Shopping : Miroir mon beau miroir

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Bolet
Bolet Reine Mère

Bolet by Reine Mère

Un dernier coup de d'œil avec Bolet by Reine Mère. Design : Maxime Abela - Made in France. [Dim. petit modèle : P87mm, diamètre 66mm / Dim. grand modèle : P98mm, diamètre 66mm - 26,50€]
Éon
Éon Maisonnée

Éon by Maisonnée

Décor ou miroir, Éon emprunte les écailles de l'armure du Chevalier qui porte son nom. Et ses couleurs s’inspirent de la ramure d’oiseaux, touraco, martin-pêcheur, francolin... Design by Audrey Belin - Collection Maisonnée [285€]
Convexe
Convexe Ochre

Convexe by Ochre

Miroir ou fenêtre sur le monde ? Tout un mystère avec "convexe" by Ochre. [Dim. : à partir de 80cm de diamètre x H10cm - À partir de 4703,40€]
Ice Cream Mirror
Ice Cream Mirror EO

Ice Cream Mirror by EO

La gourmandise avec l'Ice Cream Mirror by EO. Design : Tor Servé & Nicole Vitner Servé. [Dim. H57xL22cm - 160€]
Modeste
Modeste Hartô design

Modeste by Hartô design

À la fois miroir, porte-manteau et vide-poche, Modeste se prête au jeu du meuble d’appoint. Disponible en sorbet fraise, jaune citron ou vert pastel. Design : Pauline Gilain & Pierre-F Dubois. [Dim. : L45xH77,5cm - 260€]
Conservatoire
Conservatoire Maison du Monde

Conservatoire by Maison du Monde

Les moulures toujours au goût du jour avec "Conservatoire", un miroir en résine doré by Maison du Monde. À poser au sol ou sur une cheminée. [Dim. : H153xL85cm - 279,90€]
Vizcaya
Vizcaya Hamilton Conte Paris

Vizcaya by Hamilton Conte Paris

Vizcaya, le miroir graphique by Hamilton Conte Paris. Peinture dorée sur bois massif. [Dim. : 80x80 cm - 832€]
Edge
Edge EPI Luminaires

Edge by EPI Luminaires

Objet lumineux ! Miroir Edge en résine blanche by EPI Luminaires. [Dim. : 93x150cm - 666€]
Obel
Obel Bonaldo

Obel by Bonaldo

Légèrement incliné et à la forme trapézoïdale, OBEL repose sur une fine structure en bois. Structure disponible en bois laqué opaque blanc, noyer, frêne naturel ou brossé gris anthracite. Design : Roberto Paoli [Dim. : H188xL75xP10 à 20 cm - 1070€]
Prestige
Prestige super-ette

Prestige by super-ette

« Telle un illusionniste, le "Prestige" va tromper votre perception en utilisant le ‹truc› de l’anamorphose : de face, c’est un miroir circulaire classique, mais déplacez vous un peu et il révèle une deuxième fonction, un pli de bois, support pour déposer vos petits objets ». Design : Fanny Dora. [490€]

Par Laurène Delion




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Interview : Sang Pil BAE

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Sang Pil BAE est un designer atypique et consciencieux. Ce passionné d’éclairage et de mécanique imagine des luminaires des temps modernes : Chimera Watts. Inspirée du pur style industriel, la marque s’article autour de trois concepts complémentaires : créations / reconstruction / Collection. De Séoul, à New York, Sang Pil pose aujourd’hui ses valises près du Creusot, au cœur du bassin historique de la métallurgie… Avec un rêve en tête : le Made in France.

Sang Pil, d’où venez-vous ? Qui êtes-vous ?
Je suis né à Séoul. Mes parents m’ont envoyé à 14 ans, poursuivre ma scolarité à New York. J’ai eu plusieurs métiers : œnologue, acteur, peintre, entrepreneur… Puis, j’ai décidé de maîtriser une discipline : la lumière.

D’où viennent vos envies de design ?
J’ai toujours été designer. Tout petit, je transformais les objets pour obtenir le design que j’aimais. Par exemple, si la couleur de mes chaussures ne me plaisait pas, je les repeignais. Lorsque j’ai été responsable du design de mon bar à vin à New York, j’ai travaillé sur l’éclairage. À l’époque, je collectionnais déjà depuis longtemps des objets en métal ancien !

Parlez-moi de vos passions…
J’ai toujours été fasciné par la mécanique, au sens large du terme. J’ai à plusieurs reprises démonté la radio de mon père. Une fois, j’ai même voulu savoir comment la télévision fonctionnait, et je l’ai également détruite ! Pas besoin de vous dire que cela m’a attiré de sérieux ennuis…

Mon autre fascination était celle des insectes. Mon rêve d’enfant était de devenir entomologiste. Ce qui me plaisait le plus c’était la mécanique de leur corps – comment de si petits insectes pouvaient supporter de lourdes charges et bouger leurs membres de façon si précise ?

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Que pensez-vous du grand retour du design industriel ?
Après le rejet du design « tout plastique » des années 50’ et 60’, je pense que le cours normal des choses était de revenir à l’essentiel. Le côté lourd et sombre de l’acier donne, d’une certaine manière, aux gens un sentiment de sécurité et de solidité.

