INTERVIEW : 727 Sailbags

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Comment développer la collecte de voiles ? Comment répondre à la demande croissante des clients tout en assurant la création et la confection ? La réponse : 727 Sailbags. Trois créateurs passionnés par la mer et férus de design parviennent à s’imposer sur le marché du design en voiles recyclées. Collectées, transformées, détournées…d’abord en sacs, en vêtements, et maintenant en lampe baladeuse, en corbeille, en cache-pot, en mobilier… Rien n’arrête leur imagination.

Un trio à la barre


Erwann/
Erwann/ Erwann/ Diplômé d’HEC et ancien consultant / Rejoint Jean-Baptiste en 2009
Jean-Baptiste/
Jean-Baptiste/ Vice-champion du monde de Hobie Cat 16 / Fondateur de 727Sailbags
Anna/
Anna/ Créatrice de la marque concurrente by Anna / Rejoint Jean-Baptiste et Erwan en 2009

 

Un logo

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727/ En référence à la voile du bateau familial dans laquelle, Jean-Baptiste a taillé ses premières créations : un plan FARR de 7,27 mètres.

SAILBAGS/ En français « le sac dans des voiles de bateaux »

Le triangle du recyclage/ Notre démarche s’inscrit dans une logique écologique ; donner une deuxième vie plutôt que jeter. Chaque flèche de ce triangle illustre une étape clé du processus de recyclage : naviguer, collecter, créer puis commercialiser. Et c’est un clin d’œil aux parcours « triangles » bien connus des régatiers !

Une philosophie

La philosophie qui a conduit à la création de 727Sailbags et qui accompagne la marque aujourd’hui ? Sublimer des voiles en fin de vie et les transformer en créations chics, uniques et écologiques pour prolonger l’histoire et le rêve.

Les voiles

Génois, gennakers, spis ou grand-voiles, toutes les voiles utilisées dans la confection des produits 727Sailbags sont des voiles recyclées. Elles proviennent de bateaux ayant sillonnées les mers du monde : bateaux de croisière ou machines de course, optimistes ou voiliers de légende. 50 000 m² de voiles ont été collectés en 2013. Les produits 727Sailbags sont fabriqués en France. Les créations sont cousues à la main par les couturières de l’atelier de Lorient. Et avec : une fiche d’authentification. Elles permettent de retracer l’histoire maritime de la voile utilisée. Sur quels océans le voilier a-t-il navigué ? Quelles courses a-t-il gagné ? Quel célèbre skipper en a tenu la barre ? …

Les matières

Dacron® : support pour tous les éléments de la gamme, du sac aux poufs en passant par les objets déco.

Carbone/Kevlar® / Mylar® : des voiles fibreuses au quadrillage spécifique qui donnent un aspect moderne aux créations.

Toiles de Spi : parfaites pour la confection de coussins et pour les empiècements de prêt-à-porter.

Des skippers recycleurs

Sam Davies, Michel Desjoyeaux, Vincent Riou, Nicolas Lunven, Jérémie Beyou, Yann Eliès, Jean-Pierre Dick, Alain Gautier, Marc Thiercelin, Armel Le Cléac’h…


Sac Voyage Carla

289,00 €

Par Laurène Delion




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Street Art : De la Rue à l’artistiquement reconnu

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De la Rue à l’artistiquement reconnu

Du trompe l’œil au new school en passant par le photoréalisme, le Street Art offre une incroyable déclinaison de styles, de couleurs et de techniques. Ce nouveau mouvement est une véritable bouffée d’air frais pour le monde de l’art qui, jusqu’à lors restait dans un certain classicisme, craignant de briser les codes et les conventions.

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La méconnaissance de cet art et sa constante association à la dégradation de lieux publics ont fortement entachés son image. Mais depuis quelques années, cette forme d’expression urbaine connait un regain d’intérêt. Pourquoi se contenter d’une simple feuille alors que la ville entière peut admirer nos chefs d’œuvres sur les surfaces publics ?

