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Editorial LSD n°14 – Avril 2015

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edito1_optAmusez-vous!!!

Marre de la routine, “métro, boulot, dodo” ? Vous voulez pimenter votre quotidien ? Vous ne craignez pas le ridicule et vous aimez rire? Alors à votre tour de tester les sports insolites. Plus c’est insensé, plus c’est drôle ! Nager dans la boue, faire un bière pong entre amis, ou encore courir en portant sa compagne, ça existe ! Concours sérieux mais pas trop, les sports insolites se multiplient et font de plus en plus d’émules. Voila un remède à la morosité, et la possibilité, pour une fois, d’être un champion en sport. D’autant que cela peut vous permettre aussi de voyager ! Et oui, un champion de France est un champion du monde en puissance mais attention aux us et coutumes du pays hôtes. Certaines peuvent paraître surprenantes et farfelues. Et bien loin de nos codes. Dans le sujet “Dur dur d’être un expat'”, vous trouverez quelques exemples (indispensables) à prendre en compte avant de partir à l’aventure ! Je vous invite aussi à commenter et proposer les sports insolites auxquels vous participez, les plus drôles seront publiés !!

À vos marques, prêts, postez…!

Maxime Kouyoumdjian-Simonin
Rédacteur en Chef




 

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FLUOR, une agence d’architecture détonante

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Deux cerveaux à 800 km, l’un est de culture alsacienne, Hervé Schneider, l’autre s’est nourri au soleil de la Méditerranée, Guillaume Avenard. Cette distance est devenue leur mode de fonctionnement. La formule fête ces 10 ans cette année. Elle a pour nom FLUOR !

Une agence qui sent le dentifrice ?
G . A. : « C’est un nom que nous avons trouvé dès notre première collaboration. FLUOR, c’est court et c’est un mot qui existe dans toutes les langues. Cette molécule n’a rien à voir avec notre milieu. Justement, ça interpelle. Mais, plus encore, c’est son aspect ‘’cheval de Troie’’ qui nous a conquis : Le fluor est un composant du dentifrice et on l’associe à quelque chose de propre, bien blanc, un peu comme Hervé et moi qui présentons bien et n’effrayons personne. Mais le fluor peut être violent, il est dans la composition de la bombe atomique, c’est un élément ultra réactif, capable de faire fondre l’éprouvette dans laquelle il se trouve. Et cela nous ressemble aussi : ”propres sur nous”, sympathiques, certes, mais nous pouvons devenir rugueux. Nous avons des convictions, celles de nos audaces. Alors nous pouvons passer pour prétentieux, fous, agités. Car nous défendons nos projets ».

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Fondation Van Gogh – Arles

À feuilleter, le catalogue des réalisations de l’agence : la fondation Van Gogh d’Arles, la maison de l’enfance à Drulingen, la villa Jalle dans le Vaucluse, la base de loisirs balnéaires de Colmar-Houssen, le théâtre antique d’Arles, le premier indice de la bicéphalie de ses fondateurs est surtout géographique..
G.A. « Hervé est installé à Strasbourg, moi, en Avignon. À l’origine, nous devions nous retrouver en Alsace. Mais nous avons été rattrapés par la technologie : nos échanges verbaux par téléphone, puis par fax, ont lieu désormais, par écran interposé. Skype et tous les autres gadgets de geeks sont arrivés pour nous permettre de travailler à distance. La contrepartie, c’est que nous devons être rapides, systématiques. On dessine vite, on écrit vite, on crée la 3D vite ».

FLUOR est donc une agence au corps extensible, surmonté de deux têtes et animé de dizaines de bras, un peu à l’image d’un dieu indien ?
G.A. « Notre bicéphalie est une réalité difficile à saisir pour beaucoup, mais, heureusement pas pour tous, comme nous l’a confié Christian Lacroix en visitant la maison de l’enfance à Drulingen. En découvrant les lieux, il a compris que le regard croisé à distance pouvait être une marque de fabrique ».

Ni Avenard, ni Schneider, mais FLUOR, une agence qui brasse des projets différents, en refusant toute spécialisation ?
G.A. « Nous avons besoin de liberté, notre démarche ne doit pas être contrainte, pas plus que la réponse que nous apportons. Notre attitude a été confortée par Norman Foster lorsqu’il a visité la fondation Van Gogh. Lui aussi a reconnu ‘’ne pas se spécialiser parce que tout est bon à prendre’’. C’est aussi pour cela que nous ne travaillons pas seuls, que nous sollicitons des artisans [cf. la fabrication de l’incroyable origami en bois de chêne dans la villa Jalle], et des artistes [lcf. la subtile installation de verres colorés conçue par l’artiste suisse Raphaël Hefti pour la fondation Van Gogh]. D’ailleurs, actuellement, nous travaillons sur un studio photo, des logements de grands luxe et des habitations économes en énergie ».