Après le design minimaliste des années 90’, je crois que les designers ont eu besoin de nouvelles inspirations. Et donc, ils sont allés puiser aux sources les plus élémentaires : le style industriel. Ralph Lauren a créé une lampe qui était une copie de Woodward des années 30’. La Restoration Hardware a copié les lampes Buquet des années 20’, et OC White de 1900. La liste est longue. Un grand sujet de débat sévit toujours aux États-Unis dans le monde des collectionneurs d’objets industriels : d’un point de vue moral, ces grandes entreprises ont-elles le droit de s’approprier le design volé à des ingénieurs inconnus qui menaient des recherches sur la fonctionnalité ? Il y a des décennies Walter Gropious le savait déjà, et c’est ainsi que la fonction est devenue forme.

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Comment abordez-vous l’Objet avant de le transformer ?
Je commence toujours avec humour, il y a des tas de choses du quotidien que l’on ne regarde plus parce qu’elles sont simplement utilitaires. Ce qui est drôle, c’est de penser différemment, de détourner le cours des choses, de leur donner une autre fonction, comme l’éclairage. Ainsi nous réalisons que nous sommes entourés chaque jour d’objets extraordinaires. Je fais attention de ne pas tomber dans le kitch et de coller le plus possible à la fonction de l’objet.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
Partout. Tenez, par exemple, je viens de dessiner la série ‘’Amsterdam’’ en regardant un pont à Séoul ! La série ‘’Brooklyn’’, en revanche, vient du pont de Brooklyn. La fonction reste la fonction. La forme, quant à elle, peut avoir différentes utilisations.

Vous détournez les objets du quotidien, vous transformer une lampe à poser en suspension… le design n’a-t-il aucune limite ?
Une de mes citations préférées est celle inspirée de Gropius : « les spécialistes sont des personnes qui répètent toujours les mêmes erreurs. Pensez en dehors du cadre, parce que le cadre vous limite ».

Peut-on parler de « design responsable » pour qualifier votre travail ?
Le thème de l’exposition de Séoul en septembre dernier au aA Design Museum, était “longévité programmée”. Mon Iphone est mort après 3 ans. Ma première lampe Ikea s’est cassée après 1 mois. Ma première lampe OC white fonctionne parfaitement depuis 1900.

Je comprends que les dirigeants des entreprises aient besoin de nourrir leurs enfants, mais étant père moi-même de 3 enfants, je ne peux pas imaginer la quantité de détritus à laquelle ils vont devoir faire face quand ils auront mon âge. J’espère que mes clients pourront transmettre mes lampes à leurs petits-enfants. C’est ma responsabilité en tant que designer.

De la Corée du Sud à la Bourgogne en passant par New York où vous avez vécu pendant 25 ans, pourquoi avez-vous choisi de faire du « made in France » ?
Les coréens et les américains ont une image romanesque de la France. Je vais vous livrer un secret de New Yorkais : les français qui vivent à NYC passent pour être les personnes les plus aventureuses qui soient. Ils pourraient ouvrir des bars dans un ghetto de Brooklyn, ces lieux deviendraient très vite très réputés. Plus tard, j’ai compris qu’ils avaient quitté la France pour pouvoir réaliser leur projet.

La Marque “Made in France” est prestigieuse. Je me suis installé près du Creusot, bassin historique de la métallurgie en France. Mon projet est de réunir les différents métiers de la métallurgie dans un atelier pour créer, concevoir et fabriquer des luminaires. Ce savoir-faire est hélas en voie d’extinction. J’espère trouver des artisans pour m’accompagner dans cette démarche et permettre à ce savoir-faire de perdurer. Ainsi mes luminaires pourront être entièrement « made in France ».

Je déplore cependant que l’administration française soit trop lourde, elle n’aide pas les jeunes entrepreneurs à s’installer en France.

Que vous réserve cette nouvelle année ?
J’espère de bonnes surprises ! Mon objectif est de commercialiser les luminaires Chimera Watts en Angleterre et en Europe du Nord. Pour cela, j’ai besoin de trouver des agents dans le nord de l’Europe. À bon entendeur !


Questionnaire de Proust :

Votre matière favorite ?
Votre matière favorite ? Le cuivre

Votre matière favorite ? Le cuivre

Votre saison favorite ?
Votre saison favorite ? L’automne

Votre saison favorite ? L’automne

Votre couleur préférée ?
Votre couleur préférée ? Le vert

Votre couleur préférée ? Le vert

Votre œuvre d’art préféré ?
Votre œuvre d’art préféré ? Les peintures de Salvador Dali

Votre œuvre d’art préféré ? Les peintures de Salvador Dali

Votre citation favorite ?
Votre citation favorite ? Il faut prendre le pouvoir, il n’est jamais donné. (Aide-toi, toi-même)

Votre citation favorite ? Il faut prendre le pouvoir, il n’est jamais donné. (Aide-toi, toi-même)

Votre objet préféré ?
Votre objet préféré ? Les sphères métalliques. Et les montres.

Votre objet préféré ? Les sphères métalliques. Et les montres.

Votre héros favori ?
Votre héros favori ? Walter Gropius et Iron man

Votre héros favori ? Walter Gropius et Iron man

Votre lecture préférée ?
Votre lecture préférée ? Les livres de Carl Segan

Votre lecture préférée ? Les livres de Carl Segan


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Par Laurène Delion




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Dossier : Balcon et Compost

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Lubie BOBO ou modèle écolo ?

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Le compostage, c’est quoi ? C’est transformer les déchets organiques en une sorte de terreau 100% naturel. Composter c’est recycler. Et le recyclage c’est écolo…mais sur un balcon, l’idée semble un peu BOBO. Pourtant, « balcon » et « compost » n’ont rien d’incompatible.

