FLUOR, une agence d’architecture détonante

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Deux cerveaux à 800 km, l’un est de culture alsacienne, Hervé Schneider, l’autre s’est nourri au soleil de la Méditerranée, Guillaume Avenard. Cette distance est devenue leur mode de fonctionnement. La formule fête ces 10 ans cette année. Elle a pour nom FLUOR !

Une agence qui sent le dentifrice ?
G . A. : « C’est un nom que nous avons trouvé dès notre première collaboration. FLUOR, c’est court et c’est un mot qui existe dans toutes les langues. Cette molécule n’a rien à voir avec notre milieu. Justement, ça interpelle. Mais, plus encore, c’est son aspect ‘’cheval de Troie’’ qui nous a conquis : Le fluor est un composant du dentifrice et on l’associe à quelque chose de propre, bien blanc, un peu comme Hervé et moi qui présentons bien et n’effrayons personne. Mais le fluor peut être violent, il est dans la composition de la bombe atomique, c’est un élément ultra réactif, capable de faire fondre l’éprouvette dans laquelle il se trouve. Et cela nous ressemble aussi : ”propres sur nous”, sympathiques, certes, mais nous pouvons devenir rugueux. Nous avons des convictions, celles de nos audaces. Alors nous pouvons passer pour prétentieux, fous, agités. Car nous défendons nos projets ».

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Fondation Van Gogh – Arles

À feuilleter, le catalogue des réalisations de l’agence : la fondation Van Gogh d’Arles, la maison de l’enfance à Drulingen, la villa Jalle dans le Vaucluse, la base de loisirs balnéaires de Colmar-Houssen, le théâtre antique d’Arles, le premier indice de la bicéphalie de ses fondateurs est surtout géographique..
G.A. « Hervé est installé à Strasbourg, moi, en Avignon. À l’origine, nous devions nous retrouver en Alsace. Mais nous avons été rattrapés par la technologie : nos échanges verbaux par téléphone, puis par fax, ont lieu désormais, par écran interposé. Skype et tous les autres gadgets de geeks sont arrivés pour nous permettre de travailler à distance. La contrepartie, c’est que nous devons être rapides, systématiques. On dessine vite, on écrit vite, on crée la 3D vite ».

FLUOR est donc une agence au corps extensible, surmonté de deux têtes et animé de dizaines de bras, un peu à l’image d’un dieu indien ?
G.A. « Notre bicéphalie est une réalité difficile à saisir pour beaucoup, mais, heureusement pas pour tous, comme nous l’a confié Christian Lacroix en visitant la maison de l’enfance à Drulingen. En découvrant les lieux, il a compris que le regard croisé à distance pouvait être une marque de fabrique ».

Ni Avenard, ni Schneider, mais FLUOR, une agence qui brasse des projets différents, en refusant toute spécialisation ?
G.A. « Nous avons besoin de liberté, notre démarche ne doit pas être contrainte, pas plus que la réponse que nous apportons. Notre attitude a été confortée par Norman Foster lorsqu’il a visité la fondation Van Gogh. Lui aussi a reconnu ‘’ne pas se spécialiser parce que tout est bon à prendre’’. C’est aussi pour cela que nous ne travaillons pas seuls, que nous sollicitons des artisans [cf. la fabrication de l’incroyable origami en bois de chêne dans la villa Jalle], et des artistes [lcf. la subtile installation de verres colorés conçue par l’artiste suisse Raphaël Hefti pour la fondation Van Gogh]. D’ailleurs, actuellement, nous travaillons sur un studio photo, des logements de grands luxe et des habitations économes en énergie ».

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Villa Jalle – Vaucluse

Vous avez bien des limites ?
G.A. « Pas de limite à la question du projet, surtout pas celle de l’apprentissage auquel nous sommes toujours ouvert. Nos projets sont aussi intellectuels que physiques (on les construit, on ne les confie pas à un maître d’œuvre), et cela nous nourrit. Par exemple : descendre dans un vide-sanitaire ou grimper à 15 mètres de hauteur, ce sont des actions que l’on fait sans rechigner. Bien au contraire, ce sont des réalités dont il ne faut pas s’éloigner ».