Diverses motivations pour ces artistes d’un nouveau genre, des surfaces illimitées, une nouvelle façon de s’exprimer, de régler leurs comptes avec la société ou encore de passer des messages percutants. Faisant donc de cet art une sorte de tribune libre ainsi qu’un moyen de communication très puissant car accessible à tous de par sa visibilité. D’autant que les « street artistes » se nourrissent d’une certaine excitation en raison du caractère « illégale » de cette expression.

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Quelques artistes font la fierté de cet art tel que Banksy qui lui, a su choqué et provoquer la société avec ses œuvres reflétant des faits sociaux dénoncés. Celui-ci fait partie des grands au même titre que Picasso, cependant nous ne connaissons pas sa véritable identité…



Les «  Street Artistes » nous offres chaque jours de magnifiques œuvres d’art grandeur nature qui font l’émerveillement des amateurs d’art et des passants. Ces personnes ont un incroyable talent et ne cesseront pas de nous faire plaisir quotidiennement avec leurs chefs d’œuvres. À vous de jouer, et d’ouvrir grands les yeux pour découvrir la ville de mille et une façon.

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Street Art en visite virtuelle : http://www.insituartfestival.fr/visite.html


Par Cynthia Fauconnier




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REPORTAGE : Loft Factory

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Cette ancienne usine de cacahuètes est devenue un exemple de réhabilitation. Fruit du travail et de l’imagination d’Adra Bataille, cette designer d’intérieur transforme l’espace en loft, véritable cocon de sa vie de famille.

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Le bâtiment dispose d’un volume qui appelle à la réflexion et provoque l’envie d’y imaginer un lieu à vivre. Cette ancienne usine de cacahuètes avait déjà été transformée en loft par le précédent acquéreur . Les nouveaux propriétaires ont décidé de détruire entièrement le loft afin de le transformer et d’y ajouter un niveau auparavant inexistant. C’est le challenge qu’a dû relever Adra Bataille, en charge du projet de réhabilitation de A à Z, de la composition des volumes à la décoration finale. L’objectif était clair : rendre le loft plus vivant, chaleureux et confortable en dynamisant et en offrant de nouvelles ambitions au grand volume d’origine. Base de réalisation de ce projet, le niveau supérieur habille et rythme l’ensemble du loft. Ce plateau fonctionnel a offert la surface nécessaire à la création d’une grande suite parentale et des chambres à coucher à l’opposé. Et un bureau au centre.

La chambre parentale est séparée du dressing et de la salle de bains par une cloison créée sur-mesure avec niches de rangements recto-verso. Dans cet espace parental, le blanc s’étend sur les murs, le sol et le mobilier pour offrir sa clarté. Le mur séparatif affiche une teinte gris taupe pour se démarquer. Ouverte mais dissimulée, la salle de bains est équipe d’une baignoire en îlot et d’un espace douche. Le mur en pavé de verre sépare la douche pour créer l’intimité nécessaire. Quand utilité et style s’associent, le résultat est garanti ! Des passerelles offrant de superbes vues de l’habitation permet de réunir les espaces.

En contrebas, le salon offre un espace chaleureux, empreint de convivialité. En signature, le rouge corail apporte la vie et la touche de couleur éclatante. L’habillage de la cheminée contemporaine en aluminium fait écho quand son feu fournit les tonalités rougeoyantes. Surélevées, la cuisine et la salle à manger surveillent l’espace de vie depuis un podium; un parti pris architectural et technique qui permet de dissocier les zones sans rupture visuelle. Avec ses façades laquées gris bleu cohérentes avec l’ambiance chromatique du loft, la cuisine s’affiche dans un esprit contemporain .

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Témoin du passé, la charpente métallique d’origine a été conservée, et apporte un certain cachet. Ses lignes métalliques poursuivent leur chemin jusque sur le patio, brouillant ainsi les frontières entre le dedans et le dehors. Entièrement vitré, cet espace extérieur devient le nouvel espace à vivre.