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C’est même une excellente idée pour réduire ses déchets et agir à son niveau pour la planète. Inutile d’en faire un statut facebook, ni de faire un selfie avec votre bac à composter. Car là OK, ça devient ridicule. En revanche, lors d’une soirée, vous êtes autorisez à frimer. Parce que vous en connaissez beaucoup dans l’immeuble qui font du compost sur leur balcon ? Vous en connaissez beaucoup qui peuvent se vanter d’avoir de jolies plantes bien nourries ? En effet, le compost est un excellent fertilisant. Il remplace les engrais minéraux, il absorbe et retient l’eau. Évidement, sur un balcon : ça ne sert à rien d’autre…sauf à réduire ses déchets, vous l’avez bien compris.

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Franchement, ça mérite de tentez le coup. C’est facile et pas cher. Et contrairement aux idées reçues, le compost ne pue pas. On se renseigne avant sur les choses à mettre, et celle à ne surtout pas mettre pour éviter les mauvaises surprises.

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Certains s’amuseront à fabriquer leur propre composteur avec une caisse en plastique opaque ou des planches de bois, et quelques trous. D’autres iront directement en jardinerie à la conquête d’un composteur spécial balcon : un lombricompost ou un vermicompost. Et les vers seront vos amis. On compte 500g de vers pour un couple, et le triple pour une famille de quatre personnes. Ce n’est pas très ragoutant, et ce sera une épreuve pour certain(es) à l’achat mais après vous ne les verrez même plus.

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Pour être heureux, vos nouveaux amis auront toutefois besoin d’un confort minimum : une litière constituée de matières riches en carbones, du terreau, une poignet de sable, un peu d’eau pour humidifier et quelques déchets organiques. Attendez quinze jours avant de leur offrir vos déchets, et seulement 2 à 3 fois par semaine. On estime à 30% la quantité de déchets ménagers recyclés. C’est 300 kg/an par foyer. Avec ce système, vous allez pouvoir récupérer du lombricompost et du « thé de vers ». Le « thé de vers » est un liquide chargé de nutriment à diluer dans dix fois son volume d’eau pour nourrir vos végétaux.

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Le lombricompostage : modèle BOBO écolo !


 De l’appartement au balcon, je composte quoi ?

 

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  • Les déchets de légumes
  • Les pelures de fruits et de légumes
  • Les épluchures de pomme de terre
  • Les plantes en fin de vie
  • La litière et les excréments de vos petits animaux herbivores et grainivores
  • Les restes des repas (sans viande, sans poisson, ni graisse)
  • Le thé, le café (avec les sachets et les filtres)
  • Les coquilles
  • Le papier, les journaux, le carton, la papier essuie-tout mouillé
  • Les tissus naturels

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lsd-mag-numero-12-composte-3Par Laurène Delion




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Reportage : House P – Allemagne

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« P » comme Philipp. « Philipp » comme « Philipp Architekten »… Et « House P » pour mettre un nom sur cette contemporaine « Glass & White ». La villa est située sur les hauteurs d’une petite montagne d’Allemagne du Sud, à Waldenburg.

La villa surplombe la vallée de Waldenburg. Les grands arbres de la propriété de 800 m² encadrent naturellement ce large panorama. Ils délimitent les contours et freinent les lignes élancées de la villa. Car c’est une villa sans courbe, une villa ultra contemporaine que dessine l’agence Philipp Architekten. Le toit est plat, les murs sont blancs, les lignes se rencontrent…

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House P n’est pas un cube parfait. L’étage déborde, le rez-de-chaussée creuse, le garage déforme et la terrasse entoure. Les perceptions sont confuses ; intéressantes. Le blanc accompagne le mouvement. Il est la modernité, la fraîcheur, le luxe, le calme. Et il y a l’incroyable transparence. Elle supporte l’intime tout en se préservant. Côté rue, le garage empêche les regards et l’arbre censure la vue.

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À l’intérieur, tout est lumineux. Tout est privé. Car Philipp Architekten imagine une boite en bois. C’est la cuisine. Dans le prolongement de la table à manger, elle s’impose au cœur du séjour. Ni ouverte, ni fermée, on la traverse ou on la contourne. L’escalier trouve sa naissance dans son profil.

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Au-dessus, les quatre chambres d’enfants partagent une salle de bains. Devant, le large couloir transforme sa longueur en espace de jeux et de rangement. Le mobilier intègre autant l’architecture que la décoration. L’idée de la boite en bois réapparaît dans la suite parentale.

De bas en haut, l’orme et le chêne structurent l’aménagement intérieur tout en apportant les effets « déco » et « bien-être » attendus des grandes contemporaines « Glass & White ».

Par Laurène Delion




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Dossier – Couleur et Architecture

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Retour sur…

Rencontre avec Marie-Pierre Servantie, chromo-architecte® DPLG (agence Architecture Couleur), Présidente de l’association « Académie de la couleur » et auteur du livre « Chromo-architecture » (2007, Alternatives) sur le dos duquel on peut lire « l’architecture a largement oublié la couleur »…

Des orangés délavés aux verts kaki en passant par des bruns peu lumineux, c’était les couleurs «in» des barres HLM des années 70’. Mal inspiré en suivant le « Bauhaus », on a longtemps cru que mettre en couleur ces hauts blocs en béton les rendraient moins austères, moins inhumains, plus modernes. Les couleurs fades aux formes grossières et géométriques et sans considérations globales, ont vite lassé, ne faisant que renforcer la stigmatisation autours des logements sociaux.

