

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edito1_optNaruto,  Akira,  Ichigo  Kurosaki…

Qui n’a jamais rêvé d’incarner son personnage ou son héros préféré ? Ou de revêtir une armure ? C’est une tendance plus qu’affirmée qui a déferlée depuis quelques années et qui ne cesse de faire des émules : les cosplays. LSD vous emmène dans les coulisses des motivations de ces grands enfants passionnés. C’est vrai qu’on peut se poser la question de comprendre pourquoi et d’ou vient l’envie d’incarner, par le costume, le maquillage, la coiffure et l’attitude, son personnage favori. S’agit-il d’un retour en enfance, comme lorsqu’on enfilait le costume de cow-boy, d’Ulysse 31 ou de Mario ? Ou est-ce un refus de grandir et de vouloir rester un enfant dans ces moments de retrouvailles entre manga addict ? Laissons ces projections à Psychologie Magazine ! Nous à la rédaction, on adore. Venez et laissez-vous envahir par cet univers dejanté. Et qui sait, peut-être que cela vous donnera-t-il envie d’enfiler un masque…

Maxime Kouyoumdjian-Simonin
Rédacteur en Chef




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SHOPPING : High Tech

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Pour écrire propre. [19,90€]
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Un disque dur externe tout en brillance et en rondeur. Design by Cristofle. [390€ - us.christofle.com]
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Pour écouter et parfumer. Design by Luca Trazzi. [Prix conseillé : 70€]
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Petite lanterne nomade rechargeable sur port USB pour cycliste branché. Design by Ionna Vautrin. [29€]
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Lomo'Instant Sanremo Edition + 3 objectifs by Lomography : l'appareil rétro-chic. [149€]
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Le moniteur de sommeil intelligent. [149,99€ - en vente chez Darty]
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Montres by Aight

L'icone mode de la montre. Disponible en différents coloris. [49€ - en vente sur www.timefy.com]
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Une chouette enceinte bluetooth. [À partir de 67,85€]

Par Laurène Delion




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REPORTAGE : Monovolume

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 Bolzano, ou Bozen en allemand, est une ville italienne située au nord de la plaine du Pô, à quelques kilomètres de l’Autriche. Bolzano est une ville à vivre été comme hiver, entre paysages verdoyants et paysages enneigés. Un cadre parfait pour une villa blanche…

Cette villa blanche reçoit au pied des montagnes, en périphérie de la ville, deux logements d’habitation saisonnière. De taille réduite, l’étage profite d’une vue dégagée sur la montagne et sur Bolzano. Ce piédestal permet de créer un cocon intime, et blanc. Car le blanc est la couleur dominante de l’architecture et de la décoration. Très rafraîchissant, il supporte la sobriété attendue par les villas de vacances où se sentir bien le temps d’une saison est une composante du bien-être. La piscine est le petit plus, une oasis bleue offerte aux privilégiés installés en rez-de-jardin. Généreusement ouverte sur l’extérieur, et en deux façades, la villa invite la lumière à sublimer la moindre ligne dessinée par l’agence Monovolume.

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À l’intérieur, la lumière s’accroche à un mobilier minimaliste. Du gris au blanc en passant par le bois, les 190 m² ne manquent d’aucune harmonie. Un design de trois hommes Patrick Pedó, Juri Pobitzer et Konrad Rieper. Cette prétention minimaliste dévoile en réalité une multitude de détails, du tracé de l’escalier aux mélanges des matériaux jusqu’à la perfection des finitions. Le design intérieur est à la hauteur de l’architecture. Car au blanc s’ajoute la transparence et la légèreté. Cette délicate villa invite à se sentir bien.

Une isolation renforcée et de grands stores orientables, profitent à la qualité de vie qu’il fasse grand soleil, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Et entre les espaces jours et les espaces nuit, l’éclairage s’adapte pour créer de douces atmosphères. Facile à vivre, la villa dispose également d’un parking souterrain pour les véhicules. Protégeant des bruits, le sous-sol éloigne la villa de la route et du nord. Son toit profite ainsi à dessiner un nouvel espace extérieur pour l’étage. La toiture de l’étage reçoit quant à elle, et sans disgrâce, une installation photovoltaïque pour subvenir aux besoins de la maison et de ses habitants de passage. Beauté architecturale !

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Par Laurène Delion




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REPORTAGE : Montanum – Paradis alpin

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Un plaisir pour les yeux ! Ce chalet offre une architecture unique et une décoration splendide. Cela donne envie d’y passer ses vacances…

La station de sport d’hiver de Courchevel 1550 accueille ce chalet mitoyen nommé Montanum. Le chalet s’étend sur 184m2. La façade extérieure est entièrement composée de bois de bardage d’anciens chalets. Afin de conserver une continuité et de transmettre ce cachet unique, le bois a également été utilisé pour habiller l’intérieur, reprenant ainsi les couleurs et les ombres qui définissent le caractère exceptionnel de la façade de ce chalet. Unique dans sa conception.

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Composé de trois niveaux d’habitation, le chalet offre, à chaque étage, une vue imprenable sur les Alpes. Avec un accès immédiat aux pistes, il dispose également d’un parking privatif en rez-de-chaussée et d’une « ski room ». Un sous-sol complet peut être aménagé au choix en home cinéma, sauna ou salle de sport.