Chaleureux, ouvert sur lui-même et intime, ce loft est un exemple d’agencement maîtrisé et de modernité.

Par William Maury




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HOTEL : BelAmour

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Un séjour au paradis de l’amour

Alliant cadre merveilleux, décor somptueux, luxe et intimité romantique, la villa BelAmour du groupe EDEN ROCK, s’adresse aux couples désireux de vivre une grande passion dans un lieu inoubliable. Situé sur l’à-pic d’une des falaises de Saint Barthélémy, cette villa-hôtel offre une vue imprenable sur la Mer des Caraïbes et ses îles voisines.

Thibault Masson a eu l’idée de créer une villa dédiée à l’amour qui serait à la fois plus grande qu’une suite d’hôtel conventionnelle, plus luxueuse et plus intime que la majorité des villas présentes sur l’île. BelAmour propose ainsi un cadre idyllique et idéale pour passer une lune de miel, un anniversaire de mariage ou encore un séjour en amoureux tranquille.

La villa a été créée de façon à optimiser l’espace intérieur car les portes fenêtres encastrables dans les murs permettent de briser les frontières entre le dedans et le dehors.

Par ailleurs, la piscine de 12 mètres chauffée en bord de falaise, offre à nos amoureux une vue invraisemblable sur les couchés de soleil. Dans la piscine ou sur la terrasse, les hôtes vivent à l’abri de tout regard indiscret grâces aux hauts murs de la villa. BelAmour comporte également un master Suite qui associe une chambre en matériaux nobles avec une salle de bains, un dressing et un bureau. La douche est conçue pour deux et tout comme la piscine, elle offre une pleine vue sur l’océan. Les différentes nuances de peinture choisies et l’utilisation de bois pour les intérieurs et les extérieurs procurent une sensation de bien-être et de confort.

Et afin de proposer les meilleurs services, le propriétaire de la villa a fait appel au légendaire Hôtel Eden Rock, puisque sur commande, il sera possible de bénéficier de tous les services proposé par l’hôtel. En somme, ce petit havre de paix, d’amour et d’eau fraîche offre tous le nécessaire pour passer un séjour mémorable et remplit d’amour.

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Par Cynthia Fauconnier




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Trocante et dépôt-vente

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La tendance déco ! À l’heure du vintage où dialoguer rime avec twitter, il y a des tendances qui ont la vie dure, qui plaisent à mémé autant qu’à bébé. Terminé les journées TV/canapé/mal-sapé car désormais, le week-end : chiner sera votre nouvelle activité.

Les idées déco s’arrachent sur le web et entre copines. La mode du « Do It Yourself », et la crise passant par là, est venue perturber nos sessions shopping. Car, à moins de poser vos valises dans les appartements témoins chez IKEA, vos intérieurs ressemblent rarement aux pages déco des magazines. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer… Pour ça, faire flamber la CB vous savez ! Vous avez fini par comprendre que ce qui faisait le charme des ambiances déco des plus underground aux boudoirs enchantés. L’œil avisé des mordues de déco vous énervent ? Comme c’est malin d’avoir découpé cette chaise de bar pour en faire une étagère… Et cette valise, quelle bonne idée de l’avoir mise sur pied pour créer un bout de canapé ! Ne soyez pas en colère, remerciez-les plutôt d’avoir les idées et de vous donner envie, car pour le reste c’est à vous de jouer. Commencez par faire le tour du grenier de papy et mamy ! Et si vous n’y trouvez pas la perle rare, entrainez votre petite famille à la recherche de l’objet convoité. Inutile de chausser vos baskets terreuses, la chineuse est urbaine, branchée, lookée et ultra-connectée. Dès qu’un objet lui plaît, elle ne peut s’empêcher de l’imaginer dans sa déco, ou chez les autres. Car la chineuse est généreuse. Elle s’amuse des vieilles choses, elle touche à tout et s’émerveille. Ce qui lui plait ? Trouver LA bonne idée déco pour rendre les copines jalouses. Car il y a de quoi être fière : chiner c’est transformer. C’est vivre dans ses propres pages déco… Mêler les souvenirs de voyages aux réalisations créatives et aux reliques familiales, telle est la devise des « trocant’addicts ».