« La couleur a été rejeté, au moment où elle pouvait faire une entrée fracassante et intelligente. Les promoteurs, les industriels et la population ont dit « on veut du bon chic bon genre, on veut des tons pierres et des tons neutres ». Mal utilisée, la couleur a finalement laissé place aux constructions en béton brute, acier, verre et galva. Résultat, « on a baigné pendant 20 ans, des années 80 au années 2000, dans du gris aseptisé ». Le ras-le-bol s’est fait sentir, « on a eu un besoin de couleur, c’est physiologique. La couleur à un impact psychologique et émotionnelle. C’est une énergie, elle vient de la lumière».

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Prudents, les architectes ont commencé par mettre des touches de blanc, de noir et après des touches de couleurs. Au début des années 2000, la couleur en architecture est utilisée avec parcimonie alors qu’aujourd’hui certains architectes se lâchent et « osent le multicolore ». Un vrai métier. Marie-Pierre Servantie est l’une des rares à combiner architecture et couleur en environnement. Elle s’est passionnée pour la couleur en première année d’architecture. Mais à l’époque, au début des années 80, le cours, ne remportant pas assez de succès, sera finalement abandonné. « En cinq ans, la couleur n’a plus jamais été abordée, j’ai donc décidé de me former et j’ai obtenu le premier diplôme sur le thème : Couleur dans l’environnement architectural à l’école de Bordeaux. À ma connaissance, c’était le premier et le dernier, car aujourd’hui, la couleur telle que je la conçois n’est pas enseignée ».

Depuis 2008, Marie-Pierre Servantie est à la tête de l’agence bordelaise Architecture Couleur. Elle se revendique, sans prétention aucune, chromo-architecte®. « Vivre de la couleur est difficile. Il faut réaliser de nombreux projets, j’ai donc débuté en ouvrant mon cabinet d’architecte et puis je me suis lancée ». De la construction neuve à la rénovation, principalement pour des bâtiments recevant du public, Marie-Pierre Servantie joue sur différentes intensités pour mettre en couleur les bâtiments, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. « La couleur est mon outils de travail, je l’exprime comme un matériau. L’utilisation de la couleur n’est pas subjective, elle est au contraire, très objective, très cartésienne aussi ».

 

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Car si aujourd’hui de plus en plus d’architectes travaillent la couleur, trop s’arrêtent à leurs propres goûts. Pour mettre l’architecture en couleur, il convient d’analyser et d’observer. « On ne met pas des couleurs au hasard, il faut tenir compte des goûts du clients bien sûr, mais aussi des palettes de couleurs autorisées pour les revêtements, de la lumière et la situation du projet dans son environnement et dans son usage. Une couleur ne vit pas seule, elle évolue dans un contexte ». Au-delà de son aspect esthétique, la couleur sert à créer une unité visuelle. « La mise en couleur par la peinture donne la liberté et le lien aux matériaux utilisés ». Son travail consiste à favoriser le confort visuel, « quand on arrive à contenter l’œil d’un public, on fait de l’universel ». Alors n’allait pas demander à Marie-Pierre Servantie quelles sont les couleurs de demain… « Ça me fait hérisser le poil. L’architecture n’est pas un marché, on n’est pas des vendeurs de moquettes. Il n’y a pas de mode en architecture, on construit pour des décennies, si ce n’est pour des siècles. Sinon ce serait mercantile, on devrait repeindre tous les deux ans pour s’adapter, imaginez… La mode c’est du marketing » s’esclaffe-t-elle ! « Je ne peux donc pas vous dire que la couleur de demain sera le rouge ou le bleu, ça n’a pas de sens. En revanche, il y a des tendances pour l’aménagement intérieur qui sont données par des grands maîtres. Cela amènent de nouvelles idées, après on s’en inspire » relativise-t-elle.

Travailler la couleur en architecture est un métier d’avenir, « être coloriste est un métier à part entière qu’il va falloir développer car l’utilisation de la couleur est de plus en plus demandée dans les appels d’offres ou les concours. Car si on commence à utiliser la couleur sans la comprendre, la couleur part à la catastrophe » s’inquiète Marie-Pierre Servantie. « Il n’y a pas de vilaines couleurs, il n’y a que de mauvaises harmonies » conclut-elle.

Par Laurène Delion




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Reportage : Contempory Home

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Un véritable écrin de bois qui nous laisse découvrir une oasis de fraîcheur. Avec cette villa, l’agence Roth Architecture cultivent les rêves et les aspirations.

Sydney, ville portuaire et capitale de la Nouvelle-Galles du Sud en Australie, l’opéra, les plages blanches idylliques, sa baie magnifique et ses falaises spectaculaires… Un décor de carte postale pour tous les voyageurs. C’est sur la rive nord qu’une famille pose ses valises ; dans une villa aussi classique que contemporaine.

Dans le bush australien, une villa confortable et design, à l’architecture à la fois traditionnelle et contemporaine.
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Seule touche de couleur du séjour : le tapis bleu qui le délimite de l’espace repas/cuisine.

