Reportage : Contempory Home

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Un véritable écrin de bois qui nous laisse découvrir une oasis de fraîcheur. Avec cette villa, l’agence Roth Architecture cultivent les rêves et les aspirations.

Sydney, ville portuaire et capitale de la Nouvelle-Galles du Sud en Australie, l’opéra, les plages blanches idylliques, sa baie magnifique et ses falaises spectaculaires… Un décor de carte postale pour tous les voyageurs. C’est sur la rive nord qu’une famille pose ses valises ; dans une villa aussi classique que contemporaine.

Dans le bush australien, une villa confortable et design, à l’architecture à la fois traditionnelle et contemporaine.
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Seule touche de couleur du séjour : le tapis bleu qui le délimite de l’espace repas/cuisine.

La visite démarre par un jardin luxuriant qui protège la maison de la rue. Aux pieds de quelques marches en béton, l’entrée se fait par une grande porte en bois australien. Nous découvrons alors deux espaces. Côté nord, les pièces à vivre nous plonge directement dans une ambiance apaisante, détente et bien-être. Séjour, salle à manger et cuisine trouvent leur place dans un grand espace au style neutre, totalement ouvert sur l’extérieur par de grandes baies vitrées qui laissent entrer la lumière. Les sols en béton ciré et la clarté des pièces créent une énergie unique et augmentent les volumes. Le blanc domine la pièce et le bois vient contraster en apportant chaleur et convivialité. L’espace à vivre est confortable, agréable et cosy, il appelle à la détente et au plaisir d’une vie sereine.

Côté sud, donnant sur le jardin, on trouve une buanderie et un salon TV. De manière plus intime, ce salon invite à des heures de farniente avec un home cinema et des canapés moelleux. Un grand escalier revêtu de bois australien nous conduit à l’étage. Quatre chambre et une salle de bains familiale se répartissent l’espace dont deux suites avec dressing et salles de bains. Les deux chambres côté sud apportent une intimité aux occupants alors que les deux suites au nord s’ouvrent sur un balcon donnant une vue agréable sur la terrasse et la piscine ensoleillée du rez-de-chaussée. Cette villa a été pensée selon les architectes comme une expérience. Une fois toutes les pièces intérieures découvertes, nous arrivons à la terrasse en bois, véritable oasis de la maison. La circulation a été réalisée comme un passage de la vie urbaine à la vie reposante et calme qu’offre la terrasse avec sa grande piscine, idéalement orientée.

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Côté extérieur, l’architecture classique se voit complétée par des touches plus modernes apportés par un bardage et des menuiseries en bois. Le mélange de matériaux industriels à la nature crée un jeu de textures aux couleurs en accord avec l’environnement. Les briques australiennes restaurent l’architecture traditionnellement locale, avec un petit plus moderne qui la rend unique.

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Par Charlotte Dron




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Reportage : Casa Oruga – Santiago du Chili

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À côté des codes, la Casa Oruga apparaît « hors normes ». Plus qu’une habitation, la Casa Oruga est une œuvre d’art. Un brin lunaire… On aime. Ou on déteste ! Embarquez pour une visite guidée au Chili, dans la province de Santiago à Lo Barnechea.

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Préfabriquée pour un collectionneur d’art et sa famille, la Casa Oruga a été construite dans la banlieue de Santiago en 2010, à Lo Barnechea ; une nouvelle zone résidentielle. L’idée originale ? Des conteneurs. Veillant à garder un œil sur la Cordillère des Andes, les architectes Sebastián Irarrázaval Delpiano et Erock Caro imaginent la maison comme un mouvement aléatoire ; différent.

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Glissant sur le terrain, la Casa Orruga dessine quatre corridors lumineux dont la course s’échappe dans le vide, vers l’horizon. Ce sont les chambres à coucher et la salle de bains qui profitent des avancées et des ouvertures en balcon sur le paysage. Permission à la lumière de cheminer tout le long. Dans les chambres, l’espace intérieur incliné termine sa descente à l’horizontal, avec le lit. Plus long que large, les corridors offrent ainsi une volumétrie atypique et dégagée au sol. Sans vis-à-vis, ni devant ni en haut, la salle de bains bénéficie également d’un cadre panoramique et ouvert sur les Andes.

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En dessous, le volume du séjour supporte en porte-à-faux, les quatre corridors en course. Grâce à eux, l’ombre est apportée. Car le séjour et la cuisine se concentrent dans le prolongement de la terrasse avec jacuzzi, dans un grand volume vitré ; presque invisible.

L’ensemble dévoile une structure brute en béton ciré et un plancher bois de grandes longueurs. Le mobilier est anecdotique, ton sur ton et lisse. La décoration et l’agencement intérieur se soumettent en réalité à la beauté naturelle de la Cordillère des Andes, et au mouvement de sa faune et de sa flore.

Par Laurène Delion




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Reportage : French Touch à Rio

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Le sable, la mer bleue, le soleil et l’ambiance brésil… Le cabinet d’architecture et de design House In Rio nous dévoilent un loft luxueux à la vue spectaculaire sur la plage de Copa Cabana !

Embarquement pour Rio de Janeiro, la Ville Merveilleuse, accompagné de l’architecte français Jean-Luc Boucharenc où un appartement de 540m² à la vue imprenable sur Copa Cabana nous attend. Le cabinet brésilien d’architecture et de design House In Rio rénove, en 2007, un bâtiment datant des années 50 dans un style minimaliste et chaleureux grâce à des matériaux naturels. Trois chambres, trois salles de bains, un sauna et un séjour de 220m² totalement ouvert, forment un bâtiment exceptionnel sur 16 piliers qui offrent de la hauteur aux pièces de vie. Une vue à couper le souffle sur une des plages les plus célèbres du monde habille l’intérieur de cet appartement. En effet, avec 16m de fenêtres dans le séjour et du sol au plafond, il est reconnu comme un des plus beaux bâtiments de la ville par le marché immobilier de Rio.

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Ce bâtiment idéalement situé représente l’âge d’or de Rio de Janeiro : les années 50.

Les matériaux naturels sont privilégiés pour adopter un style minimaliste et un look original dans une ambiance loft, vacances et plage. Le ciment ciré pour le sol et les murs plonge l’appartement dans une atmosphère sobre et moderne. La décoration intérieure reste elle aussi dans un style naturel avec du bois brésilien, des feuilles de bananier, du sisal, du jonc de mer et bien d’autres matériaux ; le mobilier est réalisé en grande partie par Jean-Luc Boucharenc. Comme cette chaise longue en lianes séchées et feuilles de bananier tressées, une pièce unique réalisée exclusivement pour ce loft et dans laquelle la relaxation se fait face à la mer. L’absence de cloisons dans le séjour permet une circulation fluide entre les espaces.

La démesure des espaces permet aux habitants de profiter de plusieurs salons : vue sur la plage de Copa Cabana installé sur des poufs originaux ou bien dans de confortables canapés qui aspirent à la convivialité, toutes les ambiances sont présentes. Des panneaux de bois coulissants viennent séparer le séjour du reste de l’appartement, permettant ainsi de moduler les espaces à la convenance des occupants. Le mobilier est réalisé sur mesure pour s’adapter parfaitement aux dimensions extravagantes du loft, « des meubles standards auraient été perdu dans l’espace » ajoute Jean-Luc Boucharenc.

”L’appartement

La partie nuit reste dans la même ambiance que les pièces de vie de l’appartement. Pour passer des vacances détente, l’architecte cultive un style classique, naturel et épuré qui aspire au bien-être. De grandes ouvertures sont présentes pour maintenir un lien fort avec le paysage environnant. Les chambres sont agrémentées de grands miroirs qui exploitent l’espace et la luminosité au maximum ainsi que des plantes vertes pour correspondre au style naturel de l’appartement. L’espace a été pensé en fonction de l’extérieur, qui fait la décoration et l’âme de l’appartement.

Par Charlotte Dron




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Interview : Rudy Ricciotti

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Rudy Ricciotti, génial orchidoclaste* !

[*Orchidoclaste : terme élégant pour : « casse-couille »]

On dit de lui qu’il est l’un des protagonistes les plus intéressants de l’architecture contemporaine. Encore faut-il arriver à passer le cap du choc que provoque sa découverte. Car Rudy Ricciotti se présente comme un homme au charisme indéniable certes, mais en provocateur. Sa nature d’homme du sud né en Algérie d’un père italien et nourri au soleil de Méditerranée, n’explique pas tout ; son « physique de latin », associé à un accent d’homme du sud, interroge…

Ce dont on ne peut, pourtant, douter, c’est que cet aventurier de la pensée accroché à sa terre ensoleillée, est un grand monsieur, un architecte magnifique. Sa spécialité ? L’utilisation du matériau béton qu’il transcende à chaque nouvelle réalisation : Depuis le Stadium de Vitrolles, bloc noir abstrait constellé de triangles rouges, en passant par la passerelle du Pont du Diable dans l’Hérault sur le parcours de Saint-Jacques-de-Compostelle, il y a encore l’incroyablement émouvant musée blanc Jean Cocteau de Menton : « Ce musée renvoie au film La Belle et la Bête de Jean-Cocteau », le Stade Jean Bouin à Paris avant d’en atteindre le point d’orgue : le MuCEM de Marseille construit à partir de béton fibré haute performance, couleur poussière mat. Les projets s’accumulent, de beaux objets sortent de terre et c’est ce qui fait qu’on l’aime, sans recul, ni distance.


Stadium de Vitrolles
Stadium de Vitrolles

Stadium de Vitrolles

®Eric RAZ
Musée Jean-Cocteau / Menton
Musée Jean-Cocteau / Menton

Musée Jean-Cocteau - Menton

®Eric Dulie
Stade Jean Bouin
Stade Jean Bouin

Stade Jean Bouin

®Olivier Amsellem
Stade Jean Bouin
Stade Jean Bouin

Stade Jean Bouin

®Olivier Amsellem
Musée Jean-Cocteau / Menton
Musée Jean-Cocteau / Menton

Musée Jean-Cocteau - Menton

®Olivier Amsellem

Ingénieur et architecte, Rudy Ricciotti est certainement le seul à être né les deux pieds dans le béton sans avoir coulé. Ce matériau lui va comme un gant, « pouvant inspirer l’effroi dans certaines banlieues et ailleurs toucher au sublime ». La résille en dentelle du MuCEM en est peut-être le plus bel exemple,  «une architecture de la maigreur, étirée comme les muscles tendus d’un coureur de fond, armée d’une délicatesse puissante et féminine. Elle renvoie à la métaphore de l’espace méditerranéen»…

Fort de sa double formation, Rudy Ricciotti a poussé ses recherches sur la matière ; il est d’ailleurs le premier à avoir expérimenté ce béton ultra haute performance qu’est le Ductal®, un produit que beaucoup n’hésitent pas à considérer comme l’une des innovations les plus importantes dans les matériaux de construction depuis le béton armé. Il a d’ailleurs ouvert la voie avec la Passerelle de la Paix à Séoul, en Corée du Sud, suivi, depuis, par de nombreux architectes.

De ses débuts professionnels, l’histoire retiendra qu’il débuta par une boucherie de Bandol, où il se dit qu’il fut payé par une côte de bœuf. Son parcours jusqu’au Grand prix national d’Architecture reçu en 2006, peut étonner : il est essentiellement français, si l’on excepte la transformation, à Potsdam, en Allemagne, d’une église en philharmonie et les projets en cours : une salle de concert à Gstaad, en Suisse et le Centre International d’Art et de Culture à Liège.


Médiathèque / Colomier
Médiathèque / Colomier

Médiathèque / Colomier

®Lisa Ricciotti
Philharmonie / Potsdam
Philharmonie / Potsdam

Philharmonie / Potsdam

®Heike Ollertz
Pavillon Noir / Aix
Pavillon Noir / Aix

Pavillon Noir / Aix


Ces derniers projets renvoient d’ailleurs l’homme à son ouvrage « HQE, Les Renards du Temple », pamphlet contre « la fourrure verte » d’une profession trop rapide à adopter les nouvelles normes environnementales au détriment du bon sens des savoir-faire locaux. Le Kulturzentrum n’aura, en effet, que peu d’emprise visuelle sur la ville Gstaad. Telle une botte de foin posée dans ce paysage rural de montagne préservé, « à l’archaïsme constructif, le bois, chargé en mémoire architecturale, les chalets », seul 20% du projet sera visible, le reste étant enterré « La culture n’a pas besoin de s’étaler. Seul le poumon de la salle de concert sera visible. C’est un projet pour Gstaad et uniquement pour Gstaad. Sa courbe ondulée d’environ 50 mètres de longueur par 40 mètres de largeur, matérialisée par des troncs de bois massifs, s’appuie sur l’axe du site, suivant une hauteur variant d’environ 12 à 15 mètres. Seule et autonome, offrant la douce saveur du matériau naturel non-traité. Isolé, le bâtiment sera énigmatique. Il réduira la co-visibilité avec le reste du programme, qui sera sous terre, recréant ainsi le paysage idéal, celui de la montagne alpine. La forme architecturale poétique offrira
de manière abstraite une façade compatible avec les saisons (été, hiver) ».


Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

®Antoine Mongodin
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

® Lisa Ricciotti
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

Escalier en béton ®Philippe Ruault
Musée du Louvre
Musée du Louvre

Musée du Louvre

®Antoine Mongodin

Depuis bientôt 30 ans, Rudy Ricciotti se bat (cf. un autre de ses ouvrages « L’architecture est un sport de combat »).  « Devenir architecte, c’est difficile, mais le rester, c’est encore plus dur. Le métier est anxiogène. La peur de mal faire, qu’il faut dépasser, se niche au sein de chaque projet. Le temps finira par m’user, huit ans pour le Pavillon Noir, huit ans, pour le Louvre, onze ans pour le MuCEM. Nombreux sont les architectes à abandonner devant l’adversité ; mais l’enfer, ce n’est pas de lui tenir tête, plutôt de ne pas céder à la barbarie avant le terme ».

Les mots, l’architecte les maîtrise à l’égal de ses bétons. Il en apprécie les saveurs, associe les formules, s’en sert pour bousculer, égratigner, choquer ; mais aussi pour parler vrai, beaucoup. C’est comme ça qu’il nous plaît.


 Les 4 derniers pamphlets de Monsieur Ricciotti

L’Architecture est un sport de combat – Editions Textuel

La HQE® brille comme ses initiales sur la chevalière au doigt – Éditions LE GAC PRESS

Conversations imaginaires « ou pas » avec Rudy Ricciotti – Par  Florence Farrow – Editions Un Autre Reg’Art

« Rudy Ricciotti En vain » – Editions Jannink


Questionnaire de Proust :

Plat préféré
Plat préféré Le bouc rôti

Plat préféré : Le bouc rôti

Saison préférée
Saison préférée Le printemps

Saison préférée : Le printemps

Musique préférée
Musique préférée Only Rock’n Roll

Musique préférée : Only Rock’n Roll

Boisson préférée
Boisson préférée Le vin blanc de Cassis

Boisson préférée : Le vin blanc de Cassis

Couleur préférée
Couleur préférée Le bleu cobalt

Couleur préférée : Le bleu cobalt

Auteur littéraire préféré
Auteur littéraire préféré Curzio Malaparte

Auteur littéraire préféré : Curzio Malaparte


Par Mireille Mazurier


www.rudyricciotti.com




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Hôtel : La ferme du Passieu

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Perchée à flanc de colline, à quelques kilomètres du cœur de Megève, la Ferme du Passieu dispose d’une vue imprenable sur les plus beaux paysages de la région. Entièrement restaurée avec goût, cette Ferme a conservé sa structure en bois d’origine qui lui donne tout son charme et son caractère.