La décoration intérieure habille en contemporain style “chalet” chic. Chaises de designers, sofas et coussins confèrent une touche de modernité et de confort, auxquels vient s’ajouter la convivialité recherchée par les amateurs des séjours à la montagne. La pièce principale, entièrement ouverte, est située tout en hauteur au troisième et dernier niveau. La charpente et les poutres permettent l’accueil d’un vaste séjour et d’une magnifique cheminée en acier corten rouge oxydé. La cuisine, quant à elle, accueille un plan de travail en marbre Sud-Africain.

Les quatre chambres à coucher ont fait l’objet d’une attention particulière. Trois d’entre elles, dont la chambre principale, se trouvent au premier niveau. La quatrième suite qui s’installe au rez-de-chaussée bénéficie tout de même d’une vue grandiose sur les montagnes. Un charmant panorama. Dotée de prestations haut de gamme, chaque chambre possède sa propre salle de bains et de vastes placards. Montanum, un chalet de montagne typique de la région, qui accueille ses occupants dans une atmosphère chaleureuse, plein de confort et d’esthétisme.

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Par William Maury




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REPORTAGE : Loft Factory

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Cette ancienne usine de cacahuètes est devenue un exemple de réhabilitation. Fruit du travail et de l’imagination d’Adra Bataille, cette designer d’intérieur transforme l’espace en loft, véritable cocon de sa vie de famille.

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Le bâtiment dispose d’un volume qui appelle à la réflexion et provoque l’envie d’y imaginer un lieu à vivre. Cette ancienne usine de cacahuètes avait déjà été transformée en loft par le précédent acquéreur . Les nouveaux propriétaires ont décidé de détruire entièrement le loft afin de le transformer et d’y ajouter un niveau auparavant inexistant. C’est le challenge qu’a dû relever Adra Bataille, en charge du projet de réhabilitation de A à Z, de la composition des volumes à la décoration finale. L’objectif était clair : rendre le loft plus vivant, chaleureux et confortable en dynamisant et en offrant de nouvelles ambitions au grand volume d’origine. Base de réalisation de ce projet, le niveau supérieur habille et rythme l’ensemble du loft. Ce plateau fonctionnel a offert la surface nécessaire à la création d’une grande suite parentale et des chambres à coucher à l’opposé. Et un bureau au centre.

La chambre parentale est séparée du dressing et de la salle de bains par une cloison créée sur-mesure avec niches de rangements recto-verso. Dans cet espace parental, le blanc s’étend sur les murs, le sol et le mobilier pour offrir sa clarté. Le mur séparatif affiche une teinte gris taupe pour se démarquer. Ouverte mais dissimulée, la salle de bains est équipe d’une baignoire en îlot et d’un espace douche. Le mur en pavé de verre sépare la douche pour créer l’intimité nécessaire. Quand utilité et style s’associent, le résultat est garanti ! Des passerelles offrant de superbes vues de l’habitation permet de réunir les espaces.

En contrebas, le salon offre un espace chaleureux, empreint de convivialité. En signature, le rouge corail apporte la vie et la touche de couleur éclatante. L’habillage de la cheminée contemporaine en aluminium fait écho quand son feu fournit les tonalités rougeoyantes. Surélevées, la cuisine et la salle à manger surveillent l’espace de vie depuis un podium; un parti pris architectural et technique qui permet de dissocier les zones sans rupture visuelle. Avec ses façades laquées gris bleu cohérentes avec l’ambiance chromatique du loft, la cuisine s’affiche dans un esprit contemporain .

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Témoin du passé, la charpente métallique d’origine a été conservée, et apporte un certain cachet. Ses lignes métalliques poursuivent leur chemin jusque sur le patio, brouillant ainsi les frontières entre le dedans et le dehors. Entièrement vitré, cet espace extérieur devient le nouvel espace à vivre.

Chaleureux, ouvert sur lui-même et intime, ce loft est un exemple d’agencement maîtrisé et de modernité.

Par William Maury




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Trocante et dépôt-vente

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La tendance déco ! À l’heure du vintage où dialoguer rime avec twitter, il y a des tendances qui ont la vie dure, qui plaisent à mémé autant qu’à bébé. Terminé les journées TV/canapé/mal-sapé car désormais, le week-end : chiner sera votre nouvelle activité.

Les idées déco s’arrachent sur le web et entre copines. La mode du « Do It Yourself », et la crise passant par là, est venue perturber nos sessions shopping. Car, à moins de poser vos valises dans les appartements témoins chez IKEA, vos intérieurs ressemblent rarement aux pages déco des magazines. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer… Pour ça, faire flamber la CB vous savez ! Vous avez fini par comprendre que ce qui faisait le charme des ambiances déco des plus underground aux boudoirs enchantés. L’œil avisé des mordues de déco vous énervent ? Comme c’est malin d’avoir découpé cette chaise de bar pour en faire une étagère… Et cette valise, quelle bonne idée de l’avoir mise sur pied pour créer un bout de canapé ! Ne soyez pas en colère, remerciez-les plutôt d’avoir les idées et de vous donner envie, car pour le reste c’est à vous de jouer. Commencez par faire le tour du grenier de papy et mamy ! Et si vous n’y trouvez pas la perle rare, entrainez votre petite famille à la recherche de l’objet convoité. Inutile de chausser vos baskets terreuses, la chineuse est urbaine, branchée, lookée et ultra-connectée. Dès qu’un objet lui plaît, elle ne peut s’empêcher de l’imaginer dans sa déco, ou chez les autres. Car la chineuse est généreuse. Elle s’amuse des vieilles choses, elle touche à tout et s’émerveille. Ce qui lui plait ? Trouver LA bonne idée déco pour rendre les copines jalouses. Car il y a de quoi être fière : chiner c’est transformer. C’est vivre dans ses propres pages déco… Mêler les souvenirs de voyages aux réalisations créatives et aux reliques familiales, telle est la devise des « trocant’addicts ».