À quoi ressemblent vos séances de travail ?
G.A. « Nous nous racontons des histoires, jusqu’à les trouver cohérentes. Nous passons ensuite à l’écriture, avant de dessiner. De la même façon que l’on écrit un scénario, puis un story-board avant de passer au tournage d’un film, nous éprouvons notre récit avant de nous lancer dans la spatialisation. Notre démarche initiale n’est pas intellectualisée ; nous avons juste l’exigence d’un résultat ».

Que pensez-vous de votre métier ?
G.A. « L’architecture est un cheminement, un parcours qui n’est pas éphémère. Il est important de faire autre chose que du bâtiment. Nous sommes dans le long terme, pas dans la mode ou dans l’obsolescence. À FLUOR, nous n’avons pas d’écriture prédéfinie parce que nous ne refaisons jamais deux fois le même projet. Nous ne sommes pas des inventeurs, mais nous voulons surprendre. L’architecture est aussi un univers qui permet de très belles rencontres avec des gens qui ont un vrai savoir-faire, un amour des matières. C’est ce qui fait l’humanité des éléments que nous mettons en place ».

Avez-vous vous une matière prépondérante ?
G.A. « Nous avons besoin de toucher, de sentir, de respirer. On trouve beaucoup de bois dans les réalisations de FLUOR. La résille sur la maison de l’enfance a nécessité un kilomètre de mélèze de Sibérie. La structure origamique de la villa Jalle : plus de 80 panneaux de chêne pour 90m² d’élévation, assemblés dans le sens de la fibre du bois pour obtenir un mouvement ascendant et une attraction vers les arêtes de l’objet. Nous n’avons aucun a priori. Nous avons alterné aluminium et mélèze pour les murs du théâtre antique d’Arles, nous emploierons de la tôle pliée pour le studio photo… ».

 

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Base de loisirs balnéaires – Colmar-Houssen

Et l’écologie dans tout ça ?
G.A. « Nous essayons de jouer pleinement notre rôle de conseil sur la question environnementale. Mais nous ne sommes pas thermiciens. En revanche, nous y sommes extrêmement sensibles. La fondation Van Gogh en est un bon exemple. À l’époque du concours, en 2009, nous n’avions aucune obligation environnementale. Mais c’est là où notre bicéphalie a joué, car l’Alsace est en avance dans ce domaine. Nous avons effectué un diagnostic d’infiltrométrie par caméra thermique. Le résultat nous a poussés à changer une grande partie des menuiseries de la partie à rénover ».

Avez-vous une envie particulière à tester dans un de vos prochains projets ?
G.A. « La récupération de matériaux. Mais vous en dire plus est encore impossible… ».

Un projet un peu fou ?
G.A. « Dessiner des maisons reproductibles, à l’image d’une collection de prêt-à-porter… ».

Par Mireille Mazurier




 

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SHOPPING – Chaises

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Suzie
Suzie Les Gambettes

Suzie by Les Gambettes

À partir de 140€
AlfredCovo
AlfredCovo Homology

AlfredCovo by Homology

240€
Princess of Love
Princess of Love Slide

Princess of Love by Slide

280€
Raw
Raw Muuto

Raw by Muuto

Design : Jens Fager Prix moyen : 350€
Loop
Loop Rodet

Loop by Rodet

Design : Fred Rieffel 150€
Tripp Trapp
Tripp Trapp Stokke

Tripp Trapp by Stokke

Chaise de bébé évolutive 179€
Tour Eiffel
Tour Eiffel Acrila

Tour Eiffel by Acrila

990€
WM
WM Woodmood menuiserie créative

WM by Woodmood menuiserie créative

Design : Mathieu Camillieri 240€
Osso
Osso Portobello/La boutique

Osso by Portobello/La boutique

Design : Erwan et Ronan Bouroullec À partir de 695€
Flex
Flex Estampille 52

Flex by Estampille 52

340€

Par Laurène Delion




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REPORTAGE : The Cliff House – Dakar

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En voyant cette maison accrochée à la falaise, Maxime Le Forestier aurait pu faire un remix de son tube des année 70. La Cliff House est une villa spectaculaire, magique et mystérieuse. Elle surplombe l’océan Atlantique depuis Dakar, sur le site historique d’un ancien bunker de la Seconde Guerre Mondiale. En exploitant les vestiges du passé, SAOTA et AA Interiors imaginent une villa atypique et aquatique.