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Villa Jalle – Vaucluse

Vous avez bien des limites ?
G.A. « Pas de limite à la question du projet, surtout pas celle de l’apprentissage auquel nous sommes toujours ouvert. Nos projets sont aussi intellectuels que physiques (on les construit, on ne les confie pas à un maître d’œuvre), et cela nous nourrit. Par exemple : descendre dans un vide-sanitaire ou grimper à 15 mètres de hauteur, ce sont des actions que l’on fait sans rechigner. Bien au contraire, ce sont des réalités dont il ne faut pas s’éloigner ».

À quoi ressemblent vos séances de travail ?
G.A. « Nous nous racontons des histoires, jusqu’à les trouver cohérentes. Nous passons ensuite à l’écriture, avant de dessiner. De la même façon que l’on écrit un scénario, puis un story-board avant de passer au tournage d’un film, nous éprouvons notre récit avant de nous lancer dans la spatialisation. Notre démarche initiale n’est pas intellectualisée ; nous avons juste l’exigence d’un résultat ».

Que pensez-vous de votre métier ?
G.A. « L’architecture est un cheminement, un parcours qui n’est pas éphémère. Il est important de faire autre chose que du bâtiment. Nous sommes dans le long terme, pas dans la mode ou dans l’obsolescence. À FLUOR, nous n’avons pas d’écriture prédéfinie parce que nous ne refaisons jamais deux fois le même projet. Nous ne sommes pas des inventeurs, mais nous voulons surprendre. L’architecture est aussi un univers qui permet de très belles rencontres avec des gens qui ont un vrai savoir-faire, un amour des matières. C’est ce qui fait l’humanité des éléments que nous mettons en place ».

Avez-vous vous une matière prépondérante ?
G.A. « Nous avons besoin de toucher, de sentir, de respirer. On trouve beaucoup de bois dans les réalisations de FLUOR. La résille sur la maison de l’enfance a nécessité un kilomètre de mélèze de Sibérie. La structure origamique de la villa Jalle : plus de 80 panneaux de chêne pour 90m² d’élévation, assemblés dans le sens de la fibre du bois pour obtenir un mouvement ascendant et une attraction vers les arêtes de l’objet. Nous n’avons aucun a priori. Nous avons alterné aluminium et mélèze pour les murs du théâtre antique d’Arles, nous emploierons de la tôle pliée pour le studio photo… ».

 

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Base de loisirs balnéaires – Colmar-Houssen

Et l’écologie dans tout ça ?
G.A. « Nous essayons de jouer pleinement notre rôle de conseil sur la question environnementale. Mais nous ne sommes pas thermiciens. En revanche, nous y sommes extrêmement sensibles. La fondation Van Gogh en est un bon exemple. À l’époque du concours, en 2009, nous n’avions aucune obligation environnementale. Mais c’est là où notre bicéphalie a joué, car l’Alsace est en avance dans ce domaine. Nous avons effectué un diagnostic d’infiltrométrie par caméra thermique. Le résultat nous a poussés à changer une grande partie des menuiseries de la partie à rénover ».

Avez-vous une envie particulière à tester dans un de vos prochains projets ?
G.A. « La récupération de matériaux. Mais vous en dire plus est encore impossible… ».

Un projet un peu fou ?
G.A. « Dessiner des maisons reproductibles, à l’image d’une collection de prêt-à-porter… ».

Par Mireille Mazurier




 

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REPORTAGE : The Cliff House – Dakar

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En voyant cette maison accrochée à la falaise, Maxime Le Forestier aurait pu faire un remix de son tube des année 70. La Cliff House est une villa spectaculaire, magique et mystérieuse. Elle surplombe l’océan Atlantique depuis Dakar, sur le site historique d’un ancien bunker de la Seconde Guerre Mondiale. En exploitant les vestiges du passé, SAOTA et AA Interiors imaginent une villa atypique et aquatique.