La chasse est ouverte.


lsd-13-trocante-brocante-laura (1)Portrait d’une chineuse compulsive
À bientôt 25 ans, Laura s’amuse à dénicher la perle rare. Cette bordelaise amoureuse des belles choses, traque le moindre objet du passé. Et à prix mini ! Elle est toujours à la recherche d’une idée déco pour donner du cachet à son nid douillet. Derrière son ordi ou en « BtoC », ce que Laura préfère c’est traîner dans les trocantes et les dépôt-ventes. Elle raconte quelques trésors…

Sa plus belle trouvaille
Ma plus belle trouvaille ? Un miroir tout en courbes, rehaussé d’une moulure en coquille. Abandonné sur un trottoir, sa patine dorée m’a fait de l’œil. Il était en parfait état. J’ai succombé. Je me suis trouvée au bon endroit, au bon moment. Car il faut parfois user de patience et de chance pour trouver la perle rare.

Aussitôt déniché, aussitôt accroché…dans ma chambre à coucher. J’adore les miroirs ! Ma folie : habiller un mur entier de miroirs de différentes formes, de différentes couleurs, et de styles et époques variés. Un patchwork grandeur nature. Je n’ai pas de tableaux chez moi…je n’aime pas ce côté impersonnel, vu et revu. Les miroirs que je chine ont une âme. J’aime l’idée que les miroirs voient défiler le temps qui passe. Pour moi, les tableaux ne servent qu’à combler, sinon insister sur les ambiances de notre décoration. Avec les miroirs, c’est différent : c’est le décor qui les sublime. Je ne compte plus les miroirs que j’ai à la maison, mon chéri vous dira que c’est la galerie des glaces !

Ses petits trucs et astuces
Je marche au coup de cœur. Je veux l’objet que je convoite : maintenant, un point c’est tout ! Et quand j’ai une idée en tête, tout le monde est mis à contribution. Dès le premier regard, j’imagine déjà ma nouvelle décoration. Je sais immédiatement si je vais customiser ou repeindre mes trouvailles

En ce moment, et depuis des mois, je suis à la recherche d’un tabouret de tapissier à restaurer pour créer une nouvelle assise. Il serait gris foncé, ou taupe avec une tissu dans les teintes… Je le cherche sur Le Bon Coin, dans les vides greniers, le dimanche matin à Saint-Michel (le quartier de Bordeaux où il fait bon chiner), dans les dépôts-ventes et jusque chez les antiquaires. Je passe des heures entières à surfer sur la toile…juste pour le plaisir. Je cherche pour moi, et pour les autres.

Ses créations inspirées
Et quand je cherche, ça m’inspire ! Comme tout le monde, j’ai eu ma période « palettes » & « tourets »… Table basse sur roulette, table de jardin sur pied…et bientôt le panier super design que ma boule de poil à déjà adopté. Ne reste plus qu’à choisir la peinture… Affaire à suivre.

Par Laurène Delion




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Phénomène cosplay

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Rien à voir avec Coldplay, le célèbre groupe de rock britannique ! Le Cosplay, c’est un mixte entre « costume » et « play ». Loisir pour les uns, passion dévorante pour les autres, le Cosplay est une pratique très courante au Japon. Et finalement, partout dans le monde. Le phénomène est né aux États-Unis par les fans inconditionnels de Star Trek et Star Wars. On a vu alors Spock, Captain Kirk, Yoda, Luke Skywalker et des dizaines de princesse Leia se jouer des coudes aux sorties ciné. L’idée ? Imiter son favori de la tête au pied. Les Cosplayers n’ont rien à envier à vos soirées déguisées d’anniversaire, ni à vos costumes d’Halloween. Avec eux, on monte d’un cran. Rien n’est laissé au hasard…c’est un monde à part. La ville de Nagoya au Japon rassemble chaque année, et depuis 2013, des milliers de Cosplayers. Et le Cosplay Championship récompense le meilleur binôme de Cosplay. Mais sans aller jusqu’au Japon, de nombreuses conventions sont organisées partout dans le monde, souvent à l’occasion de rendez-vous Manga, de Japan Tours ou de salons littéraires.