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Sous ses lignes contemporaines, derrière l’intensité de son blanc et de ses nuances de bleu, la Cliff House compose l’histoire au présent en conservant dans ses murs, une partie du bunker datant de l’époque de la Seconde Guerre Mondiale. À l’intérieur : un cinéma ouvert sur un bassin. Le bassin, la piscine à débordement, l’océan Atlantique…l’eau délimite les contours de la propriété. Les frontières s’affinent, s’effacent. Le dedans et le dehors se confond et se mêle. Au-dessus du cinéma, la vie s’organise en L, et en transparence, autour de la piscine et du jardin…et jusque au vide. L’ambiance est à l’équilibre, aux matières chaudes et texturées, au bois, au granit, à l’acier et au marbre. L’architecture de SAOTA et le design de AA Interiors subliment l’espace intérieur avec une décoration en trois dimensions, lumineuse, teintée bois, voluptueuse et lisse.

L’angle, entre les salons et la cuisine, est habillé avec un impressionnant escalier circulaire vêtu d’acier et de granit blanc. Derrière cet imposant édifice, le garage, propre et ordonné, expose les véhicules comme des œuvres d’art. « Partout dans la villa, les objets d’art modernes créent une intention résolument contemporaine » explique Mark Rielly de AA Interiors. Le vitrage des plafonds des salons, et au-dessus de l’escalier, ajoute à la transparence et à la modernité.

L’espace nuit s’octroie la hauteur de l’étage pour observer la ligne de l’horizon. Avec sa terrasse, la suite parentale surplombe et pointe son nez vers l’océan. La salle de bains, avec douche extérieure, préfère l’intimité rassurante d’un jardin privé.

L’œil circule librement, entre tant de beautés, dans cette grande villa de plus de 1000 m², l’océan en unique panorama. Folie des grandeurs, luxe et opulence ! L’architecture déborde vers l’extérieur, créant ainsi un espace couvert et connecté devant la piscine, devant l’océan…encore et toujours. La brise réveille, le mouvement de l’océan rythme la décoration et structure l’architecture.

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Par Laurène Delion




 

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Reportage : Undertown Richmond

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Quand on pense à une maison en Australie, on pense plutôt à la maison en bois sur la plage, au beau gosse surfeur et van Volkswagen en second plan. Pourtant, cette maison réalisée par l’agence Newline Design à Melbourne détourne ces images d’Epinal, et nous livre une version moderne de l’habitat Melbournais. Jon Mikulic, designer moderniste, dessine et réalise ce projet, pour un résultat simple, pure et ouvert sur l’extérieur.

De prime abord, le revêtement de cette maison, avec deux différents styles de briques, on pense plutôt aux maisons de Manchester, qui malgré le mérite de leur existence, n’ont pas un charme renversant. Mais avec l’apport de touches de couleurs à quelques endroits, l’effet est assez surprenant et agréable.  La grande façade en brique donne un côté brut à la maison. L’autre partie, un peu plus petite, mais plus esthétique, ajoute un contraste intéressant.

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Les différentes touches de couleurs, le rouge et le noir, apportent à la maison un côté contemporain, design et attractif. Quant au blanc, c’est la pureté et la simplicité. La terrasse est une ode à la détente plus propice à la coupe de champagne et sushis qu’au barbecue. Elle apporte à la maison de la sérénité, et ce coté chic qui se retrouve à l’intérieur. Simple et esthétique, elle est composée d’une piscine, type couloir de nage, entourée d’une plage de piscine équipée d’un pont où est posé un transat pour un petit moment de détente.

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À l’intérieur, les pièces à vivre sont orientées vers le jardin au sud pour gagner en luminosité et favoriser l’esprit dedans-dehors.