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Sous ses lignes contemporaines, derrière l’intensité de son blanc et de ses nuances de bleu, la Cliff House compose l’histoire au présent en conservant dans ses murs, une partie du bunker datant de l’époque de la Seconde Guerre Mondiale. À l’intérieur : un cinéma ouvert sur un bassin. Le bassin, la piscine à débordement, l’océan Atlantique…l’eau délimite les contours de la propriété. Les frontières s’affinent, s’effacent. Le dedans et le dehors se confond et se mêle. Au-dessus du cinéma, la vie s’organise en L, et en transparence, autour de la piscine et du jardin…et jusque au vide. L’ambiance est à l’équilibre, aux matières chaudes et texturées, au bois, au granit, à l’acier et au marbre. L’architecture de SAOTA et le design de AA Interiors subliment l’espace intérieur avec une décoration en trois dimensions, lumineuse, teintée bois, voluptueuse et lisse.

L’angle, entre les salons et la cuisine, est habillé avec un impressionnant escalier circulaire vêtu d’acier et de granit blanc. Derrière cet imposant édifice, le garage, propre et ordonné, expose les véhicules comme des œuvres d’art. « Partout dans la villa, les objets d’art modernes créent une intention résolument contemporaine » explique Mark Rielly de AA Interiors. Le vitrage des plafonds des salons, et au-dessus de l’escalier, ajoute à la transparence et à la modernité.

L’espace nuit s’octroie la hauteur de l’étage pour observer la ligne de l’horizon. Avec sa terrasse, la suite parentale surplombe et pointe son nez vers l’océan. La salle de bains, avec douche extérieure, préfère l’intimité rassurante d’un jardin privé.

L’œil circule librement, entre tant de beautés, dans cette grande villa de plus de 1000 m², l’océan en unique panorama. Folie des grandeurs, luxe et opulence ! L’architecture déborde vers l’extérieur, créant ainsi un espace couvert et connecté devant la piscine, devant l’océan…encore et toujours. La brise réveille, le mouvement de l’océan rythme la décoration et structure l’architecture.

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Par Laurène Delion




 

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REPORTAGE : Montanum – Paradis alpin

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Un plaisir pour les yeux ! Ce chalet offre une architecture unique et une décoration splendide. Cela donne envie d’y passer ses vacances…

La station de sport d’hiver de Courchevel 1550 accueille ce chalet mitoyen nommé Montanum. Le chalet s’étend sur 184m2. La façade extérieure est entièrement composée de bois de bardage d’anciens chalets. Afin de conserver une continuité et de transmettre ce cachet unique, le bois a également été utilisé pour habiller l’intérieur, reprenant ainsi les couleurs et les ombres qui définissent le caractère exceptionnel de la façade de ce chalet. Unique dans sa conception.

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Composé de trois niveaux d’habitation, le chalet offre, à chaque étage, une vue imprenable sur les Alpes. Avec un accès immédiat aux pistes, il dispose également d’un parking privatif en rez-de-chaussée et d’une « ski room ». Un sous-sol complet peut être aménagé au choix en home cinéma, sauna ou salle de sport.

La décoration intérieure habille en contemporain style “chalet” chic. Chaises de designers, sofas et coussins confèrent une touche de modernité et de confort, auxquels vient s’ajouter la convivialité recherchée par les amateurs des séjours à la montagne. La pièce principale, entièrement ouverte, est située tout en hauteur au troisième et dernier niveau. La charpente et les poutres permettent l’accueil d’un vaste séjour et d’une magnifique cheminée en acier corten rouge oxydé. La cuisine, quant à elle, accueille un plan de travail en marbre Sud-Africain.

Les quatre chambres à coucher ont fait l’objet d’une attention particulière. Trois d’entre elles, dont la chambre principale, se trouvent au premier niveau. La quatrième suite qui s’installe au rez-de-chaussée bénéficie tout de même d’une vue grandiose sur les montagnes. Un charmant panorama. Dotée de prestations haut de gamme, chaque chambre possède sa propre salle de bains et de vastes placards. Montanum, un chalet de montagne typique de la région, qui accueille ses occupants dans une atmosphère chaleureuse, plein de confort et d’esthétisme.

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Par William Maury




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REPORTAGE : Loft Factory

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Cette ancienne usine de cacahuètes est devenue un exemple de réhabilitation. Fruit du travail et de l’imagination d’Adra Bataille, cette designer d’intérieur transforme l’espace en loft, véritable cocon de sa vie de famille.