Pour en savoir plus : Rencontre avec Papa Cosplay

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– Qui se cache derrière “Papa Cosplay” ? Je n’ai crée ce nom qu’en septembre 2014, parce que la plupart des cosplayers avaient une page cosplay sur Facebook. C’était le meilleur moyen pour échanger des photos ou garder le contact avec des gens rencontrés pendant des conventions.

D’ailleurs je m’appelle P.A, mais quand j’ai voulu créer « P.A Cosplay » on m’a fait comprendre que ce n’était pas terrible. Et « Papa » a l’avantage d’être compréhensible dans toutes les langues!

– Qu’est-ce que le Cosplay ? J’espère que je ne vais pas me faire aligner par d’autres cosplayers, donc je vais préciser que c’est mon avis. D’ailleurs, j’y réfléchi encore parce qu’on me pose souvent la question et je n’avais jamais vraiment cherché à y répondre.

Le Cosplay, c’est se costumer (« déguiser » fait moins sérieux) en un personnage réel ou fictif. L’idée ? Recréer une tenue portée par le modèle avec accessoirement, perruque et maquillage pour une meilleure ressemblance. On peut chercher la ressemblance parfaite avec le modèle ou en faire une version interprétée. Je pense par exemple aux Cosplay de monstres/Pokémon/… où notre morphologie ne correspondra, apriori, jamais avec le modèle d’origine. Où avec les armures dans lesquelles il serait impossible de bouger si on devait les reproduire à l’identique ! Et comme les mascottes de Disney, on peut décider que l’armure suffit et que c’est plus confortable d’avoir son propre visage qu’un masque géant du personnage. Là, je pense à Buzz l’éclair avec une barbe…

Beaucoup ont l’air de penser que le cosplay vient du Japon, mais les Comic’Con et les conventions européenne regorge beaucoup plus de cosplayers. J’ai habité au Japon, je suis allez à une convention de manga, d’animé, et même au Tokyo Game Show, et je n’ai vu quasiment aucun cosplay. Ni même au fameux Harajuku le dimanche.

– D’où vient votre passion, votre envie de vous « costumer » ? Question difficile : j’aime ça, j’adore porter des armures. Mon dernier cosplay était d’ailleurs une armure portée par les joueurs d’un jeu vidéo.

Surtout, j’aime fabriquer des trucs ! J’aime aussi l’ambiance des salons de jeux vidéos ou des Comic’Con, on a plus l’impression de «participer» en se fondant dans le décor.

– Quel est votre univers favori ? Votre héro/héroïne ou votre personnage préféré ? J’aime beaucoup les Disney/Pixar/Dreamworks, mais je ne pense pas avoir d’univers favoris. Un de mes héros préféré c’est Buzz l’Éclair ! Mais sans parler de «héros», il y a de temps en temps des méchants qui sont vraiment géniaux, sans parler de leur charisme. Certains sont aussi complètement déjantés et ont pas mal de situations comiques avec le héros. Pour ça, j’adore l’infâme empereur Zurg (l’ennemie de Buzz) ou Izma (Kuzco – «À faire peur sans le faire exprès»). Mon préféré : le grand Hadès (Hercule) que je veux faire en cosplay dès que j’aurais trouvé un moyen de faire du faux feu !