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Ces ouvertures permettent à l’intérieur de bénéficier aussi, du chauffage passif qu’amène la chaleur naturelle du soleil. Pour la déco intérieure, c’est le blanc qui prédomine sur les murs, ce qui renforce cette notion de luminosité. Les nombreux tableaux habillent les murs pour accessoiriser l’ensemble par des touches de couleur en harmonie avec le mobilier. Notamment avec le sofa de couleur rouge, le meuble jaune qui s’accordent avec les peintures. Le jeux des  contradictions coloristiques se poursuit avec la cuisine ouverte dont le rendu plutôt sombre mais élégant tranche avec le séjour. Le lien se fait alors par le plan travail semblable à une œuvre d’art.

Finalement, cette maison n’a rien à envier aux maisons de la côte. Elle se veut facile à vivre dans sa conception tant les espaces sont parfaitement adaptés aux modes de vie des propriétaires. Contemporaine, confortable, élégante et chic, avec cette maison, on se prend à réver de vivre en ville!

Par Alexis Noreils




 

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Reportage : House Duk

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La recherche des plus belles maisons nous conduit maintenant à Johannesburg. Alors c’est vrai que les français, spécialement le footeux, n’ont pas gardé un souvenir impérissable de leur séjour en Afrique du Sud, il y près de cinq ans et c’est dommage! Ils auraient, en effet, pu profiter de la qualité architecturale que proposent Nico Van der Meulen et Werner Van der Meulen, designers, plutôt que de rentrer en bus! Si vous aimez le volume et les espaces, vous apprécierez les lignes de cette villa de 674m² où l’esprit dedans-dehors reste omniprésent.

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«Contemporain», «minimaliste» et «pure» sont les trois mots clés de cette maison. Dès l’entrée, un espace très spacieux se rencontre la cuisine, la salle à manger et le salon pour former un ensemble ouvert et luxueux. L’architecture et la décoration intérieure, tendant vers le cubisme et la modernité, ajoute un effet futuriste à l’atmosphère de cette grande maison. Les tons gris des murs, embrassent parfaitement le bois, le béton et l’acier. Tous trois quasi omniprésents, provoquent le mariage entre forme créative et environnement ; une union parfaite !

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Le salon, directement ouvert au jardin, murmure à l’oreille de la nature en permanence en accomplissant véritablement l’intégration de la maison à l’extérieur. L’ouverture entre les différentes pièces, ainsi qu’entre l’intérieur et l’extérieur donne un contraste intéressant avec les murs solides et intimidants, de l’entrée.

Le jardin, avec sa piscine et terrasse, respire la sérénité et la simplicité. Des persiennes sont placées devant les ouvertures, afin de garder un minimum d’intimité. Les formes utilisées dans l’architecture, ainsi que la disposition des pièces, donne une sensation de légèreté.

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Comparable à un bloc flottant, la chambre principale trouve sa place dans les airs au milieu du salon et de la salle à manger. Ainsi, l’escalier, visible de tous coins de la maison, ajoute également un effet spacieux et aéré.

Cette conception d’éléments flottants, évidente dans toutes les perspectives, de tous les points de vue, attirent constamment l’attention. La façon dont l’architecture et la décoration se mêlent, crée un concept de villa absolument unique et authentique.

Par Alexis Noreils




 

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Les objets cultes

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Jamais démodés, les objets cultes traversent les époques de générations en générations. Remis au goût dans des coloris à la mode, les objets cultes habillent les intérieurs de nos maisons, de la chambre au salon en passant par la cuisine et le garage, ainsi que les salles des restaurants, des bars ou des musées de la capitale et des bourgades de France et de Navarre.