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Le bâtiment dispose d’un volume qui appelle à la réflexion et provoque l’envie d’y imaginer un lieu à vivre. Cette ancienne usine de cacahuètes avait déjà été transformée en loft par le précédent acquéreur . Les nouveaux propriétaires ont décidé de détruire entièrement le loft afin de le transformer et d’y ajouter un niveau auparavant inexistant. C’est le challenge qu’a dû relever Adra Bataille, en charge du projet de réhabilitation de A à Z, de la composition des volumes à la décoration finale. L’objectif était clair : rendre le loft plus vivant, chaleureux et confortable en dynamisant et en offrant de nouvelles ambitions au grand volume d’origine. Base de réalisation de ce projet, le niveau supérieur habille et rythme l’ensemble du loft. Ce plateau fonctionnel a offert la surface nécessaire à la création d’une grande suite parentale et des chambres à coucher à l’opposé. Et un bureau au centre.

La chambre parentale est séparée du dressing et de la salle de bains par une cloison créée sur-mesure avec niches de rangements recto-verso. Dans cet espace parental, le blanc s’étend sur les murs, le sol et le mobilier pour offrir sa clarté. Le mur séparatif affiche une teinte gris taupe pour se démarquer. Ouverte mais dissimulée, la salle de bains est équipe d’une baignoire en îlot et d’un espace douche. Le mur en pavé de verre sépare la douche pour créer l’intimité nécessaire. Quand utilité et style s’associent, le résultat est garanti ! Des passerelles offrant de superbes vues de l’habitation permet de réunir les espaces.

En contrebas, le salon offre un espace chaleureux, empreint de convivialité. En signature, le rouge corail apporte la vie et la touche de couleur éclatante. L’habillage de la cheminée contemporaine en aluminium fait écho quand son feu fournit les tonalités rougeoyantes. Surélevées, la cuisine et la salle à manger surveillent l’espace de vie depuis un podium; un parti pris architectural et technique qui permet de dissocier les zones sans rupture visuelle. Avec ses façades laquées gris bleu cohérentes avec l’ambiance chromatique du loft, la cuisine s’affiche dans un esprit contemporain .

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Témoin du passé, la charpente métallique d’origine a été conservée, et apporte un certain cachet. Ses lignes métalliques poursuivent leur chemin jusque sur le patio, brouillant ainsi les frontières entre le dedans et le dehors. Entièrement vitré, cet espace extérieur devient le nouvel espace à vivre.

Chaleureux, ouvert sur lui-même et intime, ce loft est un exemple d’agencement maîtrisé et de modernité.

Par William Maury




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Dossier – Couleur et Architecture

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Retour sur…

Rencontre avec Marie-Pierre Servantie, chromo-architecte® DPLG (agence Architecture Couleur), Présidente de l’association « Académie de la couleur » et auteur du livre « Chromo-architecture » (2007, Alternatives) sur le dos duquel on peut lire « l’architecture a largement oublié la couleur »…

Des orangés délavés aux verts kaki en passant par des bruns peu lumineux, c’était les couleurs «in» des barres HLM des années 70’. Mal inspiré en suivant le « Bauhaus », on a longtemps cru que mettre en couleur ces hauts blocs en béton les rendraient moins austères, moins inhumains, plus modernes. Les couleurs fades aux formes grossières et géométriques et sans considérations globales, ont vite lassé, ne faisant que renforcer la stigmatisation autours des logements sociaux.

« La couleur a été rejeté, au moment où elle pouvait faire une entrée fracassante et intelligente. Les promoteurs, les industriels et la population ont dit « on veut du bon chic bon genre, on veut des tons pierres et des tons neutres ». Mal utilisée, la couleur a finalement laissé place aux constructions en béton brute, acier, verre et galva. Résultat, « on a baigné pendant 20 ans, des années 80 au années 2000, dans du gris aseptisé ». Le ras-le-bol s’est fait sentir, « on a eu un besoin de couleur, c’est physiologique. La couleur à un impact psychologique et émotionnelle. C’est une énergie, elle vient de la lumière».

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Prudents, les architectes ont commencé par mettre des touches de blanc, de noir et après des touches de couleurs. Au début des années 2000, la couleur en architecture est utilisée avec parcimonie alors qu’aujourd’hui certains architectes se lâchent et « osent le multicolore ». Un vrai métier. Marie-Pierre Servantie est l’une des rares à combiner architecture et couleur en environnement. Elle s’est passionnée pour la couleur en première année d’architecture. Mais à l’époque, au début des années 80, le cours, ne remportant pas assez de succès, sera finalement abandonné. « En cinq ans, la couleur n’a plus jamais été abordée, j’ai donc décidé de me former et j’ai obtenu le premier diplôme sur le thème : Couleur dans l’environnement architectural à l’école de Bordeaux. À ma connaissance, c’était le premier et le dernier, car aujourd’hui, la couleur telle que je la conçois n’est pas enseignée ».