La chasse est ouverte.


lsd-13-trocante-brocante-laura (1)Portrait d’une chineuse compulsive
À bientôt 25 ans, Laura s’amuse à dénicher la perle rare. Cette bordelaise amoureuse des belles choses, traque le moindre objet du passé. Et à prix mini ! Elle est toujours à la recherche d’une idée déco pour donner du cachet à son nid douillet. Derrière son ordi ou en « BtoC », ce que Laura préfère c’est traîner dans les trocantes et les dépôt-ventes. Elle raconte quelques trésors…

Sa plus belle trouvaille
Ma plus belle trouvaille ? Un miroir tout en courbes, rehaussé d’une moulure en coquille. Abandonné sur un trottoir, sa patine dorée m’a fait de l’œil. Il était en parfait état. J’ai succombé. Je me suis trouvée au bon endroit, au bon moment. Car il faut parfois user de patience et de chance pour trouver la perle rare.

Aussitôt déniché, aussitôt accroché…dans ma chambre à coucher. J’adore les miroirs ! Ma folie : habiller un mur entier de miroirs de différentes formes, de différentes couleurs, et de styles et époques variés. Un patchwork grandeur nature. Je n’ai pas de tableaux chez moi…je n’aime pas ce côté impersonnel, vu et revu. Les miroirs que je chine ont une âme. J’aime l’idée que les miroirs voient défiler le temps qui passe. Pour moi, les tableaux ne servent qu’à combler, sinon insister sur les ambiances de notre décoration. Avec les miroirs, c’est différent : c’est le décor qui les sublime. Je ne compte plus les miroirs que j’ai à la maison, mon chéri vous dira que c’est la galerie des glaces !

Ses petits trucs et astuces
Je marche au coup de cœur. Je veux l’objet que je convoite : maintenant, un point c’est tout ! Et quand j’ai une idée en tête, tout le monde est mis à contribution. Dès le premier regard, j’imagine déjà ma nouvelle décoration. Je sais immédiatement si je vais customiser ou repeindre mes trouvailles

En ce moment, et depuis des mois, je suis à la recherche d’un tabouret de tapissier à restaurer pour créer une nouvelle assise. Il serait gris foncé, ou taupe avec une tissu dans les teintes… Je le cherche sur Le Bon Coin, dans les vides greniers, le dimanche matin à Saint-Michel (le quartier de Bordeaux où il fait bon chiner), dans les dépôts-ventes et jusque chez les antiquaires. Je passe des heures entières à surfer sur la toile…juste pour le plaisir. Je cherche pour moi, et pour les autres.

Ses créations inspirées
Et quand je cherche, ça m’inspire ! Comme tout le monde, j’ai eu ma période « palettes » & « tourets »… Table basse sur roulette, table de jardin sur pied…et bientôt le panier super design que ma boule de poil à déjà adopté. Ne reste plus qu’à choisir la peinture… Affaire à suivre.

Par Laurène Delion




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Crazy Car : Cobra-mercer

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Style Rétro futuriste

Dans l’Amérique d’après guerre, on recherche des designs nouveaux plus en phase avec la modernité et le luxe du moment. Virgil Exner conçoit alors, en 1963, le concept car Cobra-Mercer.

1965-Mercer-Cobra-Roadster-6Construit de la même manière qu’un hotroad d’avant-guerre, ce concept car décoratif utilise le cuivre dans presque toutes les manières possibles. Le cuivre habille une grande partie de l’intérieur de la console centrale, panneaux de porte, les rebords aux dossiers de sièges.

1965-Mercer-Cobra-Roadster-02Pour l’extérieur, la conception de Exner souligne le long capot et l’habitacle repoussé avec de longues ailes avant. Les ailes arrières sont complétées par des garde-boues séparés et un long pont arrière conique. Les feux arrières sont encastrés dans les tunnels en laiton intégrés aux gardes-boues.

1965-Mercer-Cobra-Roadster-1Les phares avant, eux, sont montés sur des pivots où ils flirtent avec les côtés du nez lorsqu’ils ne sont pas allumés. 

1965_Mercer_Cobra_Roadster_by_Virgil_Exner_05Non seulement la Mercer-Cobra Roadster est une pièce importante de l’histoire du design automobile, mais aussi une œuvre rare de l’un des grands concepteurs automobiles du 20ème siècle.