La visite démarre par un jardin luxuriant qui protège la maison de la rue. Aux pieds de quelques marches en béton, l’entrée se fait par une grande porte en bois australien. Nous découvrons alors deux espaces. Côté nord, les pièces à vivre nous plonge directement dans une ambiance apaisante, détente et bien-être. Séjour, salle à manger et cuisine trouvent leur place dans un grand espace au style neutre, totalement ouvert sur l’extérieur par de grandes baies vitrées qui laissent entrer la lumière. Les sols en béton ciré et la clarté des pièces créent une énergie unique et augmentent les volumes. Le blanc domine la pièce et le bois vient contraster en apportant chaleur et convivialité. L’espace à vivre est confortable, agréable et cosy, il appelle à la détente et au plaisir d’une vie sereine.

Côté sud, donnant sur le jardin, on trouve une buanderie et un salon TV. De manière plus intime, ce salon invite à des heures de farniente avec un home cinema et des canapés moelleux. Un grand escalier revêtu de bois australien nous conduit à l’étage. Quatre chambre et une salle de bains familiale se répartissent l’espace dont deux suites avec dressing et salles de bains. Les deux chambres côté sud apportent une intimité aux occupants alors que les deux suites au nord s’ouvrent sur un balcon donnant une vue agréable sur la terrasse et la piscine ensoleillée du rez-de-chaussée. Cette villa a été pensée selon les architectes comme une expérience. Une fois toutes les pièces intérieures découvertes, nous arrivons à la terrasse en bois, véritable oasis de la maison. La circulation a été réalisée comme un passage de la vie urbaine à la vie reposante et calme qu’offre la terrasse avec sa grande piscine, idéalement orientée.

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Côté extérieur, l’architecture classique se voit complétée par des touches plus modernes apportés par un bardage et des menuiseries en bois. Le mélange de matériaux industriels à la nature crée un jeu de textures aux couleurs en accord avec l’environnement. Les briques australiennes restaurent l’architecture traditionnellement locale, avec un petit plus moderne qui la rend unique.

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Par Charlotte Dron




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Reportage : French Touch à Rio

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Le sable, la mer bleue, le soleil et l’ambiance brésil… Le cabinet d’architecture et de design House In Rio nous dévoilent un loft luxueux à la vue spectaculaire sur la plage de Copa Cabana !

Embarquement pour Rio de Janeiro, la Ville Merveilleuse, accompagné de l’architecte français Jean-Luc Boucharenc où un appartement de 540m² à la vue imprenable sur Copa Cabana nous attend. Le cabinet brésilien d’architecture et de design House In Rio rénove, en 2007, un bâtiment datant des années 50 dans un style minimaliste et chaleureux grâce à des matériaux naturels. Trois chambres, trois salles de bains, un sauna et un séjour de 220m² totalement ouvert, forment un bâtiment exceptionnel sur 16 piliers qui offrent de la hauteur aux pièces de vie. Une vue à couper le souffle sur une des plages les plus célèbres du monde habille l’intérieur de cet appartement. En effet, avec 16m de fenêtres dans le séjour et du sol au plafond, il est reconnu comme un des plus beaux bâtiments de la ville par le marché immobilier de Rio.

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Ce bâtiment idéalement situé représente l’âge d’or de Rio de Janeiro : les années 50.

Les matériaux naturels sont privilégiés pour adopter un style minimaliste et un look original dans une ambiance loft, vacances et plage. Le ciment ciré pour le sol et les murs plonge l’appartement dans une atmosphère sobre et moderne. La décoration intérieure reste elle aussi dans un style naturel avec du bois brésilien, des feuilles de bananier, du sisal, du jonc de mer et bien d’autres matériaux ; le mobilier est réalisé en grande partie par Jean-Luc Boucharenc. Comme cette chaise longue en lianes séchées et feuilles de bananier tressées, une pièce unique réalisée exclusivement pour ce loft et dans laquelle la relaxation se fait face à la mer. L’absence de cloisons dans le séjour permet une circulation fluide entre les espaces.

La démesure des espaces permet aux habitants de profiter de plusieurs salons : vue sur la plage de Copa Cabana installé sur des poufs originaux ou bien dans de confortables canapés qui aspirent à la convivialité, toutes les ambiances sont présentes. Des panneaux de bois coulissants viennent séparer le séjour du reste de l’appartement, permettant ainsi de moduler les espaces à la convenance des occupants. Le mobilier est réalisé sur mesure pour s’adapter parfaitement aux dimensions extravagantes du loft, « des meubles standards auraient été perdu dans l’espace » ajoute Jean-Luc Boucharenc.

”L’appartement

La partie nuit reste dans la même ambiance que les pièces de vie de l’appartement. Pour passer des vacances détente, l’architecte cultive un style classique, naturel et épuré qui aspire au bien-être. De grandes ouvertures sont présentes pour maintenir un lien fort avec le paysage environnant. Les chambres sont agrémentées de grands miroirs qui exploitent l’espace et la luminosité au maximum ainsi que des plantes vertes pour correspondre au style naturel de l’appartement. L’espace a été pensé en fonction de l’extérieur, qui fait la décoration et l’âme de l’appartement.

Par Charlotte Dron




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Interview : Rudy Ricciotti

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Rudy Ricciotti, génial orchidoclaste* !