Depuis 2008, Marie-Pierre Servantie est à la tête de l’agence bordelaise Architecture Couleur. Elle se revendique, sans prétention aucune, chromo-architecte®. « Vivre de la couleur est difficile. Il faut réaliser de nombreux projets, j’ai donc débuté en ouvrant mon cabinet d’architecte et puis je me suis lancée ». De la construction neuve à la rénovation, principalement pour des bâtiments recevant du public, Marie-Pierre Servantie joue sur différentes intensités pour mettre en couleur les bâtiments, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. « La couleur est mon outils de travail, je l’exprime comme un matériau. L’utilisation de la couleur n’est pas subjective, elle est au contraire, très objective, très cartésienne aussi ».

 

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Car si aujourd’hui de plus en plus d’architectes travaillent la couleur, trop s’arrêtent à leurs propres goûts. Pour mettre l’architecture en couleur, il convient d’analyser et d’observer. « On ne met pas des couleurs au hasard, il faut tenir compte des goûts du clients bien sûr, mais aussi des palettes de couleurs autorisées pour les revêtements, de la lumière et la situation du projet dans son environnement et dans son usage. Une couleur ne vit pas seule, elle évolue dans un contexte ». Au-delà de son aspect esthétique, la couleur sert à créer une unité visuelle. « La mise en couleur par la peinture donne la liberté et le lien aux matériaux utilisés ». Son travail consiste à favoriser le confort visuel, « quand on arrive à contenter l’œil d’un public, on fait de l’universel ». Alors n’allait pas demander à Marie-Pierre Servantie quelles sont les couleurs de demain… « Ça me fait hérisser le poil. L’architecture n’est pas un marché, on n’est pas des vendeurs de moquettes. Il n’y a pas de mode en architecture, on construit pour des décennies, si ce n’est pour des siècles. Sinon ce serait mercantile, on devrait repeindre tous les deux ans pour s’adapter, imaginez… La mode c’est du marketing » s’esclaffe-t-elle ! « Je ne peux donc pas vous dire que la couleur de demain sera le rouge ou le bleu, ça n’a pas de sens. En revanche, il y a des tendances pour l’aménagement intérieur qui sont données par des grands maîtres. Cela amènent de nouvelles idées, après on s’en inspire » relativise-t-elle.

Travailler la couleur en architecture est un métier d’avenir, « être coloriste est un métier à part entière qu’il va falloir développer car l’utilisation de la couleur est de plus en plus demandée dans les appels d’offres ou les concours. Car si on commence à utiliser la couleur sans la comprendre, la couleur part à la catastrophe » s’inquiète Marie-Pierre Servantie. « Il n’y a pas de vilaines couleurs, il n’y a que de mauvaises harmonies » conclut-elle.

Par Laurène Delion




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Reportage : French Touch à Rio

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Le sable, la mer bleue, le soleil et l’ambiance brésil… Le cabinet d’architecture et de design House In Rio nous dévoilent un loft luxueux à la vue spectaculaire sur la plage de Copa Cabana !

Embarquement pour Rio de Janeiro, la Ville Merveilleuse, accompagné de l’architecte français Jean-Luc Boucharenc où un appartement de 540m² à la vue imprenable sur Copa Cabana nous attend. Le cabinet brésilien d’architecture et de design House In Rio rénove, en 2007, un bâtiment datant des années 50 dans un style minimaliste et chaleureux grâce à des matériaux naturels. Trois chambres, trois salles de bains, un sauna et un séjour de 220m² totalement ouvert, forment un bâtiment exceptionnel sur 16 piliers qui offrent de la hauteur aux pièces de vie. Une vue à couper le souffle sur une des plages les plus célèbres du monde habille l’intérieur de cet appartement. En effet, avec 16m de fenêtres dans le séjour et du sol au plafond, il est reconnu comme un des plus beaux bâtiments de la ville par le marché immobilier de Rio.

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Ce bâtiment idéalement situé représente l’âge d’or de Rio de Janeiro : les années 50.