Par Maxime Simonin




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Shopping : Miroir mon beau miroir

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Bolet
Bolet Reine Mère

Bolet by Reine Mère

Un dernier coup de d'œil avec Bolet by Reine Mère. Design : Maxime Abela - Made in France. [Dim. petit modèle : P87mm, diamètre 66mm / Dim. grand modèle : P98mm, diamètre 66mm - 26,50€]
Éon
Éon Maisonnée

Éon by Maisonnée

Décor ou miroir, Éon emprunte les écailles de l'armure du Chevalier qui porte son nom. Et ses couleurs s’inspirent de la ramure d’oiseaux, touraco, martin-pêcheur, francolin... Design by Audrey Belin - Collection Maisonnée [285€]
Convexe
Convexe Ochre

Convexe by Ochre

Miroir ou fenêtre sur le monde ? Tout un mystère avec "convexe" by Ochre. [Dim. : à partir de 80cm de diamètre x H10cm - À partir de 4703,40€]
Ice Cream Mirror
Ice Cream Mirror EO

Ice Cream Mirror by EO

La gourmandise avec l'Ice Cream Mirror by EO. Design : Tor Servé & Nicole Vitner Servé. [Dim. H57xL22cm - 160€]
Modeste
Modeste Hartô design

Modeste by Hartô design

À la fois miroir, porte-manteau et vide-poche, Modeste se prête au jeu du meuble d’appoint. Disponible en sorbet fraise, jaune citron ou vert pastel. Design : Pauline Gilain & Pierre-F Dubois. [Dim. : L45xH77,5cm - 260€]
Conservatoire
Conservatoire Maison du Monde

Conservatoire by Maison du Monde

Les moulures toujours au goût du jour avec "Conservatoire", un miroir en résine doré by Maison du Monde. À poser au sol ou sur une cheminée. [Dim. : H153xL85cm - 279,90€]
Vizcaya
Vizcaya Hamilton Conte Paris

Vizcaya by Hamilton Conte Paris

Vizcaya, le miroir graphique by Hamilton Conte Paris. Peinture dorée sur bois massif. [Dim. : 80x80 cm - 832€]
Edge
Edge EPI Luminaires

Edge by EPI Luminaires

Objet lumineux ! Miroir Edge en résine blanche by EPI Luminaires. [Dim. : 93x150cm - 666€]
Obel
Obel Bonaldo

Obel by Bonaldo

Légèrement incliné et à la forme trapézoïdale, OBEL repose sur une fine structure en bois. Structure disponible en bois laqué opaque blanc, noyer, frêne naturel ou brossé gris anthracite. Design : Roberto Paoli [Dim. : H188xL75xP10 à 20 cm - 1070€]
Prestige
Prestige super-ette

Prestige by super-ette

« Telle un illusionniste, le "Prestige" va tromper votre perception en utilisant le ‹truc› de l’anamorphose : de face, c’est un miroir circulaire classique, mais déplacez vous un peu et il révèle une deuxième fonction, un pli de bois, support pour déposer vos petits objets ». Design : Fanny Dora. [490€]

Par Laurène Delion




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Interview : Sang Pil BAE

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Sang Pil BAE est un designer atypique et consciencieux. Ce passionné d’éclairage et de mécanique imagine des luminaires des temps modernes : Chimera Watts. Inspirée du pur style industriel, la marque s’article autour de trois concepts complémentaires : créations / reconstruction / Collection. De Séoul, à New York, Sang Pil pose aujourd’hui ses valises près du Creusot, au cœur du bassin historique de la métallurgie… Avec un rêve en tête : le Made in France.

Sang Pil, d’où venez-vous ? Qui êtes-vous ?
Je suis né à Séoul. Mes parents m’ont envoyé à 14 ans, poursuivre ma scolarité à New York. J’ai eu plusieurs métiers : œnologue, acteur, peintre, entrepreneur… Puis, j’ai décidé de maîtriser une discipline : la lumière.

D’où viennent vos envies de design ?
J’ai toujours été designer. Tout petit, je transformais les objets pour obtenir le design que j’aimais. Par exemple, si la couleur de mes chaussures ne me plaisait pas, je les repeignais. Lorsque j’ai été responsable du design de mon bar à vin à New York, j’ai travaillé sur l’éclairage. À l’époque, je collectionnais déjà depuis longtemps des objets en métal ancien !

Parlez-moi de vos passions…
J’ai toujours été fasciné par la mécanique, au sens large du terme. J’ai à plusieurs reprises démonté la radio de mon père. Une fois, j’ai même voulu savoir comment la télévision fonctionnait, et je l’ai également détruite ! Pas besoin de vous dire que cela m’a attiré de sérieux ennuis…

Mon autre fascination était celle des insectes. Mon rêve d’enfant était de devenir entomologiste. Ce qui me plaisait le plus c’était la mécanique de leur corps – comment de si petits insectes pouvaient supporter de lourdes charges et bouger leurs membres de façon si précise ?

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Que pensez-vous du grand retour du design industriel ?
Après le rejet du design « tout plastique » des années 50’ et 60’, je pense que le cours normal des choses était de revenir à l’essentiel. Le côté lourd et sombre de l’acier donne, d’une certaine manière, aux gens un sentiment de sécurité et de solidité.

Après le design minimaliste des années 90’, je crois que les designers ont eu besoin de nouvelles inspirations. Et donc, ils sont allés puiser aux sources les plus élémentaires : le style industriel. Ralph Lauren a créé une lampe qui était une copie de Woodward des années 30’. La Restoration Hardware a copié les lampes Buquet des années 20’, et OC White de 1900. La liste est longue. Un grand sujet de débat sévit toujours aux États-Unis dans le monde des collectionneurs d’objets industriels : d’un point de vue moral, ces grandes entreprises ont-elles le droit de s’approprier le design volé à des ingénieurs inconnus qui menaient des recherches sur la fonctionnalité ? Il y a des décennies Walter Gropious le savait déjà, et c’est ainsi que la fonction est devenue forme.