[*Orchidoclaste : terme élégant pour : « casse-couille »]

On dit de lui qu’il est l’un des protagonistes les plus intéressants de l’architecture contemporaine. Encore faut-il arriver à passer le cap du choc que provoque sa découverte. Car Rudy Ricciotti se présente comme un homme au charisme indéniable certes, mais en provocateur. Sa nature d’homme du sud né en Algérie d’un père italien et nourri au soleil de Méditerranée, n’explique pas tout ; son « physique de latin », associé à un accent d’homme du sud, interroge…

Ce dont on ne peut, pourtant, douter, c’est que cet aventurier de la pensée accroché à sa terre ensoleillée, est un grand monsieur, un architecte magnifique. Sa spécialité ? L’utilisation du matériau béton qu’il transcende à chaque nouvelle réalisation : Depuis le Stadium de Vitrolles, bloc noir abstrait constellé de triangles rouges, en passant par la passerelle du Pont du Diable dans l’Hérault sur le parcours de Saint-Jacques-de-Compostelle, il y a encore l’incroyablement émouvant musée blanc Jean Cocteau de Menton : « Ce musée renvoie au film La Belle et la Bête de Jean-Cocteau », le Stade Jean Bouin à Paris avant d’en atteindre le point d’orgue : le MuCEM de Marseille construit à partir de béton fibré haute performance, couleur poussière mat. Les projets s’accumulent, de beaux objets sortent de terre et c’est ce qui fait qu’on l’aime, sans recul, ni distance.


Stadium de Vitrolles
Stadium de Vitrolles

Stadium de Vitrolles

®Eric RAZ
Musée Jean-Cocteau / Menton
Musée Jean-Cocteau / Menton

Musée Jean-Cocteau - Menton

®Eric Dulie
Stade Jean Bouin
Stade Jean Bouin

Stade Jean Bouin

®Olivier Amsellem
Stade Jean Bouin
Stade Jean Bouin

Stade Jean Bouin

®Olivier Amsellem
Musée Jean-Cocteau / Menton
Musée Jean-Cocteau / Menton

Musée Jean-Cocteau - Menton

®Olivier Amsellem

Ingénieur et architecte, Rudy Ricciotti est certainement le seul à être né les deux pieds dans le béton sans avoir coulé. Ce matériau lui va comme un gant, « pouvant inspirer l’effroi dans certaines banlieues et ailleurs toucher au sublime ». La résille en dentelle du MuCEM en est peut-être le plus bel exemple,  «une architecture de la maigreur, étirée comme les muscles tendus d’un coureur de fond, armée d’une délicatesse puissante et féminine. Elle renvoie à la métaphore de l’espace méditerranéen»…

Fort de sa double formation, Rudy Ricciotti a poussé ses recherches sur la matière ; il est d’ailleurs le premier à avoir expérimenté ce béton ultra haute performance qu’est le Ductal®, un produit que beaucoup n’hésitent pas à considérer comme l’une des innovations les plus importantes dans les matériaux de construction depuis le béton armé. Il a d’ailleurs ouvert la voie avec la Passerelle de la Paix à Séoul, en Corée du Sud, suivi, depuis, par de nombreux architectes.

De ses débuts professionnels, l’histoire retiendra qu’il débuta par une boucherie de Bandol, où il se dit qu’il fut payé par une côte de bœuf. Son parcours jusqu’au Grand prix national d’Architecture reçu en 2006, peut étonner : il est essentiellement français, si l’on excepte la transformation, à Potsdam, en Allemagne, d’une église en philharmonie et les projets en cours : une salle de concert à Gstaad, en Suisse et le Centre International d’Art et de Culture à Liège.


Médiathèque / Colomier
Médiathèque / Colomier

Médiathèque / Colomier

®Lisa Ricciotti
Philharmonie / Potsdam
Philharmonie / Potsdam

Philharmonie / Potsdam

®Heike Ollertz
Pavillon Noir / Aix
Pavillon Noir / Aix

Pavillon Noir / Aix


Ces derniers projets renvoient d’ailleurs l’homme à son ouvrage « HQE, Les Renards du Temple », pamphlet contre « la fourrure verte » d’une profession trop rapide à adopter les nouvelles normes environnementales au détriment du bon sens des savoir-faire locaux. Le Kulturzentrum n’aura, en effet, que peu d’emprise visuelle sur la ville Gstaad. Telle une botte de foin posée dans ce paysage rural de montagne préservé, « à l’archaïsme constructif, le bois, chargé en mémoire architecturale, les chalets », seul 20% du projet sera visible, le reste étant enterré « La culture n’a pas besoin de s’étaler. Seul le poumon de la salle de concert sera visible. C’est un projet pour Gstaad et uniquement pour Gstaad. Sa courbe ondulée d’environ 50 mètres de longueur par 40 mètres de largeur, matérialisée par des troncs de bois massifs, s’appuie sur l’axe du site, suivant une hauteur variant d’environ 12 à 15 mètres. Seule et autonome, offrant la douce saveur du matériau naturel non-traité. Isolé, le bâtiment sera énigmatique. Il réduira la co-visibilité avec le reste du programme, qui sera sous terre, recréant ainsi le paysage idéal, celui de la montagne alpine. La forme architecturale poétique offrira
de manière abstraite une façade compatible avec les saisons (été, hiver) ».


Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

®Antoine Mongodin
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

® Lisa Ricciotti
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

Escalier en béton ®Philippe Ruault
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

®Antoine Mongodin

Depuis bientôt 30 ans, Rudy Ricciotti se bat (cf. un autre de ses ouvrages « L’architecture est un sport de combat »).  « Devenir architecte, c’est difficile, mais le rester, c’est encore plus dur. Le métier est anxiogène. La peur de mal faire, qu’il faut dépasser, se niche au sein de chaque projet. Le temps finira par m’user, huit ans pour le Pavillon Noir, huit ans, pour le Louvre, onze ans pour le MuCEM. Nombreux sont les architectes à abandonner devant l’adversité ; mais l’enfer, ce n’est pas de lui tenir tête, plutôt de ne pas céder à la barbarie avant le terme ».