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Bâtisse familiale construite en 1906, la Ferme du Passieu a été acquise par Pierre Cellier, il y a près de cinq ans. Ce sont ses volumes incroyables, sa charpente toute de bois, son charme et son âme qui ont séduit ce parisien. Au fur et à mesure de la rénovation, ce lieu authentique au luxe intimiste et discret, s’est transformé en concept de chalet hôtelier haut de gamme. Un coup de cœur ! Et un retour aux sources pour ce savoyard d’origine qui réalise lui-même l’ensemble des travaux.

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Véritable chalet d’exception, la Ferme du Passieu accueille désormais six chambres, chacune décorée à partir d’une essence de bois différente. Un esprit montagne et design. C’est Béatrice Cerboneschi, décoratrice de l’hôtel Le Blizzard à Val d’Isère, qui a contribué à transformer les 650 m² de la villa en un espace chic et raffiné. L’attention portée à chaque détail, le choix du mobilier et des accessoires, les couleurs et les nuances font ressortir l’authenticité des lieux et son cadre exceptionnel. Le bois habille les murs, les sols et les plafonds. Il côtoie la pierre, et nombreux tissus et fourrures. La Ferme du Passieu cultive l’intimité et le bien-être.

Situées au rez-de-chaussée ou sur la mezzanine, les chambres dispose d’une salle de bains privative et d’un équipement high-tech complet. Avec vue sur les sommets enneigés ! La mezzanine est ouverte sur le séjour ; un étage entier d’où s’admire l’incroyable charpente. Avec sa terrasse, le séjour est une immense pièce à vivre avec coin détente et cheminée, cuisine, espace petit déjeuner et salle à manger.

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Digne des plus beaux palaces, la Ferme du Passieu réserve son rez-de-jardin au divertissement, au bien-être et à la remise en forme avec sa salle de projection, son hammam, sa piscine et sa salle de musculation. Un réconfort bienvenu. Car repère des skieurs passionnés, la Ferme du Passieu permet de rallier les stations alentours grâce à sa navette avec chauffeur, ou par hélicoptère pour rejoindre les plus belles pistes de ski italiennes.

Par Laurène Delion




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Battlefood : le chocolat

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#Emmanuel Renaut

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C’est à Megève, au cœur des Alpes, que Kristine et Emmanuel Renaut ont crée un nid douillet, authentique et gourmand. Triplement étoilé au Guide Michelin, la table «Flocons de Sel» offre un cadre unique et élégant au cœur du massif du Mont Blanc. Meilleur Ouvrier de France, Compagnon du Tour de France et «Grand Chef» Relais & Châteaux, Emmanuel Renaut s’inspire profondément de la nature et des produits du terroir français et savoyard pour nourrir sa carte et ses convives.

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L’interview

Racontez-nous votre parcours, votre amour pour la cuisine, vos engagements…
L’amour de la montagne est venu bien avant l’amour de la cuisine. Lorsque j’avais une dizaine d’années, nous allions en vacances à Houches, vers Chamonix, et j’avais alors une certitude : plus grand, je vivrai à la montagne. J’ai même pensé devenir chasseur alpin… et j’y ai effectué mon service militaire ! La montagne, c’est d’abord un rêve de gamin.

La cuisine est venue ensuite, en rencontrant les bonnes personnes. Mon frère étant sommelier, il m’avait aussi dit en riant de devenir « graisseux », comme on disait il y a 30 ans, pour que l’on ouvre un restaurant ensemble. Alors, j’ai appris la cuisine, et puis j’ai découvert la gastronomie au fur et à mesure de mes apprentissages.

Quelle a été votre plus belle rencontre culinaire ?
Toute l’équipe du Crillon : Christian Constant, Yves Camdeborde, Éric Frechon, Jean-François Rouquette, Thierry Fauché, Thierry Breton… C’est devenu une vraie famille de copains pour moi, très soudée.

Enfin, la montagne m’a amené aux côtés de Marc Veyrat pendant 7 ans : j’étais à ses côtés lorsqu’il a obtenu sa troisième étoile en 1995 à l’Auberge de l’Éridan.

Que retenez-vous de votre séjour en Angleterre ?
J’avais dit que je volerais de mes propres ailes une fois les trois étoiles de Marc Veyrat obtenues. J’ai tenu parole, et j’avais besoin de marquer une certaine rupture : être dans le groupe Savoy (le même qu’Escoffier), c’était déjà mythique…

J’ai beaucoup apprécié la liberté culinaire anglo-saxonne, très paradoxale : puisque les racines culinaires y sont moins développées qu’en France, ils osent beaucoup plus, ont moins d’interdits, et font des mélanges plus osés où la cuisine du monde prend tout son sens.

Quelles sont vos exigences culinaires ?
Ma cuisine est très technique, mais cette technique doit rester souterraine : je n’aime pas qu’on la perçoive. Il faut que les plats paraissent naturels et évidents, sans que l’on devine tout le travail derrière : morilles et sabayon amaretto, oursin-café, petit pois-sureau. On a juste l’impression qu’ils sont faits pour aller ensemble ! J’ai aussi besoin qu’il y ait quelque chose qui redynamise la sensation en bouche, qui ravive le plat : d’où l’importance des acides et des amers dans la composition de mes plats.

Qu’aimez-vous raconter dans vos assiettes ?
J’aime raconter la montagne dans mes assiettes. Celle des artisans producteurs avec qui je travaille chaque jour, comme Eric Jacquier, mon pêcheur du lac Léman qui me livre quotidiennement les plus beaux poissons du lac. La montagne où je me ressource chaque jour, me balade, cueille des champignons, ramasse des herbes…

Si je vous dis « chocolat »…
Lors de mon compagnonnage, j’ai été second chez Yves Thuriès qui m’a fait découvrir tous les aspects du chocolat. Il m’évoque la technicité car on peut le travailler de multiples façons mais surtout la gourmandise !

La recette : Tarte au Chocolat Bois

La tarte chocolat fumé et sa crème glacée au bois est l’un des desserts phares du Flocons de Sel. Amoureux de la montagne, le Chef Emmanuel Renaut s’amuse des nouvelles saveurs. La crème glacée au bois apporte un coté rafraîchissant et relève l’intensité du chocolat. Un mariage fort en goûts.

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Glace Bois
Ingrédients :
1L de lait fumé – 50g de copeaux de bois torréfié – 100g de crème – 140g de sucre  – 3g de stabilisant pour glace – 200g de jaune d’œufs

Préparation :
Porter le lait à ébullition, le verser sur le bois etlaisser infuser 12 heures.
Porter le lait infusé et la crème à ébullition.
Blanchir les jaunes avec le sucre et le stabilisant.
Dès que le lait est à ébullition, le verser sur les jaunes blanchis puis porter à 85°C.
Chinoiser, réserver au frais.
Mettre en paco jet ou turbiné

Poudre Bois
Ingrédients :
1L de lait bois – 80g de sucre glace

Préparation :
Mélanger les deux ingrédients puis congeler en bol Paco Jet (Pacocet au moment)

Meringue fumée bois
Ingrédients :
100g blanc d’œufs – 100g sucre – 100g sucre glace – Bois infusé dans 50g d’eau – 15g de blanc séché

Préparation :
Monter les blancs avec l’eau de bois, les blanc séchés, le sucre puis ajouter le sucre glace délicatement.
Étaler sur silpat une couche de 1 cm et cuire 3 heures à 70°C.

Mousse au chocolat chaude
Ingrédients :
200g de chocolat noir fumé – 40g de beurre – 80g de jaune d’œufs – 12g de sucre – 200g de blanc d’œufs – 70g de sucre

Préparation :
Faire fondre le chocolat et le beurre à 35°C.
Faire un sabayon avec les jaunes et le sucre, le faire refroidir au batteur puis mélanger avec le chocolat.
En dernier, faire monter les blancs avec le sucre puis mélanger avec le sabayon chocolat (délicatement).
Laisser à température ambiante.
Disque chocolat:Chocolat noir sur rhodoïd étalé au pinceau.
Refroidir et fine couche de chocolat blanc à la spatule tailler à l’emporte pièce de la taille de la tarte pendant la prise.

Pâte sucrée pour tartelette chocolat fumé
Ingrédients
200g de beurre – 110g de sucre glace – 160g de jaune d’œufs – 500g de farine – 5g de sel

Préparation :
Mettre le beurre en texture pommade, ajouter le sucre glace puis les jaunes d’œufs,mélanger jusqu’à l’obtention d’un mélange lisse.
Ajouter la farine et le sel sans trop travailler.
Arrêter de mélanger dès que le mixe est homogène.
Étaler, réserver au frais et foncer finement les tartelettes.
Cuire entre deux moules à 150°C 7 à 8 minutes.

Finition et dressage :
Remplir les tartelettes avec la mousse au chocolatet les cuire 3 minutes à 170°C.

Servir avec la glace bois, la meringue et la poudre de lait fumé.
Ajouter un disque de chocolat blanc et noir.


 


#Stéphane Gaborieau

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Loin des décors enneigés, le Chef Stéphane Gaborieau, meilleur ouvrier de France, reçoit «comme à la maison » dans le XVIème arrondissement de Paris. Le Pergolèse, couronné 1 étoile Michelin, rend hommage au compositeur italien Giovan Battista Pergolesi. C’est dans ce cadre que Stéphane Gaborieau invite à la contemplation de l’art. La couleur ne quitte ni les murs, ni l’assiette. Le Chef sert une cuisine ensoleillée, des légumes oubliés et des vieux plats canaille. Une cuisine sincère et respectueuse des produits de saison. 

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L’interview

À quel âge avez-vous commencé la cuisine ? Et avec qui ?
J’ai commencé la cuisine à 14 ans, aux côtés de Jean Pierre Barré au restaurant La Ribaudière à Bourg Charente. C’est lui qui m’a insufflé l’inspiration des produits simples et de la mise en valeur. Le début d’une belle histoire d’amour avec la gastronomie…

Comment définiriez-vous votre cuisine ? Êtes-vous attaché aux produits du terroir ?
Ma cuisine est une cuisine de goût. Lorsque l’on ferme les yeux, on doit pouvoir facilement identifier les produits et retrouver les saveurs. Je suis très attaché aux produits du terroir. Il y a énormément de travail en amont avec de les retrouver dans nos assiettes. C’est très intéressant de sublimer ces produits dans ma cuisine et dans les assiettes.

Quel est votre plus beau souvenir en cuisine ? Et Votre plus belle découverte culinaire ?
Mon plus beau souvenir culinaire est l’obtention de mon titre de meilleur ouvrier de France après de nombreuses années de travail.

Ma plus belle découverte culinaire c’est avec une sardine, une simple sardine. J’en ai fait un plat mythique qui me suit depuis 25 ans du Moyen Orient à l’Extrême Orient.

Chef, quelle est votre madeleine de Proust ?
C’est la salade de pomme de terre aux harengs sous un filet de vin blanc accompagnée d’oignons nouveaux frais que me concoctait ma grand-mère. Un délice.

Que vous évoque le mot « chocolat » ?
Le chocolat m’évoque l’Afrique. J’ai fait de nombreux séjours là-bas. Le chocolat m’évoque le respect et le travail laborieux. La fève est si dure à obtenir avant de la retrouver dans nos assiettes…

Le chocolat est un produit tellement beau qu’on peut l’associer à des grands classiques de la cuisine française. Et encore plus aujourd’hui avec la cuisine moléculaire.

La recette : Mousse micuite de chocolats

Le Chef Stéphane Gaborieau présente un grand classique de la gastronomie en mariant, en un équilibre parfait, le chocolat aux agrumes en différentes textures. Ainsi sublimé, le chocolat fond sur le palais. Et l’agrume éveille nos papilles. Fermez les yeux et dégustez.

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Ingrédients pour 4 personnes :

1 citron – 6 oranges sanguines – 1 orange – Marmelade d’agrumes (200g de sucre et 600g d’eau ) – 50g de gingembre – 30g de sucre – 250g de chocolat noir – 50g de chocolat au lait – 20g de beurre de cacao – 150g de riz soufflé – 125g de sucre – 250g de beurre – 6 œufs entiers – 30g de sucre glace – 150g de crème liquide – 12g de farine – 5g de Grand Marnier

Marmelade d’orange
Couper en quartier orange sanguine, orange et citron et les faire blanchir 3 fois. Les plongez ensuite dans le sirop (200g de sucre et 600g d’eau) préalablement mis à ébullition. Laisser réduire pendant 6 heures. Ensuite mixer et passer au tamis .

Croustillant au riz soufflé
Fondre au bain-marie le chocolat noir avec le chocolat au lait et le beurre de cacao. Ajoutez-y le riz soufflé une fois que tout est fondu. Étaler le mélange à 3 mm d’épaisseur entre 2 feuilles de papier sulfurisé. Puis stocker au réfrigérateur.

Emulsion orange gingembre
Presser et récupérer le jus des 5 oranges sanguines. Émincer finalement le gingembre, mettre le tout dans une casserole. Ensuite couvrir le tout d’un film plastique et laisser infuser une demi-heure. Refroidir le tout, ajoutez-y le sucre glace et la crème liquide. Mettre en siphon et ajouter une cartouche de gaz.

Mi-cuit
Mettre à fondre au bain-marie le chocolat noir, le beurre et le sucre.

Dans un cul de poule mettre les 6 œufs entiers battus, la farine et le Grand Marnier. Une fois fondu ajouter le mélange et incorporer. Ensuite placez en demi-sphère et faire cuire à 120 degré 4 min de chaque côté.