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Stylo BiC

Parmi les indémodables : le Rubik’s Cube, la girafe Sophie, le stylo BiC, le tabouret diabolo tam-tam d’Henry Massonnet, le mange-disque… Il y en a tant d’autres : le skateboard et le canapé convertible. À part les jouets, ce sont les ados qui, finalement, raffolent des objets du passé. Car les couleurs pop plaisent à l’humeur. La mode des années 70’ avec ses tracés arrondis, se connecte à la génération Y. Les objets cultes, ou « iconiques » sont les témoins de nos générations. Inscrits dans l’inconscient collectif, ces objets dont l’influence esthétique caractérise nos sociétés, nous définissent en tant qu’être humain. « Un objet, un meuble va traverser les époques dès lors qu’il marque une sorte de rupture conventionnelle en se détachant des archétypes commerciaux. L’objet s’installe ainsi dans un référent populaire, signant à la fois une culture et une communauté » explique le bureau de tendances Nelly Rodi. À mi-chemin entre l’art et la science, à la croisée de l’utile et l’agréable, les objets cultes traduisent les envies design des uns, quand ils piquent la nostalgie de nos ainés. Car derrière l’histoire et le dessin, l’objet n’a pas toujours été culte. Le culte de l’objet naît d’un processus engagé par la communication. N’est pas culte qui veut !

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Chaise A – Tolix

Qu’est-ce qu’un style BiC sinon un stylo ? Et le Vespa, n’est-il pas seulement un scooter ? C’est pareil pour Sophie la girafe…fabriquée artisanalement depuis plus de 50 ans. Cette petite girafe en caoutchouc est l’exemple parfait. Sophie est venue bousculer le règne du chat, du chien et du cheval. À l’époque, l’enfant jouait avec des figurations d’animaux domestiques ou familiers issus du monde de la ferme. Et c’est tout ! Née alors Sophie la girafe, la première figuration exotique sur le marché du jouet pour bébé. La différence a payé, mais les mamans ne s’y trompent pas : Sophie n’est pas qu’une vulgaire girafe en caoutchouc. Sophie est l’alliée des premières poussées dentaires de bébé. Bébé ne pleure plus ! Et un bébé qui ne pleure plus (ou moins), c’est le rêve de toutes les mamans, non ? Ni une ni deux, les mamans se rencontrent au parc…ça discute au parc. On se rassure, on partage son expérience, on s’échange les bonnes idées ! Bref, ça s’appelle le « bouche à oreille ». Voilà comment Sophie la girafe est devenue culte ; du berceau de vos parents à celui de vos futurs enfants.

Le secret ? Le bon timing ! L’objet doit plaire, être utile, accessible… Sans cesse réinterprétés, ces objets visionnaires et universels sont devenus de véritables icônes. Ne cessant de répondre à nos besoins, améliorant ou facilitant notre quotidien, les objets cultes sont tout à la fois ; esthétiques, fonctionnels et techniques. Dotés parfois de considérations économiques, et de plus en plus de considérations environnementales, ces objets, dont nombreux ouvrages font l’éloge, sont « cultes » pour des motifs qui, souvent, échappent à la raison. Car en définitive, la recette miracle n’existe pas. Le phénomène est aléatoire, principalement soutenu par des paramètres subjectifs. Pourtant, de nos grands-parents à nos futurs petits-enfants, l’empathie pour ces objets là ne cessera d’exister. « Les objets sont des repères. L’avenir fait peur car on a l’impression d’être privé de liberté. D’ailleurs, on observe une certaine lâcheté créative d’où la tendance rétro ! On aime le côté usé des objets, on leurs demande d’avoir une âme, un passé, une histoire…. Le design est marqué par un retour aux « trente glorieuses », symboles de liberté et période de l’émergence et de l’âge d’or du design. Après les « trente piteuses », la tendance est au mix & match, à l’ethnique, au folklorique, au classique chic…et un certain goût pour l’expérimental. On est dans le remix, c’est dans ces années là que l’on a créée la notion d’iconique ou de culte ».

Moderniser pour satisfaire les générations futures, les objets, tout comme la mode, se font et se défont à l’aube des nouvelles tendances dans un cercle infini de créations.