Les mots, l’architecte les maîtrise à l’égal de ses bétons. Il en apprécie les saveurs, associe les formules, s’en sert pour bousculer, égratigner, choquer ; mais aussi pour parler vrai, beaucoup. C’est comme ça qu’il nous plaît.


 Les 4 derniers pamphlets de Monsieur Ricciotti

L’Architecture est un sport de combat – Editions Textuel

La HQE® brille comme ses initiales sur la chevalière au doigt – Éditions LE GAC PRESS

Conversations imaginaires « ou pas » avec Rudy Ricciotti – Par  Florence Farrow – Editions Un Autre Reg’Art

« Rudy Ricciotti En vain » – Editions Jannink


Questionnaire de Proust :

Plat préféré
Plat préféré Le bouc rôti

Plat préféré : Le bouc rôti

Saison préférée
Saison préférée Le printemps

Saison préférée : Le printemps

Musique préférée
Musique préférée Only Rock’n Roll

Musique préférée : Only Rock’n Roll

Boisson préférée
Boisson préférée Le vin blanc de Cassis

Boisson préférée : Le vin blanc de Cassis

Couleur préférée
Couleur préférée Le bleu cobalt

Couleur préférée : Le bleu cobalt

Auteur littéraire préféré
Auteur littéraire préféré Curzio Malaparte

Auteur littéraire préféré : Curzio Malaparte


Par Mireille Mazurier


www.rudyricciotti.com




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Dossier : Saint-Valentin

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Imaginons un monde où l’homme serait vénal et superficiel, et où la femme serait obsédée et mono-tâche. Dans ce monde : c’est l’homme qui aime la Saint-Valentin, et la femme qui la déteste.

lsd-12-saint-valentin-2Au risque d’oublier, elle n’y attache aucune importance et serait capable d’en oublier la date. Car elle clame haut et fort, et sans peur de heurter monsieur, que la Saint-Valentin est une fête commerciale, futile et source de conflit. À l’inverse, l’homme s’y voit déjà : fleurs à gogo, musique d’ambiance, dîner romantique et étreintes amoureuses. Il imagine déjà sa belle découvrant cette jolie parure de bijoux… Il imagine aussi la nouvelle montre qu’elle aura pensé à lui offrir ; celle qui lui a fait de l’œil, il y a 8 jours au centre commercial avec sa belle. Elle a forcément remarqué ses allusions : « oh quelle est belle cette montre », « elle serait parfaite avec mon costume marron », « c’est LA montre qu’il me faut », etc. Il a même eu l’occasion de la passer au poignet. Alors, il en est sûr : elle a compris le message.

La vie est un paradoxe. Car il a raison, il va l’avoir son cadeau de Saint-Valentin. Ce ne sera pas forcément la montre, mais peut-être un parfum ou une nouvelle chemise. Un cadeau qu’elle aura trouvé à la va-vite, le jour même en sortant du bureau. Ce qu’elle imagine de la soirée, c’est une nuit torride avec un homme entièrement disposé. Pour le satisfaire, elle sait qu’elle devra faire preuve d’un peu de romantisme pour qu’ensuite, la nuit soit classée X.

Finalement, l’homme et la femme trouveront leur compte. Et qu’importe si pour l’un, ça compte plus que pour l’autre. À les entendre tous les deux, on croirait pourtant que la Saint-Valentin ce n’est pas pour eux ! Qu’ils n’ont pas besoin d’attendre le 14 février de chaque année pour se prouver leur amour, que la Saint-Valentin c’est tous les jours… À d’autres ! Ce qui se transforme en crise les autres jours de l’année va prendre bien des ampleurs ce jour là. Vous offrez des fleurs : il/elle a quelque chose à se reprocher ? Vous n’offrez pas de fleurs : il/elle ne pense pas à moi. Le discours des amoureux transis nous pompe l’air ; nous les célibataires.

De toute façon, pour eux comme pour les couples : c’est pareil. Ça les arrange bien d’être célibataire à la Saint-Valentin : on économise, on ne se prend pas la tête à imaginer la soirée fantasmée… On ne fait rien ! Et quand on dit « rien », c’est rien ! Le célibataire n’ose pas sortir de chez lui, ou alors en bande ; une bande de 4 millions ! Le genre de bande « je-m’en-foutiste » : les rebelles de la société. Ils ne l’avoueront jamais, et certainement pas devant les couples, que les célibataires se rêvent, eux aussi, d’une belle Saint-Valentin, qu’ils font seulement les fiers… Et le lendemain au bureau, à la machine à café et pendant les poses clopes, ils vont serrer les dents car il y en aura pour la journée des récits de Saint-Valentin de tous ceux qu’ils auront entendu dire : « nous, on ne fête pas la Saint-Valentin ».

Parce que OUI, si vous n’y pensez pas : ce sera LA GUERRE !