 

Par Laurène Delion




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Carnet d’adresses – LSD N°12 – Février 2015

 

SHOPPING : Le shopping des nouveautés

Shopping & photos : El Paris (showroom), 6 rue Henri Heine, 75016 Paris, 06 70 33 58 88 – FR66, 25 rue du renard, 75004 Paris, www.fr66.comGautier, 17 rue Georges Clemenceau, 85510 Le Boupère, www.gautier.frH&H, www.heth.frHamilton Conte Paris, 62 rue Vaneau, 75007 Paris, www.hamiltonconte.com Lounge Fabrics, www.loungefabrics.com Moustache, 3 rue du Buisson Saint-Louis, 75010 Paris, www.moustache.frSodezign, www.sodezign.com – Proplamp, www.proplamp.nlZephyr&Co, 60 avenue de la Grande Bégude, 13770 Venelles, www.zephyretco.com

SHOPPING : La sélection High-Tech

Shopping & photos : AKG, 12 bis, rue des Colonnes-du-Trône, 75012 Paris, www.akg.com – Dyson, 64 Rue La Boétie, 75008 Paris, www.dyson.fr – Get Piper, www.getpiper.com – LG, 117 Avenue des Nations, 93420 Villepinte, www.lg.com – Petchatzwww.petchatz.com – Phonotonic33 rue du Mail, 75002 Paris, www.phonotonic.net – Samsung, 3-5 Boulevard Malesherbes, 75008 Paris, www.samsung.com – Withings, 2 rue Maurice Hartmann, 92130 Issy-les-Moulineaux, www.withings.comXsorieswww.xsories.com – Zeiss, 100 Route de Versailles 78161 Marly Le Roi, www.zeiss.fr

SHOPPING : En toute transparence

Shopping & photos : Bel Ordinaire, 239 avenue Gambetta, 75020 Paris, www.belordinaire.comCadeaux Folies, www.cadeauxfolies.frCappellini, Via Busnelli 5, I-20821 Meda (MB), www.cappellini.itEPI Luminaires, 130 cours de Vincennes, 75012 Paris, www.epiluminaires.frFly, 90 rue de Guebwiller, 68260 Kingersheim, www.fly.frKartell, www.kartell.comKLS Living, www.ksl-living.frLa Boutique Danoise, 264 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris, www.laboutiquedanoise.comLasvit, 78/80 Avenue de la Republique, 75011 Paris, www.lasvit.comMoustache, 3 rue du Buisson Saint-Louis, 75010 Paris, www.moustache.frRoche Bobois, 18 rue de Lyon, 75012 Paris, www.roche-bobois.com

SHOPPING : Miroir mon beau miroir

Shopping & photos : Bonaldo, Via Straelle 3, 35010 Villanova di Camposampiero, PD Italia, www.bonaldo.itElements Optimal (EO), Kongshaven 8, 2500 Copenhagen, www.eo.dkEPI Luminaires, 130 cours de Vincennes, 75012 Paris, www.epiluminaires.fr, Hamilton Conte Paris, 62 rue Vaneau, 75007 Paris, www.hamiltonconte.com Hartô, 6 rue de Montmorency, 75003 Paris, www.hartodesign.frMaison du Monde, Le Portereau, 44124 Vertou, www.maisonsdumonde.comMaisonnée, 1 allée des citeaux, 92130 Issy les Moulineaux, www.maisonnee.frOchre6 rue de Valois, 75001 Paris, www.ochre.netReine Mère, www.reinemere.comSuper-ette, 8 cité Veron, 75018 Paris, www.super-ette.com

INTERVIEW ARCHITECTE : Rudy RICCIOTTI

Contact : Agence Rudy Ricciotti, 17 boulevard Victor-Hugo, 83150 Bandol, www.rudyricciotti.com

INTERVIEW DESIGNER : Sang Pil BAE

Contact & photos : Chimera Watts, www.chimerawatts.com

REPORTAGE : French Touch à Rio – Brésil

Photos : Jean-Luc Boucharenc
Architecte : House In Rio Projects, Rua Francisco Sa 23, sala 903, Copacabana, www.houseinrio.com

REPORTAGE : Contempory Home – Australie

Photos : Roth Architects Pty Ltd & Murray Fredericks
Architecte & Designer : Roth Architects Pty Ltd, PO Box 386, Woollahra NSW, Australie 1350, www.roth.com.au

REPORTAGE : Hors normes – Chili

Photos : Sebastián Irarrázaval Delpiano
Architecte : Sebastián Irarrázaval Arquitetos, General John O Brien, 2458 Vitacura, Santiago Chile, www.sebastianirarrazaval.clArchitecte associé : Erick Caro

REPORTAGE : House P – Allemagne

Photos : Johannes Kottjé – Victor Brigola – Oliver Schuster
Architecte : Philipp Architekten, Wittighäuser Steige 2, D-74547 Untermünkheim, www.philipp-architekten.de

HOTEL : La Ferme du Passieu

Photos : La Ferme du Passieu
Hôtel : La Ferme du Passieu, la Poulière, 73590 Saint-Nicolas la Chapelle, www.lafermedupassieu.com

DOSSIER : Couleur & Ambiance

Contacts & photos :
PeclersParis
, 23 rue du Mail, 75002 Paris, www.peclersparis.com

DOSSIER : Architecture & Couleur

Contacts & photos :
Architecture-Couleur
, 23 Quai des Chartrons, 33000 Bordeaux , www.architecture-couleur.com

CRAZY CAR

Contact & photos : Mercedes Benz, www.mercedes-benz.fr

BATTELFOOD : Le chocolat

Contacts & photos :
Hôtel – Restaurant “Flocons de Sel”, 1775 Route de Leutaz, 74120 Megève, www.floconsdesel.com
Le Pergolèse, 40 rue Pergolèse, 75116 Paris, www.lepergolese.com




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Interview : Matthieu Lunet

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À la découverte de la nouvelle société de création et d’édition de mobilier Barnabé…avec Matthieu Lunet

Du marketing au design, il n’y a qu’un souhait : revenir à un métier en lien avec la création, au contact de la matière. Il n’y a qu’une envie : se consacrer pleinement à une passion qu’est le travail du bois. Il n’y a qu’un pari : l’auto-édition made in France. C’est le pari de Matthieu Lunet. Et c’est la naissance de Barnabé, sa société de création et d’édition de mobilier. À découvrir.

Matthieu, quel est votre parcours ? D’où venez-vous ?

Après l’obtention du diplôme de l’Edhec et de quelques années d’expériences dans le marketing, j’ai décidé, en 2009, de changer de cap professionnellement et de revenir à mes premiers amour. J’ai alors intégré l’École Boulle en formation continue afin de devenir ébéniste.

Je suis un parisien originaire d’Aveyron et c’est au cœur de cette région que mon père m’a transmis sa passion pour le bois dans le petit atelier attenant à la maison familiale.

Vous passez du marketing au design. Qu’est-ce qui vous fascine dans cette discipline ?

Aujourd’hui j’exerce un métier en lien avec la création, au contact de la matière et de la nature.

La phase de création est une étape qui me procure une sensation de liberté lorsque je couche mon crayon sur du papier pour laisser libre cours à mon imagination. Faire émerger une création puis la faire devenir concrète et réelle est une étape véritablement grisante !

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Designer et ébéniste ! Le bois est votre matériau favori, pourquoi?

Parce qu’il permet d’offrir des meubles toujours uniques, deux morceaux de bois ne sont jamais identiques ! Et parce qu’il se marie parfaitement à d’autres matériaux comme l’acier.

Nature, développement durable, made in France… Que vous inspirent ces mots ?

La co-responsabilité ! Le monde de demain, enfin je le souhaite !

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Dans l’histoire, qui est ce barnabé ?

Barnabé était le prénom que mes parents souhaitaient me donner à la naissance. Pensant qu’il serait difficile pour un enfant de ma génération de porter un prénom si peu commun (hormis pour les amateurs des chansons de Fernandel…), ils ont finalement opté pour Matthieu qui paraissait plus conventionnel et ont placé le prénom Barnabé en 3ème position. Enfin, afin de simplifier les choses, ils m’ont surnommé Barnabé dès ma naissance ….


Matthieu est Barnabé, mais Barnabé est aussi Matthieu…. L’Un ne va pas sans l’Autre !

Tout s’explique ! Quel est le pari de barnabé ? En fin le vôtre…

Mon pari ? Créer des meubles accessibles à tous et modulables en fonction des appartements.

Je suis originaire d’Aveyron mais parisien surtout ! Et j’ai conscience de ce que peut être la difficulté de trouver un meuble qui puisse répondre aux critères et aux contraintes liés à la superficie de son logement

Où trouvez-vous l’inspiration Matthieu ?

Je puise mon inspiration de la nature et des différents voyages que j’ai pu faire. Mes idées me viennent généralement lorsque je me promène dans la nature.… Soyons clair, toutes les idées qui m’ont effleuré l’esprit lors de mes nombreuses balades n’ont pas toutes vu le jour, et c’est heureux !

Que vous réserve cette nouvelle année ?

Mes premières ventes j’espère !


Si Barnabé était un fruit…
Si Barnabé était un fruit… Il serait une framboise

Si Barnabé était un fruit…Il serait une framboise

Si Barnabé était une matière…
Si Barnabé était une matière… Il serait une pierre

Si Barnabé était une matière… Il serait une pierre

Si Barnabé était une fleur…
Si Barnabé était une fleur… Il serait une orchidée

Si Barnabé était une fleur… Il serait une orchidée

Si Barnabé était un super héros…
Si Barnabé était un super héros… Il serait Nicolas Hulot

Si Barnabé était un super héros… Il serait Nicolas Hulot

Si Barnabé était une couleur…
Si Barnabé était une couleur… Il serait rouge carmin

Si Barnabé était une couleur… Il serait rouge carmin

Si Barnabé était une forme…
Si Barnabé était une forme… Il serait une ondulation

Si Barnabé était une forme… Il serait une ondulation

Si Barnabé était un proverbe…
Si Barnabé était un proverbe… Si tu ne peux pas être une étoile au firmament, sois une lampe chez toi

Si Barnabé était un proverbe… Si tu ne peux pas être une étoile au firmament, sois une lampe chez toi

Si Barnabé était un des 7 péchés capitaux…
Si Barnabé était un des 7 péchés capitaux… Il serait la gourmandise

Si Barnabé était un des 7 péchés capitaux… Il serait la gourmandise

Si Barnabé était un animal…
Si Barnabé était un animal… Il serait un singe

Si Barnabé était un animal… Il serait un singe


 

 Par Laurène Delion

 

Reportage : Water Patio – Ukraine

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Une ambiance reposante, une architecture simple. Un écrin de détente au bord de la Mer Noire, à Odessa, en Ukraine. Une architecture simple et rectiligne, sur un grand terrain de verdure qui s’achève à quelques mètres de la Mer Noire. Une vue mer époustouflante, une villa qui appelle à la détente et au bien-être.

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Voilà une définition de paradis selon les architectes Oleg Drozdov et Alexander Strulev. C’est en 2006 que l’agence d’architecture Drozdov & Partners réalise ces 725m² de design épuré dans la deuxième ville d’Ukraine, Odessa, sur les côtes de la Mer Noire.


Une oasis de verdure et de fraîcheur qui s’ouvre totalement sur la Mer Noire

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Une combinaison de deux volumes offre un angle de vue parfait, sans aucun obstacle entre la maison et la mer. La villa s’intègre totalement dans son environnement en privilégiant au maximum la végétation déjà existante. Une villa qui mélange le mélèze, le stuc et le cuivre sur ses façades extérieures pour un style moderne et unique, à l’aspect acier rouillé par le climat marin ! En parcourant la maison, on retrouve la mer et son ambiance. L’eau est placée au cœur de la villa et lui offre son nom : Water Patio.

 En effet, une piscine à la fois intérieure et extérieure fait le lien avec la mer et vient refléter une lumière éclatante qui inonde les espaces de vie. Côté intérieur, on retrouve au rez-de-chaussée les pièces principales : cuisine, salle à manger et salon se partagent un grand espace entouré de la vue magnifique qu’offrent les murs vitrés. Un îlot multi-usage donne sa fonction à chaque espace en intégrant une cheminée, une bibliothèque, un mini-bar ainsi qu’une télévision.

Un mur entièrement vitré sépare le séjour du hall d’entrée qui nous emmène à l’espace bien-être, lui aussi totalement ouvert sur l’extérieur. Une grande piscine ainsi qu’un hammam et un sauna appellent à la détente et au plaisir.

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Le design minimaliste et la forte présence du blanc dans les éléments de décoration invitent au repos, dans une ambiance chaleureuse, ponctuée de touches colorées. Un grand escalier de bois conduit à l’étage qui accueille deux chambres à l’ambiance côtière, un bureau/bibliothèque ainsi qu’une spacieuse suite parentale avec dressing et salle de bains qui offre une vue mer imprenable.

Un jardin vient entourer la maison. Tout aussi design et à l’ambiance reposante que la villa, il est structuré par plusieurs terrasses et mène au Mirador, comme l’appelle les architectes. Cette petite terrasse surplombe la Mer Noire et offre un point de vue exceptionnel qui emplit de bien-être tous ses visiteurs. Il représente alors parfaitement l’ambiance de cette villa, qui plonge ses occupants dans un monde de douceurs et de rêves.

Par Charlotte Dron

Reportage : Baan Moom – Bangkok

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Les architectes du cabinet Integrated Field Co. nous font découvrir une villa à l’architecture innovante et au design affuté. En 2012, 400m² habitable et 150m² de jardin voient le jour à Sukhumvit Road à Bangkok, en Thaïlande.


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Cette maison familiale accueille cinq personnes et respecte l’intimité de chacun en alternant des espaces personnels et conviviaux. Elle s’étire sur trois niveaux afin de laisser un grand jardin pour assouvir la passion de ses propriétaires : le jardinage. Principalement en acier, bois, béton et verre, la villa propose de grands volumes et des espaces ouverts pour une circulation facile et une ambiance zen.


Une villa de rêve, aux volumes généreux, pour une vie dynamique et ludique

À l’intérieur, une sensation immense de calme et de sérénité se fait sentir. Le rez-de-chaussée accueille les pièces de vie avec un séjour/salle à manger et une cuisine ouverte. Le séjour se compose de deux parties : un espace totalement ouvert sur l’extérieur par de grandes baies vitrées orientées nord et un salon TV dans une « boîte » vitrée, fermée par des rideaux. Les sols de ce séjour sont recouverts de parquet pour amoindrir l’effet de grand volume et rendre plus chaleureuse la maison.

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Un escalier en angle grand format lie les espaces entre eux et nous emmène au premier étage où nous découvrons la suite parentale avec sa salle de bains privative. Le bois est très présent dans cette chambre mais conserve un aspect moderne grâce à un mobilier tendance et cosy.


La particularité de cette architecture repose sur les angles créés par l’escalier, pièce majeure de la maison

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Un puits de lumière nous accueille à l’arrivée de l’escalier et donne vie à l’espace. L’étage accueille également un grand bureau largement vitré qui nous réserve une surprise… Au deuxième étage se trouve une chambre mezzanine ouverte sur le bureau du premier étage, accompagnée de sa salle de bains personnelle. Un filet de bateau vient délimiter les deux étages et sert de hamac pour un coin lecture et détente insolite.

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La troisième chambre se distingue dans une ambiance plus classique avec un grand dressing et une salle de bains privative. Le blanc est rehaussé par le bois, toujours dans un style épuré et moderne. Les chambres profitent d’une luminosité idéale et d’une température confortable grâce à leur orientation nord et est, tout comme les pièces de vie.

Les espaces extérieurs occupent une part majeure de l’architecture. La terrasse en bois du rez-de-chaussée accueille une piscine en L qui crée alors un véritable espace détente. Le séjour vient se prolonger sur cette terrasse grâce aux grandes baies vitrées qui disparaissent totalement une fois ouvertes. La maison aspire au confort, au bien-être et correspond au quotidien de ses habitants, pour une vie moderne et sereine.

Par Charlotte Dron

W Beijing Chang’an Hotel

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Situé sur l’avenue Chang’an, le somptueux W Hôtel de Beijing est le second W Hôtel de la Chine continentale. Alliant modernité et pièces de tradition, ce nouvel hôtel, haut lieu du luxe, compte 349 chambres et suites décorées par Ed Ng et Terence Ngan du studio de design AB Concept.