– Combien de temps en moyenne mettez-vous pour fabriquer vos costumes ? Avec quoi ? En général, comme je veux être le plus détaillé possible, et que je ne participe qu’à quelques évènements dans l’année, je ne fais qu’un seul costume par an. Aussi parce que j’ai commencé quand j’étais étudiant, que j’ai changé plusieurs fois de ville ou de pays pendant mes études… Et un atelier ne se transporte pas facilement. Par manque de temps aussi. Depuis que je travaille, il me faut environ 5 mois pour fabriquer un costume et quelques mois pour les accessoires.

– Quel est le costume que vous aimeriez fabriquer ? La valise de Tony Stark dans IronMan 2 : le costume ultime qui se met et s’enlève en 2 secondes ! J’ai juste besoin de résoudre le problème de la matière qui sort de nulle part grâce à la 3D…

– Lorsque que vous incarnez un personnage, que ressentez-vous ? Quelles est la réaction des gens ? Je fais principalement des armures ou des cosplays imposants. Dans une armure, on ressent un certain sentiment de puissance (mais puisqu’on reste en mousse ou en plastique, on garde la tête froide.

Avec mon armure en cuir du Gronnstalker, je me souviens que les gens étaient souvent impressionnés, déjà par la taille de l’armure, ensuite par les yeux qui bougent. Mais les plus grosses réactions, c’est avec les costumes connus. Le simple fait de se balader en Buzz l’Éclair dans la rue (sur le chemin des conventions) fait klaxoner un grand nombre de voitures. Les gens crient «Vers l’Infini et au Delà».

Ça me fait plaisir de voir l’enthousiasme des gens et leur envie de prendre une photo avec moi (enfin… avec mon personnage, mais je suis caché dedans).

Et il y a les compatissants qui demandent souvent si on n’a pas trop chaud ou si ce n’est pas trop lourd.

– Peut-on parler de communauté pour parler des cosplayers ?
On peut effectivement parler de communauté. Mais pas dans le sens où les cosplayers se regroupent dans leur coin, seulement par besoin de classification. Quelqu’un qui n’a jamais fait de cosplay peut aller sur un forum dédié au cosplay, à la fabrication d’armure ou autre pour poser des questions, recevoir des conseils, partager des photos. Dès sont premier costume, il sera un «cosplayer» ! Il n’y a pas de pré-requis pour être un cosplayer.

– Comment devient-on un bon cosplayer ? On commence par se faire plaisir parce que sinon on n’aura jamais la motivation de bien finir un costume (car ça prends du temps, et de l’argent). Il faut faire quelque chose qui nous tient à cœur, et garder cette motivation jusqu’au bout. Et elle sera vite récompensée lorsque vous montrerez votre costume lors d’un évènement.

Par Laurène Delion




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Crazy Car : Cobra-mercer

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Style Rétro futuriste

Dans l’Amérique d’après guerre, on recherche des designs nouveaux plus en phase avec la modernité et le luxe du moment. Virgil Exner conçoit alors, en 1963, le concept car Cobra-Mercer.

1965-Mercer-Cobra-Roadster-6Construit de la même manière qu’un hotroad d’avant-guerre, ce concept car décoratif utilise le cuivre dans presque toutes les manières possibles. Le cuivre habille une grande partie de l’intérieur de la console centrale, panneaux de porte, les rebords aux dossiers de sièges.

1965-Mercer-Cobra-Roadster-02Pour l’extérieur, la conception de Exner souligne le long capot et l’habitacle repoussé avec de longues ailes avant. Les ailes arrières sont complétées par des garde-boues séparés et un long pont arrière conique. Les feux arrières sont encastrés dans les tunnels en laiton intégrés aux gardes-boues.

1965-Mercer-Cobra-Roadster-1Les phares avant, eux, sont montés sur des pivots où ils flirtent avec les côtés du nez lorsqu’ils ne sont pas allumés. 

1965_Mercer_Cobra_Roadster_by_Virgil_Exner_05Non seulement la Mercer-Cobra Roadster est une pièce importante de l’histoire du design automobile, mais aussi une œuvre rare de l’un des grands concepteurs automobiles du 20ème siècle.