 

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Tabouret Diabolo TamTam – Branex

Par Laurène Delion

 




 

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REPORTAGE : Monovolume

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 Bolzano, ou Bozen en allemand, est une ville italienne située au nord de la plaine du Pô, à quelques kilomètres de l’Autriche. Bolzano est une ville à vivre été comme hiver, entre paysages verdoyants et paysages enneigés. Un cadre parfait pour une villa blanche…

Cette villa blanche reçoit au pied des montagnes, en périphérie de la ville, deux logements d’habitation saisonnière. De taille réduite, l’étage profite d’une vue dégagée sur la montagne et sur Bolzano. Ce piédestal permet de créer un cocon intime, et blanc. Car le blanc est la couleur dominante de l’architecture et de la décoration. Très rafraîchissant, il supporte la sobriété attendue par les villas de vacances où se sentir bien le temps d’une saison est une composante du bien-être. La piscine est le petit plus, une oasis bleue offerte aux privilégiés installés en rez-de-jardin. Généreusement ouverte sur l’extérieur, et en deux façades, la villa invite la lumière à sublimer la moindre ligne dessinée par l’agence Monovolume.

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À l’intérieur, la lumière s’accroche à un mobilier minimaliste. Du gris au blanc en passant par le bois, les 190 m² ne manquent d’aucune harmonie. Un design de trois hommes Patrick Pedó, Juri Pobitzer et Konrad Rieper. Cette prétention minimaliste dévoile en réalité une multitude de détails, du tracé de l’escalier aux mélanges des matériaux jusqu’à la perfection des finitions. Le design intérieur est à la hauteur de l’architecture. Car au blanc s’ajoute la transparence et la légèreté. Cette délicate villa invite à se sentir bien.

Une isolation renforcée et de grands stores orientables, profitent à la qualité de vie qu’il fasse grand soleil, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Et entre les espaces jours et les espaces nuit, l’éclairage s’adapte pour créer de douces atmosphères. Facile à vivre, la villa dispose également d’un parking souterrain pour les véhicules. Protégeant des bruits, le sous-sol éloigne la villa de la route et du nord. Son toit profite ainsi à dessiner un nouvel espace extérieur pour l’étage. La toiture de l’étage reçoit quant à elle, et sans disgrâce, une installation photovoltaïque pour subvenir aux besoins de la maison et de ses habitants de passage. Beauté architecturale !

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Par Laurène Delion




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REPORTAGE : Paradise Valley

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Direction Paradise Valley en Arizona ! Déjà on rêve… Encore plus, avec cette superbe villa de plus de 430 m² qui embrasse le panorama. Visite guidée d’une oasis dorée entre cactus et carré bleu.

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À quelques kilomètres de Phoenix, Paradise Valley attire les touristes du monde entier, et les plus jolies maisons de l’ouest américain. C’est dans ce cadre exceptionnel et brut, que se trouve cette incroyable villa imaginée, construite et décorée par Mackos et Kendle Design. Au départ, une idée simple : habiter plus petit, plus facile et plus beaux. Plus petit c’est tout de même 430 m². Et plus facile, c’est vivre avec plus de confort dans de grands espaces, le jour comme la nuit. Véritable privilège, Paradise Valley s’offre en délicieux panorama.

C’est parce qu’elle s’accroche au versant de la colline que la villa profite d’une telle vue. Invité dans la villa, ce décor unique rencontre l’art et le mobilier sophistiqué des pièces de vie. Le volume est presque entièrement vitré. Aux abords, la grande terrasse couverte et la piscine au rectangle parfait, viennent étendre la cuisine, le salon et la salle à manger sur l’extérieur. Dans le prolongement, la façade distribue les pièces de nuit : les chambres et les salles de bains.

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Les ouvertures cadrent à merveille le paysage alentour. Et pour créer une ambiance chaleureuse, le bois habille les sols ou les plafonds en créant une discrète harmonie. Tout en douceur, les matériaux et le mobilier se joignent à la décoration. Les grandes toiles qui couvrent les murs en format XXL sont autant de touches colorées. Elles accompagnent les moments de détente et des repas, et guident la famille de pièce en pièce.

Car l’architecture intérieure raconte un mouvement, une promenade. L’œil se surprend à chercher le spectacle de la Valley Paradise. De bas en haut, de gauche à droit, c’est un amusement ; un ravissement architectural. À la nuit tombée, les flammes s’agitent en dansant langoureusement au creux de la cheminée, et derrière les reflets bleutés de la piscine, la villa s’illumine et s’offre à son tour à la vallée.