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Le W Hôtel capture l’histoire de la dynastie de Beijing. Mêlant la tradition à la modernité, AB Concept dessine avec subtilité et délicatesse, les contours du second W Hôtel de la Chine continentale en s’inspirant du Tian Yuan Di Fang. Le Tian Yuan Di Fang étant un principe philosophique chinois qui définit le ciel comme un rond et la terre comme un carré. Ainsi dès l’entrée du W Hôtel, la courbe côtoie la ligne. Du décor naît le souvenir de la souveraineté royale. De bas en haut, l’histoire est inscrite au W Hôtel ; dans les murs, sur les sols, aux plafonds, aux détours des couloirs… Aussi dans le mobilier.

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AB Concept imagine le W Hôtel comme le repère harmonieux du passé et du futur. AB Concept imagine le W Hôtel comme le repère moderne du luxe et du design. La couleur s’y invite. Et la lumière ! C’est elle qui nous accompagne. Elle court sur les plafonds à la manière d’un décor de théâtre ; à chaque espace sa propre scène. Et que dire du bar de l’hôtel d’où s’élance une passerelle conçue pour imiter les lumières des plateaux de cinéma. Tout le mobilier et l’éclairage est fait sur mesure par AB Concept. La lumière se joue ainsi des ambiances du W Hôtel. Elle est architecturale. En témoigne l’impressionnant lustre de l’entrée avec ses 26 000 lumières et ses couleurs changeantes qui laissent apparaître poissons, tigres et autres créations fascinantes.

Autre détail du hall d’accueil : la multitude d’assiettes en porcelaine Ming suspendues derrière le comptoir de la réception. Céramique chinoise, bronze, philosophie… Une symbolique, ou selon : une œuvre d’art qui se conjugue au présent avec des saveurs internationales. Le W Hôtel prétend ainsi satisfaire une clientèle exigeante venue des quatre coins du monde. Car à la nuit tombée, le W Hôtel et sa « DJ Ball » invitent les noctambules à se rassembler ou s’observer dans le W lounge ; une mezzanine privée où voir serait un luxe. Il y a aussi « The Secret Space », ce gigantesque nid d’oiseaux douillet… Le W Hôtel recèle bien des mystères.

Le YEN, le restaurant chinois de l’hôtel, s’installe au second niveau. Le YEN mêle l’histoire au patrimoine gastronomique de Beijing. On retrouve l’inspiration Ming avec sa céramique bleue et blanche et de nombreuses œuvres d’art représentant Beijing, Changan Dajie et Sanlitun. Et sur le dos des chaises : un nœud traditionnel chinois.

De son côté, le All Day Dining ressemblerait davantage à un laboratoire culinaire à l’arrière duquel on découvre une terrasse et son jardin aromatique à ciel ouvert.

Que serait le W Hôtel sans sa piscine et son spa ; le Away Spa… Et sans ses chambres et ses suites. L’hôtel en compte 349. Toutes font échos au principe Tian Yuan Di Fang et à la dynastie Ming. La vue sur la ville s’anime entre tradition et modernité, et le doré qui référence l’histoire royale de Beijing. Un luxe !

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AB Concept ajoute un nouveau luxe à la Chine continentale en accordant une attention particulière à l’histoire, la musique, la mode et le design.

Par Laurène Delion

Interview : Odile Decq, architecte hors-norme

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Elle a une notoriété internationale dont peu de femmes architectes peuvent se prévaloir ; un look inoubliable, tendance gothique ou punk, regard charbonneux, coiffure ébouriffée aile de corbeau et silhouette tout de noir vêtue, une couleur qui l’imprègne autant qu’elle l’habille. Elle est une personnalité dont les italiens ont fait leur « archistar » depuis qu’elle a restructuré le MACRO, le Musée d’Art Contemporain de Rome, en 2010.

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Le MACRO

En France, elle crée aujourd’hui, la polémique avec Confluence, son école d’architecture privée fraîchement ouverte à Lyon. “L’architecture ne doit pas être réduite à un enseignement professionnel et spécialiste : c’est une discipline qui ouvre sur le monde. C’est un regard. C’est une capacité d’agir. Elle a aujourd’hui besoin d’une ambition plus humaniste“, souligne Odile Decq dans un communiqué. De fait, la formation que l’on y dispense est fondée sur la recherche, l’expérimentation et la transversalité, avec cinq thématiques : Neurosciences – New technologies – Social Action – Visual Art – Physics. Confluence, c’est une école ancrée dans l’économie du monde, mais aussi un lieu de synergies ouverts aux architectes, critiques, artistes, philosophes, scientifiques, ingénieurs ou autres industriels.

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Soutenue par les plus grands noms à l’international, l’architecte remue les esprits au national. Elle, qui dans le cadre d’une interview critiquait l’éloignement des architectes français «que l’on élève de façon élitiste, dans l’esprit des Beaux-Arts», tente cette grande aventure riche en humanisme.

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Musée de l’Homo Erectus – Chine

En parallèle, Odile Decq n’en finit pas de signer, en rouge et noir, des bâtiments issus d’univers oniriques, depuis le Phantom, le restaurant créé au cœur de l’Opéra Garnier, en passant par le MACRO, Musée d’Art Contemporain de la ville de Rome, l’Information Center de Shanghai en forme de tipi, ou encore le tout récent siège de GL Events à Lyon : rouge et noir en intérieur. Ce sont encore ces couleurs que l’on retrouvera à Nanjing, en Chine, dans le Musée de l’Homo Erectus (en cours de livraison).

Mais qui est Odile Decq ? Comment est-elle devenue cette figure si forte de l’architecture française ?

Née en 1955, troisième d’une fratrie de sept enfants, elle est une jeune fille de bonne famille de Laval et fait des études d’histoire de l’art à Rennes, avant d’intégrer l’école d’architecture à Rennes puis à Paris. En 1978, elle ouvre son agence d’architecture, poursuit des études à Sciences Po où elle obtient son DESS d’urbanisme. «Il faut être inconscient pour être architecte», déclarait-elle lors d’une conférence au CSTB, avant de rajouter «Ne rien lâcher». C’est ce qu’elle fait aux côtés de son compagnon Benoît Cornette. Ensemble, ils rencontrent la reconnaissance internationale très tôt, dès 1990, à l’occasion de leur première grande commande : la Banque Populaire de l’Ouest à Rennes. Ils seront encore Albums de la Jeune Architecture en 1986, puis Lion d’or à Venise dix ans plus tard. Curieux du monde, peut-être trop, audacieux pour l’hexagone, ils s’aventurent à l’étranger. «Nous n’avons pas suivi les chemins normaux en France. On nous a taxé de ‘high-tech’, de déconstructivistes. Nous étions surtout soucieux du détail», explique Odile Decq dans un entretien. En 1998, Benoît Cornette disparaissait dans un accident. Odile Decq poursuit la tâche.

2013 aura été sans aucun doute l’année Decq : Récompensée Femme Architecte de l’Année des mains de la Ministre de la Culture, Designer de l’année (Maison & Objet), et, pour la troisième fois, récompensée par le Prix de l’architecture internationale – au Chicago Athenaeum –. Et l’année 2014 n’aura pas été moins prestigieuse avec la médaille de Vermeil et d’Honneur de l’Académie d’architecture, une récompense de plus à installer dans son appartement parisien avant de repartir plus libre et décidée que jamais vers de nouveaux projets.

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GL Events – Lyon

Votre couleur préférée ?
Votre couleur préférée ? Le noir

Votre couleur préférée ? Le noir

"Le noir ! Je suis tombée dedans il y a longtemps, et je n'en suis pas sortie. Le rouge vient parfois travailler dedans car cela représente la vie d'une certaine façon. Mais le noir ne représente pas la mort pour moi, mais une autre lumière."
Votre boisson préférée ?
Votre boisson préférée ? Le whisky

Votre boisson préférée ? Le whisky

Votre endroit préféré ?
Votre endroit préféré ? La Sicile

Votre endroit préféré ? La Sicile

Votre objet préféré ?
Votre objet préféré ? Le couteau pliant "Le Noir"

Votre objet préféré ? Le couteau pliant "Le Noir"

Votre chanson préférée ?
Votre chanson préférée ? "Walk on the wild side" de Lou Reed

Votre chanson préférée ? "Walk on the wild side" de Lou Reed

Votre auteur préféré ?
Votre auteur préféré ? Gabriel García Márquez

Votre auteur préféré ? Gabriel García Márquez

Vos fleurs préférées ?
Vos fleurs préférées ? La tulipe noire, l'iris, l’arum noir et la rose noire

Vos fleurs préférées ? La tulipe noire, l'iris, l’arum noir et la rose noire

Votre héros préféré ?
Votre héros préféré ? Éric Tabarly

Votre héros préféré ? Éric Tabarly


Par Mireille Mazurier

Cuisines 2015 : du blanc, du bois, en îlot, et plus que jamais, connectées !

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Le high tech et la technologie numérique intègrent la cuisine et bouleversent tout !

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Un écran LCD pour twitter , écouter de la musique via deux petits haut-parleurs placés de part et d’autre de l’écran, établir votre liste de course, chercher une recette, ou encore donner la météo pour savoir comment s’habiller avant de sortir, le tout associé une technologie du froid de plus en plus économe, c’est ça le réfrigérateur connecté Samsung RF 4289 qui pourrait équiper votre cuisine demain…

Du four au réfrigérateur à la cafetière, en passant par les plaques de cuisson intelligentes, une multitude de nouveaux objets connectés apparaissent chaque jour, permettant l’aménagement de la cuisine de la nouvelle ère. Les fours et réfrigérateurs connectés, déjà sur le marché, ouvrent la voie à un phénomène appelé à se développer. Outre sa fonction réfrigérante initiale, le réfrigérateur né de la dernière technologie, équipé d’écrans tactiles, gère les stocks ou les dates de péremption des produits qu’il contient, propose des recettes en fonction des aliments disponibles et peut même commander directement en ligne les aliments manquants. Certains affichent encore le programme diététique personnalisé de chacun des occupants de la maison.

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Cuisine Porcelanosa – Blanco Texturado

En 2015, les fours se connecteront à notre smartphone. Plus besoin de se déplacer pour vérifier si le gratin n’est pas en train de brûler. Il suffira de jeter un coup d’œil sur son smartphone pour suivre la cuisson de son plat en live !

La gamme iQ700 de Siemens va encore plus loin que la “simple” assistance à l’utilisation, puisque ces modèles sont connectés. L’application “Home Connect » ne devrait, du reste, pas se limiter aux fours puisqu’elle pourra piloter à distance le lave-vaisselle ou le réfrigérateur du fabricant… et pas uniquement. Siemens annonce en effet que son système, ouvert, sera compatible avec d’autres produits que ceux de Siemens ou de sa maison mère Bosch.

Autre must de l’électroménager de cuisine numérique, la table de cuisson. Équipée de capteurs Wifi, elle permet notamment d’automatiser la cuisson. Entièrement tactile, la large table de cuisson à induction Cook Top de Whirlpool est une gigantesque « zone flexible » sur laquelle la chauffe s’adapte à la taille du plat utilisé – c’est ici le cas sur toute la surface de la table, puisque la zone de chauffe s’installe automatiquement à l’emplacement où l’on dépose le récipient. Connectée à Internet, la table de cuisson Cook Top permet d’accéder à des informations de tout type nécessitant une connexion Internet : réseaux sociaux, consultation de courriers électroniques, simple surf sur la Toile… Elle est également connectée aux autres appareils électroménagers de la cuisine (gamme 6ème Sens Live). La table de cuisson communique donc avec le lave-linge, le lave-vaisselle et le réfrigérateur. Dans le cas du lave-linge et du lave-vaisselle, elle va surtout transmettre directement à l’utilisateur des informations quant à l’état d’avancement d’un cycle de lavage, lui permettant de savoir par exemple s’il doit délaisser les casseroles pour étendre son linge.

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Samsung Crystal Blue est la première machine connectée de la gamme. Lancer sa machine à distance grâce à son smartphone en mesure de lire le capteur d’auto dosage, et de commander le distributeur de lessive, c’est pour aujourd’hui , déjà…

La cafetière a également fait une entrée remarquée dans le monde enchanteur des objets connectés. À la maison, elle permet de programmer à distance un capuccino ou un expresso.

Le principe de la cocotte-minute connectée est le même : une tablette numérique ou un smartphone pilotent l’objet à distance. Pratique pour programmer l’heure de démarrage et le temps de cuisson des aliments.

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Face à l’engouement pour les objets connectés, Moulinex lance une version connectée de son multi-cuiseur. Cookeo Connect répond à tous les besoins avec plus de contenu, plus de simplicité, plus de personnalisation. Connecté via Bluetooth à l’application MonCookeo1, il accompagne l’utilisateur dans la préparation des plats du quotidien.

Il y a encore la balance de cuisine connectée qui pèse les aliments en adaptant les proportions de la recette au nombre de convives, et qui se charge même des conversions d’unités pour les liquides.

Du gadget à la transformation des usages, il faudra un peu de temps pour distinguer l’utile et l’agréable. Mais, c’est sûr, tout y trouvera son compte, la cuisinière expérimentée comme l’amateur de gadget !

La technologie, c’est bien, mais c’est encore mieux dans une jolie cuisine, tout de blanc et de bois

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Concrètement b1 de Bulthaup s’adapte à l’architecture en s’intégrant verticalement entre le sol et le plafond et horizontalement de la partie fonctionnelle de la cuisine vers l’espace de vie. b1 est un concept de cuisine aux lignes épurées et sans poignée. Formes intemporelles, matériaux séduisants, perfection artisanale alliée aux avantages de la fabrication industrielle. L’éventail des matériaux et des couleurs se réduit à l’essentiel : laque – bois chaleureux, frêne blanc et noyer naturel – verre translucide – aluminium naturel – inox – stratifié, et des couleurs classiques : – blanc – sable – anthracite.

La tendance couleur 2015, ce sera le blanc. Peu importe le style que vous voulez donner à votre cuisine : moderne, rustique, champêtre ou traditionnelle. Inclure du blanc dans le décor c’est chic et épuré. Le blanc suit le temps, ne se démode jamais et agrandi l’espace. Maintenant, à vous de trouver la, ou les, couleur(s) complémentaire (s)! Mais peut-être encore plus tendance cette année, le bois matériau chaud, chaleureux, voire réconfortant par ces temps moroses, est LE matériau à inviter dans nos cuisines pour 2015.

Capable de transformer l’atmosphère d’un lieu uniquement par sa présence, dans tous les styles, du plus classique et traditionnel au plus contemporain et moderne :

Le bois brut et massif est un matériau particulièrement agréable au toucher. Il est aussi odorant. On assiste d’ailleurs depuis quelques années à une arrivée massive de nouvelles essences de bois dans les cuisines. Qu’elles proviennent d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie, ces nouvelles essences de bois apportent une nouvelle fraîcheur aux cuisines en même temps qu’un style et une odeur teintés d’exotisme. Certaines espèces restent pour le moment l’apanage de quelques cuisinistes privilégiés mais la révolution du bois exotique aux senteurs si particulières est en marche. Qu’il s’agisse d’un bois clair, hêtre, frêne, érable, ou chêne ou de couleur plus soutenue, ce matériau offre une variété de couleurs originales qui s’adaptent au style contemporain comme au style classique. La tendance aujourd’hui est de faire rentrer dans la cuisine des matériaux naturels qui par essence sont extérieurs à la maison, mais les mixant avec d’autres matériaux tels que les métaux ( inox, zinc, cuivre) ou les synthétiques (résine, Corian, Krion).