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Comment abordez-vous l’Objet avant de le transformer ?
Je commence toujours avec humour, il y a des tas de choses du quotidien que l’on ne regarde plus parce qu’elles sont simplement utilitaires. Ce qui est drôle, c’est de penser différemment, de détourner le cours des choses, de leur donner une autre fonction, comme l’éclairage. Ainsi nous réalisons que nous sommes entourés chaque jour d’objets extraordinaires. Je fais attention de ne pas tomber dans le kitch et de coller le plus possible à la fonction de l’objet.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
Partout. Tenez, par exemple, je viens de dessiner la série ‘’Amsterdam’’ en regardant un pont à Séoul ! La série ‘’Brooklyn’’, en revanche, vient du pont de Brooklyn. La fonction reste la fonction. La forme, quant à elle, peut avoir différentes utilisations.

Vous détournez les objets du quotidien, vous transformer une lampe à poser en suspension… le design n’a-t-il aucune limite ?
Une de mes citations préférées est celle inspirée de Gropius : « les spécialistes sont des personnes qui répètent toujours les mêmes erreurs. Pensez en dehors du cadre, parce que le cadre vous limite ».

Peut-on parler de « design responsable » pour qualifier votre travail ?
Le thème de l’exposition de Séoul en septembre dernier au aA Design Museum, était “longévité programmée”. Mon Iphone est mort après 3 ans. Ma première lampe Ikea s’est cassée après 1 mois. Ma première lampe OC white fonctionne parfaitement depuis 1900.

Je comprends que les dirigeants des entreprises aient besoin de nourrir leurs enfants, mais étant père moi-même de 3 enfants, je ne peux pas imaginer la quantité de détritus à laquelle ils vont devoir faire face quand ils auront mon âge. J’espère que mes clients pourront transmettre mes lampes à leurs petits-enfants. C’est ma responsabilité en tant que designer.

De la Corée du Sud à la Bourgogne en passant par New York où vous avez vécu pendant 25 ans, pourquoi avez-vous choisi de faire du « made in France » ?
Les coréens et les américains ont une image romanesque de la France. Je vais vous livrer un secret de New Yorkais : les français qui vivent à NYC passent pour être les personnes les plus aventureuses qui soient. Ils pourraient ouvrir des bars dans un ghetto de Brooklyn, ces lieux deviendraient très vite très réputés. Plus tard, j’ai compris qu’ils avaient quitté la France pour pouvoir réaliser leur projet.

La Marque “Made in France” est prestigieuse. Je me suis installé près du Creusot, bassin historique de la métallurgie en France. Mon projet est de réunir les différents métiers de la métallurgie dans un atelier pour créer, concevoir et fabriquer des luminaires. Ce savoir-faire est hélas en voie d’extinction. J’espère trouver des artisans pour m’accompagner dans cette démarche et permettre à ce savoir-faire de perdurer. Ainsi mes luminaires pourront être entièrement « made in France ».

Je déplore cependant que l’administration française soit trop lourde, elle n’aide pas les jeunes entrepreneurs à s’installer en France.

Que vous réserve cette nouvelle année ?
J’espère de bonnes surprises ! Mon objectif est de commercialiser les luminaires Chimera Watts en Angleterre et en Europe du Nord. Pour cela, j’ai besoin de trouver des agents dans le nord de l’Europe. À bon entendeur !


Questionnaire de Proust :

Votre matière favorite ?
Votre matière favorite ? Le cuivre

Votre matière favorite ? Le cuivre

Votre saison favorite ?
Votre saison favorite ? L’automne

Votre saison favorite ? L’automne

Votre couleur préférée ?
Votre couleur préférée ? Le vert

Votre couleur préférée ? Le vert

Votre œuvre d’art préféré ?
Votre œuvre d’art préféré ? Les peintures de Salvador Dali

Votre œuvre d’art préféré ? Les peintures de Salvador Dali

Votre citation favorite ?
Votre citation favorite ? Il faut prendre le pouvoir, il n’est jamais donné. (Aide-toi, toi-même)

Votre citation favorite ? Il faut prendre le pouvoir, il n’est jamais donné. (Aide-toi, toi-même)

Votre objet préféré ?
Votre objet préféré ? Les sphères métalliques. Et les montres.

Votre objet préféré ? Les sphères métalliques. Et les montres.

Votre héros favori ?
Votre héros favori ? Walter Gropius et Iron man

Votre héros favori ? Walter Gropius et Iron man

Votre lecture préférée ?
Votre lecture préférée ? Les livres de Carl Segan

Votre lecture préférée ? Les livres de Carl Segan


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Par Laurène Delion




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Dossier – Couleur & Ambiance

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Couleur & Ambiance
Les tendances automne-hiver 2016-2017

L’humeur sert à la créativité, à une nature chic, excentrique et onirique. Fantasque et fantastique. En réaction à une période austère, l’agence conseil en tendance, style & innovation PeclersParis raconte nos intérieurs de demain autour de deux idées majeures :

  • L’importance de réinjecter de l’imaginaire et de la « Haute Créativité » avec des esthétiques riches : du glamour flamboyant extraverti à la périodicité onirique, en version couture, folk ou nature, et les versions kitsch fantaisistes ou psychédéliques.
  • La quête d’une vie plus essentielle et plus douce se renforce mais avec la nécessité de l’enrober de sentimental, de charme et d’artisanat issu des quatre coins du monde pour nourrir de nouvelles histoires.