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Par Laurène Delion




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Carnet d’adresses – LSD N°12 – Février 2015

 

SHOPPING : Le shopping des nouveautés

Shopping & photos : El Paris (showroom), 6 rue Henri Heine, 75016 Paris, 06 70 33 58 88 – FR66, 25 rue du renard, 75004 Paris, www.fr66.comGautier, 17 rue Georges Clemenceau, 85510 Le Boupère, www.gautier.frH&H, www.heth.frHamilton Conte Paris, 62 rue Vaneau, 75007 Paris, www.hamiltonconte.com Lounge Fabrics, www.loungefabrics.com Moustache, 3 rue du Buisson Saint-Louis, 75010 Paris, www.moustache.frSodezign, www.sodezign.com – Proplamp, www.proplamp.nlZephyr&Co, 60 avenue de la Grande Bégude, 13770 Venelles, www.zephyretco.com

SHOPPING : La sélection High-Tech

Shopping & photos : AKG, 12 bis, rue des Colonnes-du-Trône, 75012 Paris, www.akg.com – Dyson, 64 Rue La Boétie, 75008 Paris, www.dyson.fr – Get Piper, www.getpiper.com – LG, 117 Avenue des Nations, 93420 Villepinte, www.lg.com – Petchatzwww.petchatz.com – Phonotonic33 rue du Mail, 75002 Paris, www.phonotonic.net – Samsung, 3-5 Boulevard Malesherbes, 75008 Paris, www.samsung.com – Withings, 2 rue Maurice Hartmann, 92130 Issy-les-Moulineaux, www.withings.comXsorieswww.xsories.com – Zeiss, 100 Route de Versailles 78161 Marly Le Roi, www.zeiss.fr

SHOPPING : En toute transparence

Shopping & photos : Bel Ordinaire, 239 avenue Gambetta, 75020 Paris, www.belordinaire.comCadeaux Folies, www.cadeauxfolies.frCappellini, Via Busnelli 5, I-20821 Meda (MB), www.cappellini.itEPI Luminaires, 130 cours de Vincennes, 75012 Paris, www.epiluminaires.frFly, 90 rue de Guebwiller, 68260 Kingersheim, www.fly.frKartell, www.kartell.comKLS Living, www.ksl-living.frLa Boutique Danoise, 264 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris, www.laboutiquedanoise.comLasvit, 78/80 Avenue de la Republique, 75011 Paris, www.lasvit.comMoustache, 3 rue du Buisson Saint-Louis, 75010 Paris, www.moustache.frRoche Bobois, 18 rue de Lyon, 75012 Paris, www.roche-bobois.com

SHOPPING : Miroir mon beau miroir

Shopping & photos : Bonaldo, Via Straelle 3, 35010 Villanova di Camposampiero, PD Italia, www.bonaldo.itElements Optimal (EO), Kongshaven 8, 2500 Copenhagen, www.eo.dkEPI Luminaires, 130 cours de Vincennes, 75012 Paris, www.epiluminaires.fr, Hamilton Conte Paris, 62 rue Vaneau, 75007 Paris, www.hamiltonconte.com Hartô, 6 rue de Montmorency, 75003 Paris, www.hartodesign.frMaison du Monde, Le Portereau, 44124 Vertou, www.maisonsdumonde.comMaisonnée, 1 allée des citeaux, 92130 Issy les Moulineaux, www.maisonnee.frOchre6 rue de Valois, 75001 Paris, www.ochre.netReine Mère, www.reinemere.comSuper-ette, 8 cité Veron, 75018 Paris, www.super-ette.com

INTERVIEW ARCHITECTE : Rudy RICCIOTTI

Contact : Agence Rudy Ricciotti, 17 boulevard Victor-Hugo, 83150 Bandol, www.rudyricciotti.com

INTERVIEW DESIGNER : Sang Pil BAE

Contact & photos : Chimera Watts, www.chimerawatts.com

REPORTAGE : French Touch à Rio – Brésil

Photos : Jean-Luc Boucharenc
Architecte : House In Rio Projects, Rua Francisco Sa 23, sala 903, Copacabana, www.houseinrio.com

REPORTAGE : Contempory Home – Australie

Photos : Roth Architects Pty Ltd & Murray Fredericks
Architecte & Designer : Roth Architects Pty Ltd, PO Box 386, Woollahra NSW, Australie 1350, www.roth.com.au

REPORTAGE : Hors normes – Chili

Photos : Sebastián Irarrázaval Delpiano
Architecte : Sebastián Irarrázaval Arquitetos, General John O Brien, 2458 Vitacura, Santiago Chile, www.sebastianirarrazaval.clArchitecte associé : Erick Caro

REPORTAGE : House P – Allemagne

Photos : Johannes Kottjé – Victor Brigola – Oliver Schuster
Architecte : Philipp Architekten, Wittighäuser Steige 2, D-74547 Untermünkheim, www.philipp-architekten.de

HOTEL : La Ferme du Passieu

Photos : La Ferme du Passieu
Hôtel : La Ferme du Passieu, la Poulière, 73590 Saint-Nicolas la Chapelle, www.lafermedupassieu.com

DOSSIER : Couleur & Ambiance

Contacts & photos :
PeclersParis
, 23 rue du Mail, 75002 Paris, www.peclersparis.com

DOSSIER : Architecture & Couleur

Contacts & photos :
Architecture-Couleur
, 23 Quai des Chartrons, 33000 Bordeaux , www.architecture-couleur.com

CRAZY CAR

Contact & photos : Mercedes Benz, www.mercedes-benz.fr

BATTELFOOD : Le chocolat

Contacts & photos :
Hôtel – Restaurant “Flocons de Sel”, 1775 Route de Leutaz, 74120 Megève, www.floconsdesel.com
Le Pergolèse, 40 rue Pergolèse, 75116 Paris, www.lepergolese.com




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