L’îlot, c’est beau et c’est tendance

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La cuisine Porcelanosa se compose de 2 espaces : La zone de l’îlot est composée d’un modèle en stratifié d’aulme coloris sandalo, avec tiroirs sans poignée dont l’ouverture se fait par les côtés biseautés. Le plan de travail en granit Portobello et en Krion® (matériau Solid Surface du Groupe Porcelanosa) se prolonge en table d’appoint. La 2e zone est formée par un ensemble de colonnes laqué blanc mat encadrées et biseautées, avec des étagères de rangement laqué Cemento mat et un système d’ouverture de portes occultées Hawa.

La cuisine îlot, c’est la réponse à notre besoin de convivialité. Central ou accolé au mur, cuisine semi îlot ou îlot en épi, il sépare ingénieusement la cuisine de la pièce à vivre sans pour autant isoler les cuisiniers de leur famille ou amis. En matière d’aménagement, Il existe deux types d’îlots: l’un dédié aux meubles de cuisine avec plan de travail et l’autre, multifonctions, intègre l’évier ou la plaque de cuisson et parfois même un coin repas sur le pouce avec chaises hautes.

Ilot de cuisine multifonctions :

Très pratique mais contraignant à mettre en place dans le cadre d’un renouvellement de cuisine.Si vous choisissez cette solution pour accueillir votre évier, il est indispensable de préparer le raccordement en eau, l’évacuation des eaux usées et le réseau électrique. Vous devrez choisir entre casser le sol ou placer votre cuisine ilot sur une estrade. Ce style de cuisine est plus simple à réaliser dès la construction plutôt qu’en rénovation et de même, en maison plutôt qu’en appartement. Dans le cas d’une cuisine ouverte, vous n’aurez peut-être pas envie que votre îlot devienne un centre d’intérêt où épluchures de légumes et vaisselle sale seront en première ligne, sous les yeux de vos invités…

Si vous optez pour une plaque de cuisson sur l’îlot de cuisine, ce sera la hotte au plafond. Si le plafond le permet, optez pour une hotte aspirante à recyclage, sans conduit vers l’extérieur. Et prévoyez un périmètre de sécurité de 40 cm autour de votre plaque de cuisson, indispensable contre les éclaboussures ainsi que pour faire glisser vos casseroles en ébullition!

Enfin, pas de cuisine ilot dans moins de 15m², surtout si la pièce est fermée ! Au quotidien, il est indispensable de pouvoir circuler sans obstacle. L’idéal est de prévoir un dégagement de 90 cm autour de l’îlot afin d’ouvrir facilement les meubles de rangement et 120 cm devant le lave- vaisselle et le four. Un ilot de cuisine dispose au minimum des mesures d’un plan de travail standard, soit 1m par 60cm. Il est généralement placé à 90 cm de hauteur ; plus encore s’il fait office de bar.

Rectangle, carré ou en forme de haricot, vous pourrez craquer pour un ilot coordonné aux autres éléments de cuisine, ou au contraire, le démarquer en le singularisant, tout particulièrement si vous disposez d’une cuisine ouverte et qu’il sert de séparation.

Voilà, en ce début d’année, vous avez le choix pour concevoir la cuisine de vos rêves, alors, n’hésitez plus !

Par Mireille Mazurier

 

Battlefood : Coquillages et Crustacés

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#Alexandre Couillon

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Alexandre Couillon, chef du restaurant La Marine, obtient sa deuxième étoile en 2014. À Noirmoutier, entre terre et mer, le chef compose une cuisine de saison et de tradition qu’il saupoudre de créativité. Cet amoureux du bon et du beau, partage sa philosophie dans l’assiette ; celle d’un terroir qu’il aime, qu’il affectionne et qu’il respecte. Et parmi ses favoris : les coquillages, les crustacés… Des produits de la mer qui jamais ne quittent sa carte pour ravir les papilles éveillées des gens du pays et des gastronomes de passage à La Marine ou à la Table d’Elise.

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©Jean-Christophe Leroux
La cuisine c’est faire plaisir, être généreux, aimer le bon et le beau, le partage…

L’interview

Racontez-nous votre parcours, votre amour pour la cuisine, vos engagements…
Après très peu de maisons étoilés (Georges Paineau à Questembert et Michel Guérard à Eugénie les Bains), je me suis installé très jeune avec ma femme Céline en 1999 ; nous avions 23 et 22 ans. On est parti de rien, on était 3 en tout. Nous avons toujours beaucoup travaillé et toujours défendu une cuisine de produits frais. Nous avons tout consacré à notre restaurant.

Maintenant, 16 ans après, nous sommes 17 à l’année et 25 en pleine saison. Nous avons fait évoluer notre entreprise toujours avec honnêteté et sincérité. Et nous continuons avec les pieds bien sur terre car rien n’est jamais gagné.

Entre « La Marine » et « La Table d’Elise », comment définiriez-vous votre cuisine ?
C’est la même colonne…les mêmes produits, la même sincérité pour des histoires différentes. D’un côté (à la Table d’Elise) : une cuisine conviviale dans un décor authentique, marin, nos racines. Et de l’autre, à La Marine ; une cuisine plus contemporaine qui se marque dans son temps, plus légère, plus créative aussi ; une pièce de théâtre.

Nous suivons les variations saisonnières et nos traditions existantes à travers notre cuisine afin de combiner des saveurs autour de la mer, de la terre, des bois, d’herbes, de grains et de plantes, de fumée…

Quelles sont vos exigences culinaires ?
La sincérité de nos fournisseurs, les saisons, les meilleurs produits et le respect de ces produits ! Et la participation de nos équipes au quotidien.

Quelle a été votre plus belle rencontre culinaire ?
C’était en 1995, avec Monsieur Georges Paineau, au restaurant Le Bretagne à Questembert 2** au guide Michelin…un cuisinier, un écrivain, un peintre, un créatif… Il m’a donné une tout autre vision de la cuisine.

La recette : Bouillon d’étrilles, crème de navets, légumes, coquillages et crustacés

Le Chef Alexandre Couillon propose un plat de la carte de La Marine ; un plat du bord de mer, une ballade le long des côtes de l’île de Noirmoutier…avec un voyage tourné vers l’Asie. C’est un plat qui évolue suivant les saisons, les humeurs et le temps. Un plat signature qui donne le TON pour la suite du repas… Et qui sublime les produits de la mer.

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Ingrédients pour 4 personnes

100 gr de crevettes bouquets 8 coques 4 vernis 4 palourdes 4 couteaux 500 gr de navets ronds 1 litre de lait de noix de coco 4 jeunes carottes 2 jeunes poireaux 1 poivron rouge 1 quartier de choux fleur 1 jeune navet 1 citron Huile d’olive 2 kg d’étrilles 1 garniture aromatique 1/2 feuille(s) de gélatine Herbes Huile de combawa Pousse de moutarde

Préparation
Bouillon d’étrille :
Couper les étrilles en gros morceaux et les faire revenir à l’huile d’olive, ajouter la garniture aromatique. Mouiller avec 2 litres d’eau et laisser cuire lentement. Filtrer le bouillon, le faire réduire si besoin pour corser le goût. Prélever 375 gr de bouillon et le coller avec la feuille de gélatine.

Crème de navets : Laver et éplucher les navets puis les émincer. Les blanchir à l’eau. Égoutter et finir la cuisson des navets dans le lait de noix de coco. Mixer et refroidir. Vérifier l’assaisonnement.

Légumes : Les éplucher et les émincer finement, les faire dégorger au gros sel environ 10 min. Bien les rincer et les garder au frais.

Coquillages & crustacés : Ouvrir les coquillages à l’eau de mer, garder au frais. Décortiquer les crevettes et les cuire sous vide pendant 1 min à 55°C. Déposer la crème de noix de coco. Ajouter les coquillages et les crevettes. Assaisonner les légumes d’un trait d’huile d’olive et de citron, sel et poivre. Déposer délicatement les coquillages. Emulsionner la gelée d’étrille et verser délicatement. Mettre les herbes et quelques gouttes d’huile de combawa.

Proposition d’accord avec les langoustines
AOC Savennières, 2010 Schistes, Pithon-Paillé.


#Christophe Bacquié

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« Relais & Châteaux » depuis 2006, « Grandes Tables du Monde » depuis 2001 et distingué en 2010 par une deuxième étoile au Guide Michelin pour son restaurant gastronomique le Monte Cristo, l’Hôtel Le Castellet nous invite dans le Var, en plein cœur des couleurs provençales et ensoleillées. En toile de fond, le village du Castellet et la mer inspirent et régalent les voyageurs gourmands. Et chaque jour, le Chef Christophe Bacquié apporte le soleil dans les assiettes ! Du Monte Cristo au bistrot San Felice, le Chef s’amuse à mêler les saveurs en jouant avec la tradition et les produits de la région.

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Le Chef Christophe Bacquié propose une cuisine de Provence : légère, subtile mais avec cet accent franc et moderne

L’interview

Entre la gastronomie et la Corse, votre cœur balance. D’où viennent vos envies de cuisine ? Votre amour de la gastronomie ?
Je suis né à Lumio, un petit village de Haute-Corse, près de Calvi. C’est là que tout a commencé. J’ai baigné dans la gastronomie dès mon enfance dans l’hôtel-restaurant familial et c’est à l’île Rousse que j’ai intégré l’école hôtelière. Mon amour de la gastronomie et la Corse sont donc indissociables.

Jusqu’aux commandes des cuisines du Monte Cristo et du Bistrot Le San Felice, quel a été votre parcours ?
J’ai commencé ma carrière de cuisinier au “Méridien 25” à l’hôtel Méridien Montparnasse de Paris dans les années 1990. En 1992, je suis reparti vers le Sud en direction de “L’Oasis” à Mandelieu-la-Napoule chez Louis Outier et Stéphane Raimbault où j’ai vraiment décidé de me lancer dans la haute gastronomie. Après un bref retour sur l’île de Beauté, et un passage à la Maison Prunier sous la direction de Gabriel Biscay, j’avais envie d’un retour aux sources à Calvi à l’hôtel Relais et Châteaux « La Villa » dont je suis devenu Chef des cuisines en 2000. En 2002, j’ai obtenu une première étoile Michelin suivi de mon titre de meilleur ouvrier de France en 2004 et d’une deuxième étoile en 2007 avant de relever un nouveau défi en 2010 aux commandes des cuisines de l’Hôtel du Castellet.

Quelle est votre plus belle rencontre culinaire ?
Louis Outhier, que j’ai rencontré en 1992 dans les cuisines de l’Oasis à Mandelieu-la-Napoule. Un homme charismatique et généreux.

Vous êtes doublement étoilé au Guide Michelin et Meilleur Ouvrier de France en 2004. Quelles sont vos exigences culinaires ?
Comme je le dévoile dans mon premier livre, je suis pour une cuisine saine et créative, j’utilise majoritairement des produits de la Méditerranée, et j’admire les producteurs de ma région. Je travaille main dans la main avec tous les artisans et producteurs de la région qui me fournissent cette matière première indispensable. C’est un véritable échange au quotidien de valeurs, de saveurs et de respect.

Comment définiriez-vous votre cuisine ? Et qu’avez-vous envie de raconter dans vos assiettes ?
Je raconte le Sud ! Ma cuisine représente la Provence : légère, subtile mais avec cet accent franc et moderne qui vient magnifier cet instant à part, ou tout s’arrête, tout se savoure.

La recette : Langoustines de casier de Méditerranée

De son côté, Christophe Bacquié sublime les langoustines ; une recette intitulée « Langoustines de casier de Méditerranée dans leurs plus simples expressions ». La recette compte parmi les belles pages de son ouvrage : « Christophe Bacquié au Monte-Cristo » aux éditions De Borée. À savourer !

©Laurence Barruel
©Laurence Barruel

Ingrédients pour 4 personnes

Beurre d’herbes : 6 g de feuilles de basilic 8 g de ciboulette 8 g de coriandre 18 g de persil plat 120 g de beurre demi-sel 28g de noisette entière torréfiées Jus de citron Fleur de sel Piment d’Espelette Langoustines royales : 8 pièces de langoustines 2/3 20 g d’huile d’olive « fruité vert » Sel fin rose de l’Himalaya Piment d’Espelette Chapelure 10 g d’huile de basilic 1 citron vert

Préparation
Beurre d’herbes : Placer les noisettes dans le bol d’un mixeur, les concasser grossièrement, ajouter les herbes. Mixer rapidement à vitesse soutenue, ajouter le beurre en morceaux, la poudre de noisettes. Débarrasser dans un cul de poule, assaisonner de fleur de sel, piment d’Espelette et le jus d’un demi-citron. Réserver à température ambiante.

Langoustines royales : Couper les langoustines en 2 dans le sens de la longueur, les déboyauter et ôter le contenu de la tête. Remplir l’intérieur des têtes des langoustines de beurre d’herbes et parsemer de chapelure fine. Assaisonner la chair des langoustines d’huile d’olive et de sel puis les cuire sous la salamandre ou sous le gril du four, les queues de langoustine doivent être translucides.

Finition et dressage :
Assaisonner de piment d’Espelette, huile de basilic et d’un zeste de citron vert.

Proposition d’accord avec les langoustines :
2008 Domaine de la Vougeraie, 1er cru Le Clos Blanc de Vougeot, AOC Vougeot Blanc.