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Les couleurs 2016-2017

L’automne-hiver 2016-2017 laisse deviner un « nouveau langage esthétique ». C’est ce besoin de nature dans nos intérieurs qui se matérialise encore davantage. « Les souvenirs de voyages se mêlent aux réalisations créatives et aux reliques familiales pour créer de nouvelles ambiances éclectiques, riches et sentimentales. Du chic esthète à l’accumulation kitsch, les folklores s’épurent ou s’enchevêtrent et les artisanats de toutes époques et origines se déploient en version plus ou moins luxe » explique Cécile Rosenstrauch, Directrice du pôle Maison & biens de consommation. Les ambiances s’affirment par de nouvelles palettes graphiques. Des plus épurés aux plus théâtralisés, nos intérieurs réinventent les codes classiques de la décoration ton sur ton, black&white, so girly et vintage. La tendance est à la couleur profonde : les orangés savoureux, les ultras bleus, les châtains verdis et les verts brumeux. PeclersParis annonce le renouveau du bordeaux et du gris.

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  • Sensuelle et gourmande, la palette des « Griottes concentrées », – c’est ainsi que l’appelle PeclersParis -, touche à un segment de style encore plus contemporain. Au côté du brun, les griottes tranchent en douceur nos grands intérieurs. Le mariage délicat des deux coloris complète les décors bois et réchauffe les ambiances épurées. En peinture ou en textile, les griottes aiment nos murs autant que le volume de notre mobilier. Et il semblerait bien qu’elles viennent colorer et remplacer nos wenge.
  • Du gris aux « cendrés rosés »: le gris reste la couleur star de nos décorations. Les gris colorés, et notamment les cendrés rosés, viendront apporter un peu de douceur dans ce monde de brutes. Appréciés pour leur discrète féminité, les rosés cendrés séduisent les décors de nos chambres autant que ceux de nos pièces à vivre. Et demain : nos jardins et nos autos.

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  • Les « orangés savoureux » : du corail aux oranges solaires. Ce sont eux qui vont réveiller notre déco’. Ce coktail gourmand de vitamines, multi-supports et multi-matières, égaye nos cuisines, nos salons et tout le mobilier urbain. L’idée ? Avec les gris, les beiges et dans nos univers neutres, les orangés préfèrent la petite touche en couleurs signalétiques.

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  • Les « ultras bleus »: le bleu n’est pas, n’est plus seulement la couleur de l’été et des maisons de vacances. Le bleu franc, plutôt que les cyans et les violets, opère en total look autant qu’en petite touche. S’il a déjà commencé à habiller nos chambres les plus audacieuses, il habillera demain les murs de nos entrées et de nos salons. En grandes hauteurs et avec le bois, les bleus gagnent en profondeur, en force, en richesse et en design. Coup de cœur !

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  • Les « châtains verdis » et les « verts brumeux »: richesse & sophistication. Les châtains verdis prennent la suite des bruns moutardés. Plus chics et plus cosy, ils se rapprochent des couleurs présentent dans nos forêts. C’est LA couleur textile de la saison par excellence. Les verts brumeux sont plus précieux et quelques peu mystérieux. Ce sont des coloris incertains et changeants. Car la lumière s’amuse des surfaces et des contours de notre mobilier. Ce camaieu de nature renouvelle le minéral et aime amoureusement le béton de nos intérieurs contemporains.

Les ambiances 2016-2017

« Nature onirique » : du rêve à la réalité, de la réalité au rêve

« La volonté de se reconnecter aux éléments, qui s’exprimait via une esthétique authentique ou minérale minimaliste, laisse sa place à la nécéssité de réinjecter une part de rêve et d’imaginaire dans la nature pour s’évader du quotidien : entre douceur et étrangeté, romantisme sombre et préciosité délicate, monde animal et végétal s’enrichissent d’une dimension onirique et retrouvent leur pouvoir fantasmatique. »

Parmi les ambiances à venir, certains décors s’installent, quand d’autres reviennent sur le devant de la scène. Le « hispter », c’est l’idée d’une ambiance poussée à l’extrême. Un onirisme viril ! C’est un salon de tatouage comme on les aime, avec du métal cabossé, poli, brossé et troué… Avec des pièces chinées et détournées dans un esprit « terroir » bien pensant.

Dans un esprit masculin encore, PeclersParis voit le duo sombre et fumé comme « the new black » des intérieurs contemporains.

L’ambiance « manoir gothique » reste dans cette ambiance obscure et mystique. C’est un tableau à la fois bestiaire et fleuri. Très opulent. Masculin / féminin. Les intérieurs sombres sont sans aucun doute les plus complexes à apprivoiser. Pour une décoration sans fausse note et longue durée, tournez-vous vers un designer d’intérieur.

À l’opposé, le « boudoir organique » est LE décor féminin des prochaines saisons. La poésie est assurément au rendez-vous. Trop rose, trop doré, trop irisé, trop…maison de poupée. Difficile à envisager en dehors des salons de thé. Décidément, on préfère la finesse des boudoirs « Ladurée ».