Les matériaux naturels sont privilégiés pour adopter un style minimaliste et un look original dans une ambiance loft, vacances et plage. Le ciment ciré pour le sol et les murs plonge l’appartement dans une atmosphère sobre et moderne. La décoration intérieure reste elle aussi dans un style naturel avec du bois brésilien, des feuilles de bananier, du sisal, du jonc de mer et bien d’autres matériaux ; le mobilier est réalisé en grande partie par Jean-Luc Boucharenc. Comme cette chaise longue en lianes séchées et feuilles de bananier tressées, une pièce unique réalisée exclusivement pour ce loft et dans laquelle la relaxation se fait face à la mer. L’absence de cloisons dans le séjour permet une circulation fluide entre les espaces.

La démesure des espaces permet aux habitants de profiter de plusieurs salons : vue sur la plage de Copa Cabana installé sur des poufs originaux ou bien dans de confortables canapés qui aspirent à la convivialité, toutes les ambiances sont présentes. Des panneaux de bois coulissants viennent séparer le séjour du reste de l’appartement, permettant ainsi de moduler les espaces à la convenance des occupants. Le mobilier est réalisé sur mesure pour s’adapter parfaitement aux dimensions extravagantes du loft, « des meubles standards auraient été perdu dans l’espace » ajoute Jean-Luc Boucharenc.

”L’appartement

La partie nuit reste dans la même ambiance que les pièces de vie de l’appartement. Pour passer des vacances détente, l’architecte cultive un style classique, naturel et épuré qui aspire au bien-être. De grandes ouvertures sont présentes pour maintenir un lien fort avec le paysage environnant. Les chambres sont agrémentées de grands miroirs qui exploitent l’espace et la luminosité au maximum ainsi que des plantes vertes pour correspondre au style naturel de l’appartement. L’espace a été pensé en fonction de l’extérieur, qui fait la décoration et l’âme de l’appartement.

Par Charlotte Dron




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Interview : Rudy Ricciotti

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Rudy Ricciotti, génial orchidoclaste* !

[*Orchidoclaste : terme élégant pour : « casse-couille »]

On dit de lui qu’il est l’un des protagonistes les plus intéressants de l’architecture contemporaine. Encore faut-il arriver à passer le cap du choc que provoque sa découverte. Car Rudy Ricciotti se présente comme un homme au charisme indéniable certes, mais en provocateur. Sa nature d’homme du sud né en Algérie d’un père italien et nourri au soleil de Méditerranée, n’explique pas tout ; son « physique de latin », associé à un accent d’homme du sud, interroge…

Ce dont on ne peut, pourtant, douter, c’est que cet aventurier de la pensée accroché à sa terre ensoleillée, est un grand monsieur, un architecte magnifique. Sa spécialité ? L’utilisation du matériau béton qu’il transcende à chaque nouvelle réalisation : Depuis le Stadium de Vitrolles, bloc noir abstrait constellé de triangles rouges, en passant par la passerelle du Pont du Diable dans l’Hérault sur le parcours de Saint-Jacques-de-Compostelle, il y a encore l’incroyablement émouvant musée blanc Jean Cocteau de Menton : « Ce musée renvoie au film La Belle et la Bête de Jean-Cocteau », le Stade Jean Bouin à Paris avant d’en atteindre le point d’orgue : le MuCEM de Marseille construit à partir de béton fibré haute performance, couleur poussière mat. Les projets s’accumulent, de beaux objets sortent de terre et c’est ce qui fait qu’on l’aime, sans recul, ni distance.


Stadium de Vitrolles
Stadium de Vitrolles

Stadium de Vitrolles

®Eric RAZ
Musée Jean-Cocteau / Menton
Musée Jean-Cocteau / Menton

Musée Jean-Cocteau - Menton

®Eric Dulie
Stade Jean Bouin
Stade Jean Bouin

Stade Jean Bouin

®Olivier Amsellem
Stade Jean Bouin
Stade Jean Bouin

Stade Jean Bouin

®Olivier Amsellem
Musée Jean-Cocteau / Menton
Musée Jean-Cocteau / Menton

Musée Jean-Cocteau - Menton

®Olivier Amsellem

Ingénieur et architecte, Rudy Ricciotti est certainement le seul à être né les deux pieds dans le béton sans avoir coulé. Ce matériau lui va comme un gant, « pouvant inspirer l’effroi dans certaines banlieues et ailleurs toucher au sublime ». La résille en dentelle du MuCEM en est peut-être le plus bel exemple,  «une architecture de la maigreur, étirée comme les muscles tendus d’un coureur de fond, armée d’une délicatesse puissante et féminine. Elle renvoie à la métaphore de l’espace méditerranéen»…

Fort de sa double formation, Rudy Ricciotti a poussé ses recherches sur la matière ; il est d’ailleurs le premier à avoir expérimenté ce béton ultra haute performance qu’est le Ductal®, un produit que beaucoup n’hésitent pas à considérer comme l’une des innovations les plus importantes dans les matériaux de construction depuis le béton armé. Il a d’ailleurs ouvert la voie avec la Passerelle de la Paix à Séoul, en Corée du Sud, suivi, depuis, par de nombreux architectes.