Par Laurène Delion

Carnet d’adresses

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SHOPPING : Le shopping des nouveautés

Shopping & photos : Axo Light, via Moglianese 44, 30037 Scorzè, Venezia, Italy, www.axolight.it – Chairs & More, Via dell’Artigianato 18,33048 S. Giovanni al Natisone UD Italy, www.chairsandmore.it – Gilles Nouailhac, 24, avenue de la Carelle, 94290 Villeneuve le Roi, www.gillesnouailhac.comLa vallée des prix, www.lavalleedesprix.comLeolux, www.leolux.fr – Livin Deco, www.livindeco.comMade, www.made.comMat&Jewski, 21 rue Jaufré Rudel, 33390 Blaye, www.matejewski.comMoustache, 3 rue du Buisson Saint-Louis, 75010 Paris, www.moustache.frRed Edition, 38 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris, www.rededition.comRouge Absolu, 11 rue Saint-Florentin, 75008 Paris, www.rougeabsolu.com

SHOPPING : Inspiration animale

Shopping & photos : 22 22 Edition, 43 rue Beaubourg, 75003 Paris, www.2222editiondesign.fr Arteum, www.arteum.com Bathroom Graffiti, 82 bis rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux, www.bathroomgraffiti.comDesign Ideaz, www.designdeaz.comFerm Living, Laplandsgade 11, DK-2300 København S, Danmark, www.fermliving.comFrançois Rambaud Design, www.francois-rambaud.comGood Object, www.goodobject.meHaoshi Design, www.haoshi.com.twIbride, L’Ancienne Menuiserie, 25660 Fontain, www.ibride.frLovely Market, www.lovely-market.frMaisonnée, 1 allée des citeaux, 92130 Issy les Moulineaux, www.maisonnee.frMerve Kahraman, www.mervekahraman.comPlace-A, 19 rue Condorcet, 75009 Paris, www.place-a.comRock The Kasbah, www.rockthekasbah.netVondom, Avda. de Valencia 3, 46891 Palomar, Valencia Spain, www.vondom.com

SHOPPING : Crazy Kitchen

Shopping & photos : Alessi, via Privata Alessi 6, 28887 Crusinallo (Vb) Italia, www.alessi.com Atypyk, 17 rue Lambert, 75018 Paris, www.atypyk-e-shop.com Heartbeats, 2 Impasse de Lancelotte, 03630 Desertines, www.heartbeats.frIdéescadeaux.fr, Z.A.C. de la Croix Bonnet, 2D rue Georges Mélies, 78390 Bois d’Arcy, www.ideecadeau.frKaris, 21 rue du Renard, 75004 Paris, www.karis.frLib, 7 rue de l’horloge, 22100 Dinan, www.lib-editeurdidees.comMaiden, 188 Shoreditch High Street, London E1 6HU, www.maidenshop.comPA Design, 2 bis rue Fléchier, 75009 Paris, www.pa-design.comPylones, 41 avenue de l’Agent Sarre, 92700 Colombes, www.pylones.comSabre, www.sabre.frYoocook, Groupe Louis Tellier, 21 rue Guy Moquet, 95100 Argenteuil, www.yoocook.fr

SHOPPING : La sélection High-Tech

Shopping & photos : Barney, www.barneys.comBathroom Graffiti, 82 bis rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux, www.bathroomgraffiti.com – Bigben Interactive, 396 rue de la Voyette, 59818 Lesquin, www.bigben.fr – Doro, www.doro.frFujifilm, 16 rue Etienne-Jules Marey, 78340 Bois d’Arcy, www.fujifilm.euJaybird, 3676 W California Ave STE A-111, Salt Lake City UT 84104 USA, www.jaybirdsport.comMeyrowitz, 5 rue de Castiglione, Place Vendôme,  75001 Paris, www.meyrowitz.comOpening Ceremony, www.openingceremony.usTangent, Birk Centerpark 40, DK-7400 Herning, Danmark, www.tangent-audio.comThomson, 157 rue du Caporal Felix Poussineau, 77190 Dammarie-Les-Lys, www.thomsoncomputing.euWacaco, www.wacaco.com

INTERVIEW ARCHITECTE : Odile Deck

Contact : Studio Odile Decq, 11 rue des Arquebusiers, 75003 Paris, www.odiledecq.com
Photos : Odile Decq, Roland Halbe et Georges Fessy

INTERVIEW DESIGNER : Matthieu Lunet // Barnabé

Contact & photos : Showroom Barnabé, 60 rue Guy Moquet, 75017 Paris, www.barnabe-design.com

REPORTAGE : BAAN MOOM – Thaïlande

Photos : IF
Architecte : IF (Integrated Field Co),  272, 5h floor, Rama III Rd., Soi12, Bangkholaem, Bangkholaem, Bangkok, 10120 – www.integratedfield.com

REPORTAGE : WATER PATIO – Ukraine

Photos : Andrey Avdeenko
Architecte : Drozdov&Partners (Oleg Drozdov, Alexander Strulev), 31 Darwin Street, office 1, Kharkov 61002, Ukraine,  www.drozdov-partners.com

REPORTAGE : La perle d’Orient – Liban

Photos : Leva Saudargaitė
Architecte : BlankPage Architects, (Karim Nader, Patrick Mezher, Walid Ghantous), NAFCO Building, Amaret Chalhoub, Nahr el Mott, Lebanon, www.blankpagearchitects.com

REPORTAGE : De l’usine au loft – Italie

Photos : Andrea Martiradonna
Architecte : Buratti+Battiston Architects (Gabriele Buratti, Oscar Buratti, Ivano Battiston), via Benvenuto Cellini, 5
20020 Busto Garolfo (Milano) Italy, www.burattibattiston.it

HOTEL : W Beijing Chang’an Hotel

Photos : AB Concept
Hôtel : W Beijing Chang’an Hotel, No.2 Jianguomennan Avenue, Pékin – Beijing 100022, Chine, www.starwoodhotels.com
Architecte : AB Concept (Hong Kong), 18/F Leigton Centre, 77 Leigton Road, Causeway By, Hong Kong, www.abconcept.net

DOSSIER : La cuisine

Contacts & photos :
Bulthaup
, Aich/Werkstraße 6, 84155 D-Bodenkirchen, www.bulthaup.fr Cuisine Charles Bigant, 11 bis rue du commandant Pilot, 92200 Neuilly-sur-Seine, www.charlesbigant.fr Hygena, 350 rue des Clauwiers, 59471 Seclin, www.hygena.fr – Marchi Group, s.s. n° 10 km. 234, I-26039 Vescovato (CR), www.marchicucine.it Mobalpa, BP 22, 74230 Thônes, www.mobalpa.fr – Moulinex (SEB), Chemin du Petit Bois, Les 4M, BP 172, 69134 Ecully, www.moulinex.fr Porcelanosa, S-12540 Villarreal, Castellón, www.porcelanosa.com Samsung, 1 rue Fructidor, CS 2003, 93484 Saint-Ouen, www.samsung.com SieMatic, August-Siekmann-Straße 1-5, D-32584 Löhne, www.siematic.fr – Siemens, 26 avenue Michelet, 93400 Saint-Ouen, www.siemens-home.frWhirpool, www.whirlpool.fr

CRAZY CAR

Contact & photos : Viotti, www.carrozzeriaviottitorino.com – Willys, www.willysoverland.com

BATTELFOOD : Coquillages et crustacés

Contacts & photos : Hôtel du Castellet, RDN8, 3001 Route des Hauts du Camp, 83330 Le Castellet, www.hotelducastellet.netLa Marine, 5 Rue Marie Lemonniern 85330 Noirmoutier en ile, www.alexandrecouillon.com

TOP 5 des ingrédients indispensables pour un dîner…

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Passez aux aveux ! Qui n’a jamais osé sortir à la fin du dîner, LA phrase ?! Celle-ci : « Pour l’ambiance, je mets un 7. Pour la déco, c’est un 5 : j’ai pas aimé et pour le repas, ce sera 2 car j’ai pas compris». Et en plus ça fait rire l’assemblée. C’est donc LA phrase de fin, mais il y a aussi LA phrase du début : « La caméra est dans la salle de bains ou dans les toilettes ? ». Aucun dîner n’est épargné. La pression est à son paroxysme… Il va falloir assurer sur : l’ambiance, la décoration de table et la cuisine ! Mais il va falloir aussi assurer sur : les convives et vous.

Dîner presque parfait ou dîner de con, quelle stratégie adopter ?



Ce qu’il faut pour réussir un dîner presque parfait :

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L’ambiance
  • Des chaussures vernis et une tenue bien repassée.
  • Une atmosphère cosy, un feu de cheminée, des bougies, un fond musical.
  • Un programme annoncé
  • Ce qu’il NE faut PAS : des enfants.
La décoration de table
  • Les assiettes en porcelaine ou des ardoises pour épater la galerie
  • Les couverts du service de votre arrière grand-mère préalablement astiqués pour un brillant impeccable. Il y a aura les couverts à poisson et à salade, naturellement.
  • Des verres à pieds sans trace de doigt ; un pour le rouge et l’autre pour le blanc Et des verres à eau.
  • Une jolie nappe ou des sets de table. Avec les serviettes assorties bien sûr.
  • Des reposes-couteaux que vous aurez confectionné pour économiser de précieux euros, et parce que ça, c’est la classe !
  • Un centre de table : chandelier, composition florale, aquarium (avec un vrai poisson), bois flotté…
  • Sans oublier : les carafes.
La cuisine
  • De la viande du boucher, des fruits et des légumes du maraîcher (et de saison), une glace maison, des condiments à foison des quatre coins du monde (notamment les épices rapportées de votre dernier voyage en Tanzanie)
  • Un service à l’assiette coloré et équilibré
Les convives
  • Des amis d’enfance heureux de se retrouver (et sans annonce d’heureux événements qui viendrait tout gâcher)
  • Votre famille aimante
  • Vos nouvelles fréquentations du cours de théâtre, de votre classe de clarinette ou du club lecture
Vous Vous êtes presque parfait :

  • Vos amis sont tous venus
  • Vos amis ont passé une excellente soirée

Ce qu’il faut pour réussir un dîner de con :

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L’ambiance
  • Être en retard et recevoir ses invités le torchon dans les mains avec de la sauce tomate dans les cheveux.
  • Parler de politique
  • Allumer la télévision
La décoration de table
  • Les assiettes de tous les jours, un peu ébréchées et complètement rayées
  • Des couverts dépareillés avec les couteaux qui coupent et ceux qui ne coupent pas.
  • Les verres à moutarde dont les dessins ont commencé à s’estomper à cause du lave-vaisselle.
  • Une nappe ? Non vraiment, aucune utilité !
  • Les sauces : ketchup, mayonnaise, béarnaise, barbecue, samoura, aïoli, bourguignonne…
  • Sans oublier : la salière et la poivrière en plastique de la station-service.
La cuisine
  • Des légumes moches, des boîtes de conserve, une purée surgelée, des cacahuètes pour l’apéro.
  • Poêle et casserole sur la table, à la bonne franquette chacun se sert une généreuse plâtrée.
Les convives
  • Le service informatique et de la compta’
  • Les potos du club GT Tuning
  • Vos nouvelles fréquentations rencontrées à la grande soirée des sosies de Dunkerque.
Vous Vous êtes cons :

  • Vos amis sont tous venus
  • Vos amis ont passé une excellente soirée

Par Laurène Delion

Lifestyle : TOP 10 des questions/reponses sur le Père Noël

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Ça dure depuis des semaines… C’est interminable ! L’enfant est inépuisable ! Le Père Noël est une obsession. La perspective de nouveaux jouets, mêlée à toutes sortes d’interrogation sur ce gentil vieillard au manteau rouge animent toutes les discussions de votre bambin. Il veut tout savoir : du nom des rennes au nombre de lutins. Manque d’inspiration ? Désespoir ? Lassitude ? Pas de panique, voici le TOP 10 des réponses à formuler pour que la magie de Noël dure, encore et encore. Ou pas !

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Quand est-ce que le Père Noël va passer ?

C’est tous les ans le même refrain ! À croire que votre enfant souffre d’amnésie. Ce n’est pourtant pas compliqué, le Père Noël passe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Qu’il s’y fasse, c’est comme ça depuis la nuit des temps. Prenez votre plus beau sourire, et dites-lui que non, il n’aura pas ses jouets avant les autres enfants. Et qu’il aille se brosser les dents, et au lit. Avouez, c’était bien tenté ?

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Comment fait-il pour distribuer tous les jouets, à tous les enfants dans la même nuit ?

Qu’il est fort ce vieillard ! Et qu’il nous ennuie aussi. Tout le monde sait que la Mère Noël et tous les lutins sont là pour aider le Père Noël. Mais la question demeure, « comment fait-il pour distribuer TOUS les jouets, à TOUS les enfants du monde ? » Autrement : l’arnaque ! Bien sûr que vous allez devoir dire à votre petite bouille ronde que c’est le Père Noël en personne qui va se charger de la livraison de ses joujoux. Dites-lui qu’il a des pouvoirs magiques… Les enfants aiment les pouvoir magiques.

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S’il a des pouvoirs magiques, pourquoi le Père Noël a besoin de toute l’année pour fabriquer les cadeaux ?

Parce que le Père Noël tient à fabriquer chaque jouet, pour chaque enfant. Comme cela, chaque jouet est unique. « Alors pourquoi papy dit que tous les jouets sont fabriqués en Chine ? ».

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Combien a-t-il de lutins ? Comment s’appellent ses rennes ?

Il y a les questions pertinentes, et les autres. Parce que dans le fond, qu’il soit 10, 100 ou 10 000 lutins, qu’est-ce que ça change ? La vraie question est la suivante : « c’est qui ? » Autant être pragmatique, les lutins ce sont des lutins. Comment cela, il n’a jamais vu de lutins ? Pour les rennes, regardons ce que nous apprend Wikipédia : « Il y a quatre mâles et quatre femelles : Tornade, le plus rapide, Danseuse, la plus gracieuse, Furie, le plus puissant, Renarde, belle et puissante, Comète, celui qui apporte le bonheur, Cupidon, celle qui amène l’amour, Tonnerre, le plus fort et Éclair, celle qui apporte la lumière ». Voilà, vous avez votre réponse !

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Pourquoi le Père Noël vient-il toujours quand je dors ?

Bah oui ça, papa, maman : pourquoi le Père Noël vient-il toujours déposer les jouets par milliers quand je dors ? Qu’il est fourbe. On l’attend pendant 365 jours, et il trouve le moyen de venir quand le petit est dans les bras de Morphée. Deux options : vous soutenez à votre enfant que le Père Noël passe seulement quand tous les enfants sont couchés (accessoirement pour que les adultes puissent avoir la paix pour déguster le fois gras, les huitres et le chapon) ou, vous baissez les bras en signe d’impuissance en ajoutant que peut-être cette année… L’espoir fait vivre.

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Dis papa, pourquoi c’est toi qui mets les cadeaux aux pieds du sapin et pas le Père Noël ?

Et oui, vous êtes grillé en pleine nuit par votre enfant! Alors que faire?

  • 1 : Vous êtes pris de court, vous avouez la vérité, vous lui cassez son rêve le jour de Noël, traumatisme assuré !
  • 2 : Vous dites que le Père Noel est un gros flemmard, qu’il a balancé les cadeaux à l’arrache parce qu’il est grave à la bourre. Et comme vous êtes un parent gentil, serviable et bon, vous aidez le Père Noel à placer les cadeaux au pied du sapin. Super parent !

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Comment il fait pour passer par la cheminée ? On en a pas!

Euh… Alors là…bon…. Oh  regarde, il y a Mickey à la télé !

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Est-ce que le Père Noël a un traîneau magique ? Est-ce que les rennes ont des ailes ?

Est-ce que le Père Noël a un traîneau magique ? Puisque que le Père Noël passe par la porte comme n’importe qui, et non pas par la cheminée (soyons claire), le Père Noël n’a donc PAS de traîneau magique. La voiture de papa, elle est magique peut-être ?! Alors c’est pareil. Le traîneau du Père Noël a des roues (oui des roues !) c’est bien connu. Et pourquoi donc les rennes auraient-ils des ailes ? Bon, si le petit y tient vraiment, on n’est plus à un ou deux mensonges (disons, améliorations de la vérité), près. Aaaaaah, la magie de Noël…

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Pourquoi le Père Noël ressemble à tonton ? Ou à Tata ?

Parce que le Père Noël est polymorphe ! Et ça veut dire quoi polymorphe ? Mauvaise idée. Pourtant, l’enfant a raison : le Père Noël ressemble à tonton. Il est parfaitement reconnaissable avec ce costume de location à trois sous et cette barbe qui lui mange le visage. L’enfant doute, l’adulte panique, et le Père Noël se fige. Il ne parle plus, ne bouge plus… Il sait que l’enfant sait. Il tente un « oh oh oh » avant de déguerpir. Et tous en cœur au retour de tonton : « Michel t’as ENCORE raté le Père Noël ». Peu importe, l’enfant est, de toute façon, déjà trop occupé à déballer ses cadeaux.

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Il habite où le Père Noël ?