Mais cette nature onirique repose avant tout sur le principe des contrastes entre le romantisme et l’étrange, l’animal et le végétal, etc. L’automne-hiver 2016-2017 revient ainsi avec des ambiances afro-chics à la Indiana Jones. Vivant avec son temps, l’explorateur moderne s’amuse du chic et du choc : les marbrés, les textiles à effet, les fossiles et les squelettes devinés. L’humeur sera à la sobriété, avec une préférence attendue et partagée pour les versions adoucies : murs blancs, teintes claires…

« Classicisme créatif » : du classique à l’excentrique, de l’excentrique au rassurant

« Le besoin de ré-ancrage qui s’incarnait depuis plusieurs saisons dans un retour à des codes et à des esthétiques rassurantes évolue cette saison vers un classicisme plus créatif jusqu’à l’excentricité, qui répond à un décor croissant de déstandardisation et d’affirmation de soi : glamour et préciosité, audace et opulence… C’est le retour d’un esprit « artiste décorateur » inventif et décomplexé, pour avertis extravertis ».

Ce classicisme créatif s’en va du baroque excentrique au bling bling sulfureux en passant par des décors amusés du cartoon au design allusif, évasé et arrondi des années 60’/70’ et aux graphismes elliptiques et bi-color des années 80’. De la villa art déco’ hollywoodienne à la galerie pop, nos intérieurs de demain vont oser des décors francs en total look avec un esthétisme poussé à l’extrême, mesuré par une certaine retenue dans les lignes et les contours du mobilier. 2016-2017 nous conduit vers les velours, les chinoiseries florales. Ou vers des ambiances aristo-romantiques. La fleur reste à l’honneur avec une intensité du trait, de la matière et de la couleur. Autre décor : les rectangles et les losanges, et par-dessus tout : l’abstrait. L’or et le léton s’invitent également à la tête des tendances à venir…

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La maxime bien connue d’Antoine Lavoisier « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », définit parfaitement l’humeur des tendances à venir. 2016-2017 : nouveau langage esthétique !

Par Laurène Delion




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Dossier – Couleur et Architecture

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Retour sur…

Rencontre avec Marie-Pierre Servantie, chromo-architecte® DPLG (agence Architecture Couleur), Présidente de l’association « Académie de la couleur » et auteur du livre « Chromo-architecture » (2007, Alternatives) sur le dos duquel on peut lire « l’architecture a largement oublié la couleur »…

Des orangés délavés aux verts kaki en passant par des bruns peu lumineux, c’était les couleurs «in» des barres HLM des années 70’. Mal inspiré en suivant le « Bauhaus », on a longtemps cru que mettre en couleur ces hauts blocs en béton les rendraient moins austères, moins inhumains, plus modernes. Les couleurs fades aux formes grossières et géométriques et sans considérations globales, ont vite lassé, ne faisant que renforcer la stigmatisation autours des logements sociaux.

« La couleur a été rejeté, au moment où elle pouvait faire une entrée fracassante et intelligente. Les promoteurs, les industriels et la population ont dit « on veut du bon chic bon genre, on veut des tons pierres et des tons neutres ». Mal utilisée, la couleur a finalement laissé place aux constructions en béton brute, acier, verre et galva. Résultat, « on a baigné pendant 20 ans, des années 80 au années 2000, dans du gris aseptisé ». Le ras-le-bol s’est fait sentir, « on a eu un besoin de couleur, c’est physiologique. La couleur à un impact psychologique et émotionnelle. C’est une énergie, elle vient de la lumière».

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Prudents, les architectes ont commencé par mettre des touches de blanc, de noir et après des touches de couleurs. Au début des années 2000, la couleur en architecture est utilisée avec parcimonie alors qu’aujourd’hui certains architectes se lâchent et « osent le multicolore ». Un vrai métier. Marie-Pierre Servantie est l’une des rares à combiner architecture et couleur en environnement. Elle s’est passionnée pour la couleur en première année d’architecture. Mais à l’époque, au début des années 80, le cours, ne remportant pas assez de succès, sera finalement abandonné. « En cinq ans, la couleur n’a plus jamais été abordée, j’ai donc décidé de me former et j’ai obtenu le premier diplôme sur le thème : Couleur dans l’environnement architectural à l’école de Bordeaux. À ma connaissance, c’était le premier et le dernier, car aujourd’hui, la couleur telle que je la conçois n’est pas enseignée ».

Depuis 2008, Marie-Pierre Servantie est à la tête de l’agence bordelaise Architecture Couleur. Elle se revendique, sans prétention aucune, chromo-architecte®. « Vivre de la couleur est difficile. Il faut réaliser de nombreux projets, j’ai donc débuté en ouvrant mon cabinet d’architecte et puis je me suis lancée ». De la construction neuve à la rénovation, principalement pour des bâtiments recevant du public, Marie-Pierre Servantie joue sur différentes intensités pour mettre en couleur les bâtiments, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. « La couleur est mon outils de travail, je l’exprime comme un matériau. L’utilisation de la couleur n’est pas subjective, elle est au contraire, très objective, très cartésienne aussi ».