De ses débuts professionnels, l’histoire retiendra qu’il débuta par une boucherie de Bandol, où il se dit qu’il fut payé par une côte de bœuf. Son parcours jusqu’au Grand prix national d’Architecture reçu en 2006, peut étonner : il est essentiellement français, si l’on excepte la transformation, à Potsdam, en Allemagne, d’une église en philharmonie et les projets en cours : une salle de concert à Gstaad, en Suisse et le Centre International d’Art et de Culture à Liège.


Médiathèque / Colomier
Médiathèque / Colomier

Médiathèque / Colomier

®Lisa Ricciotti
Philharmonie / Potsdam
Philharmonie / Potsdam

Philharmonie / Potsdam

®Heike Ollertz
Pavillon Noir / Aix
Pavillon Noir / Aix

Pavillon Noir / Aix


Ces derniers projets renvoient d’ailleurs l’homme à son ouvrage « HQE, Les Renards du Temple », pamphlet contre « la fourrure verte » d’une profession trop rapide à adopter les nouvelles normes environnementales au détriment du bon sens des savoir-faire locaux. Le Kulturzentrum n’aura, en effet, que peu d’emprise visuelle sur la ville Gstaad. Telle une botte de foin posée dans ce paysage rural de montagne préservé, « à l’archaïsme constructif, le bois, chargé en mémoire architecturale, les chalets », seul 20% du projet sera visible, le reste étant enterré « La culture n’a pas besoin de s’étaler. Seul le poumon de la salle de concert sera visible. C’est un projet pour Gstaad et uniquement pour Gstaad. Sa courbe ondulée d’environ 50 mètres de longueur par 40 mètres de largeur, matérialisée par des troncs de bois massifs, s’appuie sur l’axe du site, suivant une hauteur variant d’environ 12 à 15 mètres. Seule et autonome, offrant la douce saveur du matériau naturel non-traité. Isolé, le bâtiment sera énigmatique. Il réduira la co-visibilité avec le reste du programme, qui sera sous terre, recréant ainsi le paysage idéal, celui de la montagne alpine. La forme architecturale poétique offrira
de manière abstraite une façade compatible avec les saisons (été, hiver) ».


Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

®Antoine Mongodin
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

® Lisa Ricciotti
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

Escalier en béton ®Philippe Ruault
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

®Antoine Mongodin

Depuis bientôt 30 ans, Rudy Ricciotti se bat (cf. un autre de ses ouvrages « L’architecture est un sport de combat »).  « Devenir architecte, c’est difficile, mais le rester, c’est encore plus dur. Le métier est anxiogène. La peur de mal faire, qu’il faut dépasser, se niche au sein de chaque projet. Le temps finira par m’user, huit ans pour le Pavillon Noir, huit ans, pour le Louvre, onze ans pour le MuCEM. Nombreux sont les architectes à abandonner devant l’adversité ; mais l’enfer, ce n’est pas de lui tenir tête, plutôt de ne pas céder à la barbarie avant le terme ».

Les mots, l’architecte les maîtrise à l’égal de ses bétons. Il en apprécie les saveurs, associe les formules, s’en sert pour bousculer, égratigner, choquer ; mais aussi pour parler vrai, beaucoup. C’est comme ça qu’il nous plaît.