Dans les nuages ? Dans un pays imaginaire avec la Mère Noël, les lutins et les rennes ? À moins que cela vous amuse d’en baver, nous, on abandonne. Le Père Noël habite en Laponie ! On sort la carte, on pointe le doigt sur la Finlande et sur Rovaniemi : le Père Noël habite ici. On peut même aller lui rendre visite. Attention : à moins d’avoir réellement prévu une virée au Santa Claus Village, abstenez-vous de tout commentaire. On ne parle pas d’aller voir Mickey en région parisienne là !

Texte : Laurène Delion

Mode : Être élégant l’hiver en six leçons

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Être élégant l’hiver en six leçons

Col roulé et nez rouge, l’hiver n’est pas la saison la plus reluisante pour souligner notre grâce ! Pas de panique, la grosse polaire n’est pas la seule à vous tenir chaud ! Le douillé branché sera votre allié : top 8 des « à porter » pour la saison.

  1. Le manteau

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Pièce incontournable de l’hiver : le manteau. La tendance des collections 2014 pense douillet ! Ainsi la doublure devient aussi importante que le tissu extérieur. Le mouton en profite pour faire son grand retour au plus près de notre peau. Chaleur et confort pour faire face, donc, aux basses températures. Sézane by Morgane Sézalory réinvente la doublure mouton avec son manteau Hopper pour 290 euros.

  1. La cape

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Le manteau très long donne à nos tenues une sobriété classe indiscutable. Néanmoins, la taille mannequin à plus d’un mètre soixante quinze n’est pas celle de toutes les femmes, vous en conviendrez ! Pourtant, les femmes, mêmes petites, portent bien la cape. Pour le coté sportif/chic : choisir un modèle avec capuche, sinon la cape avec bord en cuir de chez Massimo Dutti qui fait rimer simplicité et élégance pour 250 euros.

  1. Le cardigan

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La maille s’impose une nouvelle fois dans les essentiels de cette saison. Une matière qui a de la tenue. À préférer donc aux matières plus souples qui se déforment vite. Comptoir des Cotonniers la modernise avec son cardigan grenat à 165 euros. Agréable et élégant à porter sur un tee-shirt uni.

  1. Les chaussures

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Si l’hiver est froid, il n’en est pas triste ! Les collections vernis réveillent les pieds glacés. Une brillance qui termine le raffinement de vos tenues. Le détail branché : à porter avec des chaussettes à motifs ou colorés. André consacre sa collection Tout ce qui brille au vernis. Ici, le modèle Goncourt Noir à 99 euros.

  1. Les gants

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L’élégance des gants n’est plus à prouver, son utilisation en revanche oui ! La femme moderne les arrache à la hâte avec ses dents pour dégager ses mains. Ils se retrouvent mâchouillés dans nos bouches au lieu de souligner la finesse de nos mains ! Isotoner propose sa solution avec ses gants Smart touch à 37,90 euros pour « textoter » ganté !

  1. Les chaussettes

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Épaisses et tout sauf sexy, les chaussettes d’hiver sont bien cachés dans nos souliers. Elles se rehaussent pour la collection 2014 comme un accessoire à part entière. Elles enveloppent nos jambes de chaleur pour agrémenter nos tenues hivernales de leur fantaisie. À retrouver sur Asos pour 7 euros.

BONUS : Et question beauté ?

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Les couleurs prisent pendant l’été ont laissé place aux teints laiteux de l’hiver. Le maquillage vole alors au secours de nos mines ! Car si le soleil n’est pas dans le ciel, à vous de le mettre dans vos yeux ! Sephora apporte sa gamme strass & paillettes à partir de 7 euros : fards à paupières, crayons, liners, mascaras…les produits sont variés. Et le doré n’est pas seulement réservé aux maquillages festif, il peut aisément se porter au quotidien. L’avantage : il passe très bien avec toutes les couleurs. Attention par contre à l’utiliser avec parcimonie ; les sapins de Noel c’est juste pour les cadeaux !

Texte : Maurine Bajac

Interview Designer : Ionna Vautrin

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Espiègle, coloré, généreux, malicieux…des adjectifs qui définissent un design, et aussi une femme : Ionna Vautrin ; la maman de Binic et de tant d’autres. Sa rencontre avec le design sonne comme une histoire d’amour. Depuis, les projets et les collaborations se succèdent : Foscarini, Moustache, Kvadrat, Christian Dior, Sancal, Serralunga, Lexon… Et 2015 qui se profile ! Ionna Vautrin, le design au cœur qui bat !


Préau lumineux
Préau lumineux Tools Galerie

Préau Lumineux - Tools Galerie

Ô
Ô Moustache

Ô - Moustache

Zoo
Zoo Kvadrat

Zoo - Kvadrat

Baobab
Baobab Moustache

Baobab - Moustache

Luba
Luba Serralunga

Luba - Serralunga

Doll
Doll Foscarini

Doll - Foscarini

Pour ma retraite
Pour ma retraite Industreal

Pour ma retraite - Industreal

Binic
Binic Foscarini

Binic - Foscarini

Donges
Donges Industreal

Donges - Industreal

Gloriette
Gloriette

Gloriette

Cyclope
Cyclope Moustache

Cyclope - Moustache

Panier percé
Panier percé Industreal

Panier percé - Industreal

Chouchin
Chouchin Foscarini

Chouchin - Foscarini

Mezzo
Mezzo Lexon

Mezzo - Lexon

Vases texturés
Vases texturés Industreal

Vases texturés - Industreal

Rétroviseur domestique
Rétroviseur domestique

Rétroviseur domestique

Bovisa
Bovisa Industreal

Bovisa - Industreal

Forêt illuminée
Forêt illuminée Super-ette

Forêt illuminée - Super-ette

Paddle
Paddle Wallpaper

Paddle - Wallpaper

Boîte tamisée
Boîte tamisée Industreal

Boîte tamisée - Industreal

Rombas
Rombas Industreal

Rombas - Industreal

Jeannette & Jacquette
Jeannette & Jacquette Industreal

Jeannette & Jacquette - Industreal

Pion
Pion Sancal

Pion - Sancal

Musette
Musette De Vorm

Musette - De Vorm

Saule
Saule Saint Louis

Saule - Saint Louis

Fabbrica del vapore
Fabbrica del vapore Industreal

Fabbrica del vapore - Industreal

Moaïs
Moaïs Tools Galerie

Moaïs - Tools Galerie


 

Ionna, commençons par faire connaissance. D’où viennent vos envies de design ?
Mes premiers souvenirs d’objets sont issus de mon enfance. Petite, j’ai passé beaucoup de temps dans l’atelier de céramique de mon village. J’y façonnais toutes sortes d’objets : pots, vases, assiettes… Et petit à petit, je me suis intéressée de plus près au design et à toutes ses possibilités pour enfin choisir d’en faire mon métier.

Tout commence donc chez Camper. Et ensuite ?
Le diplôme de l’École de design Nantes Atlantique en poche, j’ai successivement travaillé pour Camper en Espagne, George J. Sowden en Italie et pour Ronan et Erwan Bouroullec en France. J’ouvre mon propre studio en janvier 2011, après avoir remporté le grand prix de la création de la ville de Paris. Depuis les projets et les collaborations se succèdent : Foscarini, Moustache, Kvadrat, Christian Dior, Sancal, Serralunga, Lexon…

Le design industriel a guidé vos créations. Quel est sa place dans notre société ?
Tous les objets qui nous entourent sont initialement dessinés par un designer : de notre voiture à notre brosse à dent en passant par notre poubelle ou l’abri bus au coin de la rue… Le design industriel a une présence indéniable dans notre quotidien, et donc, dans notre industrie. Malheureusement il est trop souvent réduit au simple statut de style alors qu’il englobe de nombreuses problématiques d’ordre industrielles, stratégiques ou économiques… C’est un métier passionnant par sa diversité : il faut être un peu artiste, ingénieur, photographe, graphiste, théoricien, commercial, rassembleur, administratif… Bref on ne s’ennuie jamais ! Le design industriel est clairement au cœur de mon travail, de la plus petite à la plus grande série. Il s’agit avant tout d’une démarche et d’une méthodologie que d’un champ d’action précis.

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Parmi vos créations : Binic, la petite lampe à poser. Quelle est son histoire ?
La lampe Binic, éditée par Foscarini en 2010, représente un véritable carrefour dans mon parcours. Inspirée des manches à air présents sur les bateaux, elle représente un petit phare privé aux airs malicieux et joyeux. Abordable et colorée, elle a rempli toutes les ambitions initialement fixée par Foscarini : faire de cette lampe un petit objet coup de cœur à offrir ou à consommer comme une appétissante friandise… Son succès a attiré l’attention de certains éditeurs qui m’ont offerts l’opportunité d’entamer de nouvelles collaborations.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
L’inspiration évolue selon les projets, elle se trouve partout et tout le temps : un livre, un voyage, une ballade, une architecture, un paysage… L’important est de savoir garder les yeux ouverts !

Mes projets sont, je l’espère, spontanés, honnêtes et sans “chichis”… J’aime avant tout travailler dans une relation conviviale, agréable et sur le long terme avec les éditeurs qui m’accordent leur confiance. C’est un métier assez complexe malgré les apparences. Je privilégie donc la sérénité et la simplicité dans mon travail au quotidien.

Votre design est malicieux et coloré, les formes sont douces presque enfantines. Quelle définition donneriez-vous à votre design ?
Certains analysent mon travail comme une rencontre entre poésie et industrie. Je dessine des objets du quotidien dont l’ambition est d’être simple, évident mais surprenant. Mes projets sont une combinaison de formes à la fois géométriques et organiques, dans un esprit espiègle et coloré, avec une présence chaleureuse et familière, dont les usages sont intuitifs et fonctionnels…

Vous venez de présenter « CANOT » ; une collection de brosses de cuisine et planches à découper. Vous imaginez des objets pour la vie de tous les jours, pour la décoration, pour se meubler, s’éclairer… Quels autres univers aimeriez-vous à aborder ?
Tout est intéressant dans l’absolu ! De l’objet le plus utile au plus décoratif, de l’objet le plus industriel au plus artisanal, de l’usage le plus anodin au plus précis… Du mobilier urbain, des outils de jardinage, des interrupteurs, un compteur électrique, un vidéo projecteur, une machine à laver, un détecteur de fumée… Tout est un sujet intéressant et qui mérite un dessin adapté à sa fonction et à l’univers dans lequel il s’inscrit.

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Et avec qui aimeriez-vous collaborer ?
Difficile de n’en citer que quelques-uns… Mais dans mes rêves les plus fous, si je devais faire une “wish list” non exhaustive, je dirais : Schneider Electric, Alessi, JCDecaux, SEB, Ligne Roset, Hay, Braun, Beneteau, Epson, Vitra, Leica, Air France…

Que vous réserve l’année 2015 ?
Beaucoup de nouveaux projets notamment avec Moustache, Lexon, Sancal…

Mais aussi le commissariat d’une exposition intitulée “Le bestiaire” à l’occasion de la biennale de Saint-Étienne qui débutera le 12 mars 2015. Cette exposition proposera une collection de déguisements pour enfant imaginés par 14 créateurs d’horizons très différents.


Si j'étais un objet...
Si j'étais un objet... Je serais un robot multifonction

Si j'étais un objet...Je serais un robot multifonction

Si j'étais une couleur...
Si j'étais une couleur... Je serai le rouge

Si j'étais une couleur...je serai le rouge

Si j'étais une matière...
Si j'étais une matière... Je serai de la porcelaine

Si j'étais une matière...je serai de la porcelaine

Si j'étais une fleur...
Si j'étais une fleur... Je serai une tulipe blanche

Si j'étais une fleur...je serai une tulipe blanche

Si j'étais un cocktail...
Si j'étais un cocktail... Je serai un mojito

Si j'étais un cocktail...je serai un mojito

Si j’étais un livre …
Si j’étais un livre … Je serai "Bonjour tristesse" de Françoise Sagan

Si j’étais un livre …je serai "Bonjour tristesse" de Françoise Sagan

Si j’étais une forme…
Si j’étais une forme… Je serai un cercle

Si j’étais une forme…je serai un cercle

Si j’étais un pays…
Si j’étais un pays… Je serai l'Espagne

Si j’étais un pays…je serai l'Espagne

Si j’étais un animal…
Si j’étais un animal… Je serai un poisson

Si j’étais un animal…je serai un poisson

Si j’étais un plat…
Si j’étais un plat… Je serai un Paris-Brest

Si j’étais un plat…je serai un Paris-Brest

Si j’étais une odeur d’enfance…
Si j’étais une odeur d’enfance… Je serai l'odeur de la mer

Si j’étais une odeur d’enfance…je serai l'odeur de la mer

Si j’étais un des 7 péchés capitaux…
Si j’étais un des 7 péchés capitaux… Je serai la gourmandise

Si j’étais un des 7 péchés capitaux…je serai la gourmandise

Si j’étais un parfum de glace…
Si j’étais un parfum de glace… Je serai la vanille

Si j’étais un parfum de glace…je serai la vanille

Si j’étais un défaut…
Si j’étais un défaut… Je serai têtue

Si j’étais un défaut…je serai têtue

Si j’étais une œuvre d’art…
Si j’étais une œuvre d’art… Je serai un Sky Mirror de Anish Kapoor

Si j’étais une œuvre d’art…je serai un Sky Mirror de Anish Kapoor


Par Laurène Delion

Reportage : La maison M

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 La maison M est d’un blanc impeccable. Tantôt mat, tantôt brillant, le blanc lisse un intérieur au design intemporel. Assortie d’un mobilier sur-mesure, la maison M exploite les contrastes d’une palette graphique contemporaine. Une œuvre signée Monovolume.  

Le blanc caresse la modernité d’une architecture aérée et monobloc. Les architectes de l’agence Monovolume (Juri Probitzer, Patrick Pedó et Konrad Rieper), ont dessiné les lignes silencieuses et éclatantes de cette villa italienne de 360 m². Au milieu de ses voisines, et depuis deux ans, la villa ose une architecture immaculée et ultra contemporaine. « La maison M est nichée en plein cœur du quartier résidentiel de la banlieue de Maia à Merano, au nord-est de l’Italie » précisent les architectes. Ensemble, ils imaginent un volume unique, blanc et transparent, dont les perspectives intérieures et extérieures se confondent. Depuis la rue, la pente douce du terrain traverse la villa et trouve son prolongement dans la terrasse, puis dans la piscine et enfin dans le jardin. Un effet qui s’équilibre.

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Les façades vitrées, les portes et les éléments des fenêtres de cette villa blanche de 360m² sont conçus comme un élément unique.

Dès l’entrée, derrière une longue étendue vitrée, l’escalier occulte l’espace ouvrant sur le salon et la cuisine. En blanc et en transparence, le rez-de-jardin dessine des volumes ouverts les uns sur les autres. Le mobilier, conçu sur-mesure, vient structurer l’ensemble dans une atmosphère raffinée et familiale. Au sol, les veines du marbre de carrare, en parallèle du jeu entre les volumes pleins (îlot de la cuisine…) et les volumes vides (bibliothèque du salon, transparence de la cheminée…) apportent au blanc une onde discrète et élégante.