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Par Laurène Delion




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De l’usine au loft…

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Direction Milan, ses défilés de mode, sa vie nocturne, ses monuments et sa cuisine. Buratti + Battiston Architects nous emmène à Busto Arsizio, à 40km au nord de la capitale économique ditalienne, où une ancienne usine de textile des années 50 est rénovée pour accueillir une famille de quatre personnes, avide de grands espaces.



03Comment gérer l’espace surdimensionné tout en faisant entrer un maximum de lumière dans la maison ? Voilà le point de départ de la rénovation de ce bâtiment industriel. Avec des matériaux classiques et contemporains et toujours dans les tons blancs, cette maison de 630m² prend des allures de loft tendance. Du sol en béton poli jusqu’à la mezzanine perchée au-dessus du séjour, cette maison n’a rien de conventionnel et dissimule dans chaque pièce un élément atypique ou insolite.

09Et cette originalité est présente dès l’entrée. Des éléments rotatifs en ébène nous accueillent avec penderie, bibliothèque et miroir. Cette séparation avec le séjour nous laisse apercevoir toute la longueur de l’habitation à travers la lumière rouge acidulée de la cloison en résine de l’escalier. De l’autre côté de ces éléments, nous découvrons un grand salon blanc où trône un immense canapé familial dans un design sobre.

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Les murs blancs sont nus, et de larges ouvertures apportent la luminosité à la pièce. L’ambiance est zen, calme et reposante. Seul élément coloré, un puits de lumière multicolore qui vient inonder le salon. La façade du séjour donnant sur le patio est entièrement vitrée, ce qui permet à la famille de profiter de la luminosité et de la chaleur du soleil. Du mobilier simple et contemporain habille l’espace, toujours dans des tons blancs et neutres à l’exception d’un fauteuil rouge qui guide le regard à travers la pièce.

Le mur rayé dans le style de Paul Smith, le styliste préféré des propriétaires, vient séparer la salle à manger du reste du séjour. La cuisine se joint au séjour après une porte en verre vert laqué. Dans un style moderne et fonctionnel, l’îlot central permet à la famille de manger tranquillement, dos au soleil du patio. Cette cuisine toute en longueur vient se glisser derrière le patio et conduit à la suite parentale.

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Les grandes baies vitrées apportent de la luminosité au loft grâce au patio qui relie les pièces de vie entre elles. Il crée un espace de convivialité et maintien un lien intérieur/extérieur dans toute l’habitation. Il accueille une piscine entourée d’une grande terrasse en bois et nous emmène également vers l’espace bien-être du loft.

Un sauna et une salle de gym nous attendent de l’autre côté du patio pour un moment détente. La caractéristique design de cet espace ?

Un mur rouge qui attire l’œil et donne mouvement et rythme à la pièce, toujours ouverte sur le patio par de grandes baies vitrées coulissantes. La seule pièce qui ne communique pas directement avec le patio est la suite parentale. Cette coupure vient préserver l’intimité du couple, dans un design sobre et un ameublement minimaliste. La salle de bains est à l’image de cette ambiance neutre avec comme seul élément de décoration une bande en ardoise noire qui longe le mur jusqu’au dressing.

La hauteur sous plafond offerte dans le séjour a permis de créer une mezzanine au-dessus de l’entrée. Une « boîte », pour reprendre l’expression des architectes, donnant sur le salon par de grandes ouvertures, pouvant être fermées par des panneaux de bois coulissants. L’étage est décrit comme le « royaume des enfants » par les architectes.

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L’espace vient se scinder en deux pour offrir une intimité et une indépendance à chacun d’eux. Deux salles de bains trouvent leur place, l’une jaune et l’autre verte, ce qui en fait la particularité. Un balcon aménagé en bibliothèque permet de profiter de l’ensoleillement des baies vitrées du salon et vient illuminer l’étage.

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Texte : Charlotte Dron – Photo : Andrea Martiradonna