 Les 4 derniers pamphlets de Monsieur Ricciotti

L’Architecture est un sport de combat – Editions Textuel

La HQE® brille comme ses initiales sur la chevalière au doigt – Éditions LE GAC PRESS

Conversations imaginaires « ou pas » avec Rudy Ricciotti – Par  Florence Farrow – Editions Un Autre Reg’Art

« Rudy Ricciotti En vain » – Editions Jannink


Questionnaire de Proust :

Plat préféré
Plat préféré Le bouc rôti

Plat préféré : Le bouc rôti

Saison préférée
Saison préférée Le printemps

Saison préférée : Le printemps

Musique préférée
Musique préférée Only Rock’n Roll

Musique préférée : Only Rock’n Roll

Boisson préférée
Boisson préférée Le vin blanc de Cassis

Boisson préférée : Le vin blanc de Cassis

Couleur préférée
Couleur préférée Le bleu cobalt

Couleur préférée : Le bleu cobalt

Auteur littéraire préféré
Auteur littéraire préféré Curzio Malaparte

Auteur littéraire préféré : Curzio Malaparte


Par Mireille Mazurier


www.rudyricciotti.com




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De l’usine au loft…

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Direction Milan, ses défilés de mode, sa vie nocturne, ses monuments et sa cuisine. Buratti + Battiston Architects nous emmène à Busto Arsizio, à 40km au nord de la capitale économique ditalienne, où une ancienne usine de textile des années 50 est rénovée pour accueillir une famille de quatre personnes, avide de grands espaces.



03Comment gérer l’espace surdimensionné tout en faisant entrer un maximum de lumière dans la maison ? Voilà le point de départ de la rénovation de ce bâtiment industriel. Avec des matériaux classiques et contemporains et toujours dans les tons blancs, cette maison de 630m² prend des allures de loft tendance. Du sol en béton poli jusqu’à la mezzanine perchée au-dessus du séjour, cette maison n’a rien de conventionnel et dissimule dans chaque pièce un élément atypique ou insolite.

09Et cette originalité est présente dès l’entrée. Des éléments rotatifs en ébène nous accueillent avec penderie, bibliothèque et miroir. Cette séparation avec le séjour nous laisse apercevoir toute la longueur de l’habitation à travers la lumière rouge acidulée de la cloison en résine de l’escalier. De l’autre côté de ces éléments, nous découvrons un grand salon blanc où trône un immense canapé familial dans un design sobre.

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Les murs blancs sont nus, et de larges ouvertures apportent la luminosité à la pièce. L’ambiance est zen, calme et reposante. Seul élément coloré, un puits de lumière multicolore qui vient inonder le salon. La façade du séjour donnant sur le patio est entièrement vitrée, ce qui permet à la famille de profiter de la luminosité et de la chaleur du soleil. Du mobilier simple et contemporain habille l’espace, toujours dans des tons blancs et neutres à l’exception d’un fauteuil rouge qui guide le regard à travers la pièce.

Le mur rayé dans le style de Paul Smith, le styliste préféré des propriétaires, vient séparer la salle à manger du reste du séjour. La cuisine se joint au séjour après une porte en verre vert laqué. Dans un style moderne et fonctionnel, l’îlot central permet à la famille de manger tranquillement, dos au soleil du patio. Cette cuisine toute en longueur vient se glisser derrière le patio et conduit à la suite parentale.

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Les grandes baies vitrées apportent de la luminosité au loft grâce au patio qui relie les pièces de vie entre elles. Il crée un espace de convivialité et maintien un lien intérieur/extérieur dans toute l’habitation. Il accueille une piscine entourée d’une grande terrasse en bois et nous emmène également vers l’espace bien-être du loft.

Un sauna et une salle de gym nous attendent de l’autre côté du patio pour un moment détente. La caractéristique design de cet espace ?

Un mur rouge qui attire l’œil et donne mouvement et rythme à la pièce, toujours ouverte sur le patio par de grandes baies vitrées coulissantes. La seule pièce qui ne communique pas directement avec le patio est la suite parentale. Cette coupure vient préserver l’intimité du couple, dans un design sobre et un ameublement minimaliste. La salle de bains est à l’image de cette ambiance neutre avec comme seul élément de décoration une bande en ardoise noire qui longe le mur jusqu’au dressing.

La hauteur sous plafond offerte dans le séjour a permis de créer une mezzanine au-dessus de l’entrée. Une « boîte », pour reprendre l’expression des architectes, donnant sur le salon par de grandes ouvertures, pouvant être fermées par des panneaux de bois coulissants. L’étage est décrit comme le « royaume des enfants » par les architectes.

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L’espace vient se scinder en deux pour offrir une intimité et une indépendance à chacun d’eux. Deux salles de bains trouvent leur place, l’une jaune et l’autre verte, ce qui en fait la particularité. Un balcon aménagé en bibliothèque permet de profiter de l’ensoleillement des baies vitrées du salon et vient illuminer l’étage.

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Texte : Charlotte Dron – Photo : Andrea Martiradonna