Par Maxime Simonin




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BATTLEFOOD : l’œuf

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#Nicolas Magie

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Embrassant Bordeaux et son fleuve, le Saint-James, dessiné par l’architecte Jean Nouvel, s’élève au cœur du village de Bouliac. Derrière les fourneaux du restaurant gastronomique, Nicolas Magie, 4ème de sa génération en cuisine,imagine et compose de nouvelles recettes au grès de ses humeurs et des saisons. En 2006, ce gastronome dans l’âme au sourire bienveillant, alors chef étoilé de La Cape à Cenon, initie la Performance gourmande speed food. Il s’entoure de chefs de la région, des amis, pour proposer avec le soutien de la ville, un évènement où gastronomie rime avec partage, solidarité, bénévolat et convivialité. Parmi les thématiques : l’œuf !

La recette : Œuf dur au plat (mayonnaise de fourme d’Ambert, pomme verte acidulée et noix du Périgord)

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©Gaëlle Hamalian Testud

Ingrédients pour 10 personnes :
16 œufs – 100g de fourme d’Ambert – 20g de crème liquide – 1 pomme verte – 20g de noix – Vinaigrette de pomme – Huile d’olive – Sel et piment d’Espelette

Préparation :
Séparez les blancs des jaunes d’œuf.
Faites cuire les blancs (88°) à plat sur une plaque légèrement beurrée oendant 10 min. et laissez refroidir.
Coupez les blancs cuits en bandes de 6 cm.
Faites cuire les jaunes d’œuf à part.
Mélangez la fourme d’Ambert et la crème liquide, puis, à l’aide d’une poche à douche, déposez sur les bandes de blancs.
Roulez comme un cannelloni.

Finition et dressage :
Dressez avec les jaunes d’œufs, la pomme verte et la noix.


 


#Frédéric Lafon

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Sophie et Frédéric Lafon partagent l’amour de la cuisine. Et l’amour avec un grand A. Après quelques saisons dans des établissements haut de gamme, de Margaux à Courchevel, ils s’installent à Bordeaux au cœur du quartier des Chartrons avant de reprendre le restaurant l’Oiseau Bleu ; un doux nom voyageur. Comptant parmi les bonnes tables de la région, l’Oiseau Bleu s’amuse à régaler une clientèle ouverte à une gastronomie créative made in Sud-Ouest. Membre de l’association des AFAMES, ils rejoignent l’aventure Speed Food en 2008, entre amis gourmands et gourmets.

La recette : Œuf plat

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©Gaëlle Hamalian Testud

Ingrédients pour 6 personnes :
6 œufs – Parmesan – 200g de fond blanc (bouillon) – Agar Agar – 10 piquillos – 1 cuillère à soupe de miel – 2 cuillères à soupe de vinaigre blanc ou citron – 1 pincée de piment d’Espelette – Gomme Xantane – Pain de mie – Huile d’olive – Magret fumé

Préparation :
Faites cuire les œufs 7/8 minutes (mollets). Refroidissez.
Épluchez-les. Séparez les blancs des jaunes.
Mélangez le fond blanc avec les blancs, le parmesan, l’agar-agar (préalablement chauffé avec le fond blanc). Moulez le tout dans un petit moule.
Faites le ketchup basque : Mixez les piquillos, le miel, le vinaigre, le piment et la gomme xantane. Passez au chinois. Taillez finement le magret fumé et séchez-le au four à 60° pendant 3h. Taillez des bâtonnets dans le pain de mie. Toastez-les. Mélangez et passez les jaunes au chinois, puis introduisez-les dans un tube.

Finition et dressage :
Faites un tour à l’aide d’une cuillère parisienne dans le blanc d’œuf pour y déposer le ketchup basque à la place du jaune. Disposez les toasts et le tube.



>> En savoir plus sur la Performance Gourmande speed food

Par Laurène Delion




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