 

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Car si aujourd’hui de plus en plus d’architectes travaillent la couleur, trop s’arrêtent à leurs propres goûts. Pour mettre l’architecture en couleur, il convient d’analyser et d’observer. « On ne met pas des couleurs au hasard, il faut tenir compte des goûts du clients bien sûr, mais aussi des palettes de couleurs autorisées pour les revêtements, de la lumière et la situation du projet dans son environnement et dans son usage. Une couleur ne vit pas seule, elle évolue dans un contexte ». Au-delà de son aspect esthétique, la couleur sert à créer une unité visuelle. « La mise en couleur par la peinture donne la liberté et le lien aux matériaux utilisés ». Son travail consiste à favoriser le confort visuel, « quand on arrive à contenter l’œil d’un public, on fait de l’universel ». Alors n’allait pas demander à Marie-Pierre Servantie quelles sont les couleurs de demain… « Ça me fait hérisser le poil. L’architecture n’est pas un marché, on n’est pas des vendeurs de moquettes. Il n’y a pas de mode en architecture, on construit pour des décennies, si ce n’est pour des siècles. Sinon ce serait mercantile, on devrait repeindre tous les deux ans pour s’adapter, imaginez… La mode c’est du marketing » s’esclaffe-t-elle ! « Je ne peux donc pas vous dire que la couleur de demain sera le rouge ou le bleu, ça n’a pas de sens. En revanche, il y a des tendances pour l’aménagement intérieur qui sont données par des grands maîtres. Cela amènent de nouvelles idées, après on s’en inspire » relativise-t-elle.

Travailler la couleur en architecture est un métier d’avenir, « être coloriste est un métier à part entière qu’il va falloir développer car l’utilisation de la couleur est de plus en plus demandée dans les appels d’offres ou les concours. Car si on commence à utiliser la couleur sans la comprendre, la couleur part à la catastrophe » s’inquiète Marie-Pierre Servantie. « Il n’y a pas de vilaines couleurs, il n’y a que de mauvaises harmonies » conclut-elle.

Par Laurène Delion




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Dossier : Saint-Valentin

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Imaginons un monde où l’homme serait vénal et superficiel, et où la femme serait obsédée et mono-tâche. Dans ce monde : c’est l’homme qui aime la Saint-Valentin, et la femme qui la déteste.

lsd-12-saint-valentin-2Au risque d’oublier, elle n’y attache aucune importance et serait capable d’en oublier la date. Car elle clame haut et fort, et sans peur de heurter monsieur, que la Saint-Valentin est une fête commerciale, futile et source de conflit. À l’inverse, l’homme s’y voit déjà : fleurs à gogo, musique d’ambiance, dîner romantique et étreintes amoureuses. Il imagine déjà sa belle découvrant cette jolie parure de bijoux… Il imagine aussi la nouvelle montre qu’elle aura pensé à lui offrir ; celle qui lui a fait de l’œil, il y a 8 jours au centre commercial avec sa belle. Elle a forcément remarqué ses allusions : « oh quelle est belle cette montre », « elle serait parfaite avec mon costume marron », « c’est LA montre qu’il me faut », etc. Il a même eu l’occasion de la passer au poignet. Alors, il en est sûr : elle a compris le message.

La vie est un paradoxe. Car il a raison, il va l’avoir son cadeau de Saint-Valentin. Ce ne sera pas forcément la montre, mais peut-être un parfum ou une nouvelle chemise. Un cadeau qu’elle aura trouvé à la va-vite, le jour même en sortant du bureau. Ce qu’elle imagine de la soirée, c’est une nuit torride avec un homme entièrement disposé. Pour le satisfaire, elle sait qu’elle devra faire preuve d’un peu de romantisme pour qu’ensuite, la nuit soit classée X.

Finalement, l’homme et la femme trouveront leur compte. Et qu’importe si pour l’un, ça compte plus que pour l’autre. À les entendre tous les deux, on croirait pourtant que la Saint-Valentin ce n’est pas pour eux ! Qu’ils n’ont pas besoin d’attendre le 14 février de chaque année pour se prouver leur amour, que la Saint-Valentin c’est tous les jours… À d’autres ! Ce qui se transforme en crise les autres jours de l’année va prendre bien des ampleurs ce jour là. Vous offrez des fleurs : il/elle a quelque chose à se reprocher ? Vous n’offrez pas de fleurs : il/elle ne pense pas à moi. Le discours des amoureux transis nous pompe l’air ; nous les célibataires.

De toute façon, pour eux comme pour les couples : c’est pareil. Ça les arrange bien d’être célibataire à la Saint-Valentin : on économise, on ne se prend pas la tête à imaginer la soirée fantasmée… On ne fait rien ! Et quand on dit « rien », c’est rien ! Le célibataire n’ose pas sortir de chez lui, ou alors en bande ; une bande de 4 millions ! Le genre de bande « je-m’en-foutiste » : les rebelles de la société. Ils ne l’avoueront jamais, et certainement pas devant les couples, que les célibataires se rêvent, eux aussi, d’une belle Saint-Valentin, qu’ils font seulement les fiers… Et le lendemain au bureau, à la machine à café et pendant les poses clopes, ils vont serrer les dents car il y en aura pour la journée des récits de Saint-Valentin de tous ceux qu’ils auront entendu dire : « nous, on ne fête pas la Saint-Valentin ».

Parce que OUI, si vous n’y pensez pas : ce sera LA GUERRE !

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Par Laurène Delion




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