À l’opposé, la ligne imperturbable de l’escalier opère une douce transition avec l’étage ouvert sur un balcon en L. L’étage est entièrement réservé à l’espace nuit, on compte quatre chambres. Vitré sur toute sa longueur, il est tout aussi lumineux que le rez-de-chaussée. Et même si le blanc reste le trait d’union, le marbre s’est effacé au profit d’un parquet doré, plus chaleureux et plus chaud. À l’image de la villa, les trois salles de bains sont plutôt spacieuses. Celle du rez-de-jardin, sous les regards fuyants de quatre femmes dénudées, est sans aucun doute la plus originale et la plus luxueuse de la maison… Un luxe 100% marbre.

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Le retour au rez-de-jardin nous autorise enfin à profiter des extérieurs, là où une piscine au rectangle impeccable joue la carte de la fraîcheur et de la clarté. Avec son design épuré, son blanc et son bloc, la villa aime une architecture à la modernité élémentaire.

 Par Laurène Delion

Reportage : House on the Cliff

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À Alicante, en Espagne, LSD part à la découverte de 242m² accrochés à la montagne et suspendus au dessus de la mer Méditerranée. Une villa entre ciel et mer dessinée par le cabinet d’architecture Fran Silvestre : un véritable écrin contemporain.

En 2012, une villa prend ses aises sur les hauteurs d’Alicante en Espagne. Un rectangle blanc ultra contemporain s’étire au-dessus de la mer Méditerranée. Le cabinet Fran Silvestre Arquitectos nous dévoile une architecture audacieuse et atypique qui reflète la personnalité et le quotidien de ses propriétaires ; l’objectif étant de faire partie intégrante de ce lieu, de posséder l’environnement. Ce projet prend forme avec le paysage qui est invité à entrer dans les pièces de vie par de grandes baies vitrées qui laissent entrer la lumière et la chaleur du soleil. La partie nuit quant à elle, s’ouvre sur la falaise et encadre ce paysage unique.

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À la tombée de la nuit, la baie d’Alicante s’illumine sous le balcon de 18 mètres de long et offre alors à ses habitants un panorama vertigineux sur la ville. Un escalier discret se dessine le long du mur de la villa et descend sur une terrasse plus privée, plus intime. Au creux de la montagne, entourée de hauts murs d’un blanc éclatant, une piscine à débordement permet de profiter de véritables instants bien-être et reposants à l’écart de l’agitation de la ville grâce à une vue magnifique sur les montagnes environnantes et la mer. Les habitants profitent ainsi du calme et de la sérénité du lieu tout en étant à quelques minutes d’Alicante, ville nocturne et estivale.


La « House on the Cliff » reçoit en 2013 le prix Red Dot Award pour son design unique.

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Question décoration intérieure, l’architecte Alfaro Hofmann privilégie un style très moderne et épuré où le blanc résonne en maître-mot. La villa présente trois chambres au style cosy et tendance, tout comme la salle de bains familiale. La suite parentale comprend salle de bains et dressing et se définit comme le reste de la maison : épurée. La couleur s’insère par touche à travers de petits éléments dans cet environnement zen et relaxant que rien ne vient perturber. La villa reste cependant très confortable et fonctionnelle. Le salon instaure le côté conviviale et chaleureux de la villa grâce à un mobilier choisi dans des tons plus chauds. Il vient contraster avec la cuisine ouverte toute vêtue de blanc. La décoration est en total accord avec l’emplacement de la villa, elle retranscrit l’impression d’espace et de liberté de l’extérieur.

Par Charlotte Dron

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Dossier : chambre

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La chambre est certainement la plus personnelle ; la plus intime de toutes les pièces de la maison. Nous y passons un tiers de notre vie à dormir, mais c’est aussi là, allongé(e) sur son lit, que l’on se débarrasse des tensions de la journée, que l’on récupère et que l’on renaît chaque matin… Son agencement est d’autant plus important qu’il devra apaiser et sécuriser. À nous de vous y aider.

Un lit pour bien dormir… Une armoire pour bien ranger…Et plus si affinités…

Les éléments de base qui composent généralement la chambre sont le lit, les tables de chevet, les meubles de rangement et les accessoires. Si l’espace le permet, rien n’empêche d’ajouter des meubles qui créeront une atmosphère particulière :

  • Disposez un fauteuil confortable, une table, une lampe de lecture et un repose-pied pour créer une zone de relaxation;
  • Meublez un coin de la pièce comme une suite d’hôtel avec un divan, des fauteuils, une table et une jolie commode;
  • Transformez l’espace en un lieu high-tech en dissimulant dans votre armoire penderie ou de votre dressing, un écran de télévision ou une chaîne hifi.

Si la chambre est petite, ne gardez que les meubles essentiels et privilégiez les couleurs pâles pour faire paraître l’espace plus grand. N’hésitez pas à placer un rangement type coffre en bout de lit pour y ranger les couvertures tout en offrant un endroit pour s’asseoir. Installez un miroir sur pied ou fixez le au mur: en plus d’être utile, il agrandira l’espace.

Le lit est évidemment l’élément clé de la chambre à coucher. Commencez par choisir l’endroit qui lui convient. Généralement, on le place sur le mur du côté opposé à la porte. La tête du lit est donc le point central d’attraction lorsque vous entrez dans la chambre. Ne placez pas le lit sous une fenêtre si celle-ci doit être ouverte régulièrement. En revanche, un lit entre deux fenêtres produit toujours un bel effet. Placez des tables de chevet, si possible avec tiroir et étagères, de chaque côté. Et n’oubliez pas d’y poser de petites lampes. En fonction de l’espace restant, équipez la pièce en fauteuil, table d’appoint, commode, miroir, etc.

De la couleur en toute chose

L’hiver, on s’emmitoufle dans la soie, la laine moelleuse et le coton 100% naturel et on s’entoure de couleurs claires qui font du bien aux yeux comme à la tête. À troquer, au printemps, avec des matériaux légers et des teintes vives qui appellent l’été. Et pourquoi ne pas prendre un temps d’avance, en ces temps tristounets en optant pour du jaune, la couleur top mode de cette nouvelle année ?

Jaune citron, moutarde ou encore ocre, à marier avec des teintes calmes : du taupe, du gris, ou encore du noir. En touches sur les rideaux, le linge de lit, les murs, les luminaires et les accessoires, le jaune peut s’installer en chambre d’enfant ou dans celle des parents ; il a en effet le pouvoir de rester discret en apportant une touche de lumière.

Mais le bleu très tendance, le vert, le rose et le mauve choisis dans les tons pastel conviennent tout aussi bien aux chambres à coucher auxquelles elles apporteront sérénité et sensation d’espace Enfin, des couleurs plus foncées, comme le marine, le bourgogne ou le violet contribueront à créer une atmosphère élégante.

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Collection Jacob by Grange

Fenêtres habillées

Le voilage doit répondre à deux fonctions: le respect de l’intimité et le contrôle de la lumière. Les fabricants offrent un vaste choix de voilages, rideaux, double rideaux ou stores qui mixent harmonieusement les motifs, les textures et les couleurs. Rappelez-vous que les couleurs froides agrandissent l’espace et permettent de tempérer une chambre exposée au sud, tandis que les couleurs chaudes font paraître l’espace plus petit et réchaufferont une pièce exposée au nord.

Agrandissez les petits espaces avec des étagères…

sur lesquelles vous exposerez vos bibelots, livres de chevet, boîtes à bijoux… C’est l’occasion d’investir dans de jolis paniers, des vases décoratifs ou encore des bougies parfumées.

Zoom sur trois Tendances déco 2015

Vintage

Inspiration Dialma Brown
Inspiration Dialma Brown

Design des trente glorieuses et plus, le vintage désigne désormais tout ce qui touche à la mode des années passées, remise au goût du jour. D’ailleurs, les boutiques vintage et les brocantes regorgent d’idées déco: on y trouve papiers peints, du mobilier, des tapis ou encore des lampes rétro. L’idéal étant de réutiliser des objets ayant vécu, le mieux est encore de faire les brocantes et les vide-greniers à la recherche de perles rares en formica, en rotin, en cuir… N’hésitez pas à être l’apôtre de l’éclectisme, en mélangeant les styles en intégrant des meubles industriels même dans votre chambre.

Tie and Dye

Lit Amlet - Carollo pour Bonaldo
Lit Amlet – Carollo pour Bonaldo

Ce concept qui nous vient des années 70 consiste à plonger des tissus dans différentes teintures après les avoir noués. À la clé : des effets psychédéliques garantis. Aujourd’hui, le Tie and Dye revient dans la décoration, notamment sur les rideaux, les coussins, les tapis ou encore les papiers peints. Placés ça et là dans la chambre, d’autant plus si la pièce reste sobre, ces accessoires Tie and Dye vitamineront immédiatement l’espace.

Chambre de maître

Hôtel le Saint-Roch
Hôtel le Saint-Roch

Désignant la chambre principale, la chambre de maître est celle à laquelle on prête le plus d’attention avec l’utilisation de matériaux nobles qui rendent la chambre élégante. Elle est généralement très spacieuse, pouvant accueillir une salle de bains privée, un petit salon ou un espace petit-déjeuner avec table et chaises.

Inspiration chambre d’enfants

Et parce que du plus petit au plus grand, nos enfants aussi ont droit à leur cocon, voici de quoi vous donner envie de rajeunir de quelques années…

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Par Mireille Mazurier

Reportage : Soft Loft

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Envie et inspiration. Le loft occupe le premier étage d’un immeuble de luxe situé dans un arrondissement densément peuplé de Varsovie, à Mokotów. Ce nouveau cocon de 150 m² abrite une certaine simplicité ; un soft loft.

Synonyme de renouveau, le déménagement dans un nouvel espace de vie voit naître de nouvelles envies de décoration. L’inspiration est à la simplicité de grands volumes et à une décoration en douceur. Le salon donne le ton ; le blanc domine sur les murs et les matières s’invitent. Au sol, de larges lames de parquet inscrivent l’humeur du loft dans une ambiance mi-industrielle / mi-contemporaine. D’une pièce l’autre, à l’exception des pièces d’eau et de la cuisine, le bois sert de mise en valeur à un mobilier minimum. Un canapé aux jolis reflets, une table basse, une bibliothèque sur-mesure, une salle à manger et ses chaises, et deux fauteuils près d’une fenêtre pour dessiner l’intimité…c’est le salon ; lieu de rencontre entre la vie privée et la vie publique. Derrière les rideaux, la baie vitrée dévoile un jardin d’hiver et la ville. De chaque pièce, la vue est offerte aux extérieurs, à Varsovie, à Mokotów et ses nombreux jardins. Le loft est lumineux, volumineux. Les rayons du soleil s’accrochent sur les murs et le mobilier lisse, alors que l’ombre nuance les tissus et le moelleux de la petite décoration. L’ombre et la lumière créent l’ambiance de la suite parentale. Les contours s’arrondissent, le pourpre féminise, la brique modernise et le bois marque le temps. Du passé au présent, la décoration compose un tableau cocooning et bien-être. À l’opposé, la salle de bains réveille les sens ; son bleu vif apposé à l’intense veine du bois, l’immaculé blancheur et le gris anthracite.

De grande simplicité en apparence, le loft signé Soma Architekci, mêle des inspirations d’hier et d’aujourd’hui sur face de décoration contemporaine et industrielle, et sur fond de béton ciré, briques blanches, grès, bois et acier. Le résultat ? Un loft soft et de caractère.

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Par Laurène Delion

Interview Architecte : Frank Gehry

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Frank Gehry, l’homme aux mains d’or

Frank Gehry, ou le renouveau de l’architecture en France ? Comment ne pas y songer en découvrant les ensorcelantes voiles de verre aux couleurs changeantes de la fondation Louis Vuitton installées au cœur du bois de Boulogne. Ou encore, le superbe projet arlésien : la Fondation Luma. Entre les mains de l’architecte, ce lieu dédié à l’art de la photographie prendra la forme d’un piton rocheux, en écho aux pics calcaires des Alpilles. Il sera ensuite recouvert d’aluminium alvéolé, un matériau original dont la capacité à refléter les couleurs du temps n’est pas sans rappeler celle des plaques de titane qui recouvrent le musée Guggenheim de Bilbao.

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Et tandis que le Centre Pompidou propose une rétrospective unique en Europe, regroupant l’intégralité de son œuvre jusqu’à aujourd’hui (et déjà demain) en 220 dessins, 80 maquettes, et de nombreux documents audiovisuels,…l’homme reste d’une discrétion absolue.

À 85 ans, ce grand maître de l’architecture, prix Pritzker 1989, est mondialement reconnu ; ses créations emblématiques ont révolutionné l’esthétique de l’architecture, son rôle social et culturel et son inscription dans la ville, mais la médiatisation n’est pas sa tasse de thé. Le statut auréolé de « starchitecte » n’a jamais été une ambition !

“Dessiner me rend heureux”

Frank O. Gehry est plus que jamais, un homme au regard pétillant qui recèle bien plus de pudeur et d’humilité que ses imposants édifices ne le laissent paraître. Comme il le confiait récemment : « Pour durer, il faut savoir résister à la pression. L’avantage avec l’architecture, c’est qu’il faut attendre d’avoir près de 60 ans pour être vraiment pris au sérieux. À ce stade de sa vie, on est beaucoup moins influençable ». Mais peut-être un peu plus pressé, comme il le laissait entendre récemment au maire d’Arles et à Maja Hoffmann, mécène de la future Fondation Luma à propos de l’avancement du chantier, car « vous en prévoyez la fin en 2018 et j’ai déjà 85 ans…».

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Fondation Luma – Arles

Sans rien abandonner de la rigueur du bâtisseur, la maturité lui permet d’être encore plus libre pour suivre son inspiration, qu’il décline toujours en « gribouillis », des esquisses hors norme. Frank Gehry les produit d’un seul jet, la main concentrée sur le crayon jusqu’à l’ultime courbe au terme de laquelle le trait s’emmêle et se complexifie, révélant un bâtiment savamment architecturé. Ce sont ces surprenants dessins qui attirent l’attention de son entourage alors qu’il n’est encore un gamin. Et déjà des reconnaissances : « enfant aux mains en or » pour le rabbin de la famille tandis qu’une amie graphologue de sa mère assure que le petit Ephraïm Owen Goldberg, futur Frank Owen Gehry, deviendra un jour « un grand architecte » ! Influencé par son entourage ? Sûrement : entre les villes de copeaux de bois qu’il construit avec sa grand-mère et la passion du dessin que lui transmettent ses parents. Mais au-delà de cette filiation, l’homme est doué et le monde n’en finit plus de s’en rendre compte.

“Je me contente de regarder ce que j’ai devant les yeux. Ensuite, tout ce que je fais, c’est réagir”

Donner du mouvement à ses édifices pour humaniser, apporter un peu de couleur à ces grandes villes si souvent froides et plates à force de modernité, c’est ainsi que Frank Gehry décrit sa démarche. De 1962, date à laquelle il crée son agence d’architecture à Los Angeles, à aujourd’hui, les réalisations s’enchaînent toujours plus complexes et pourtant fluides, à l’image de la Fondation Louis Vuitton, désormais inaugurée.

Pour comprendre l’évolution de la conception architecturale de F.O.G., c’est sa maison de Santa Monica qui sert de référence. Il ne s’agit, au départ, que d’un simple pavillon banal de la côte ouest. L’architecte frôle la cinquantaine quand il conçoit l’extension qui va changer le cours de sa vie et marquer le début d’une reconnaissance internationale. Le projet se présente sous la forme d’une enveloppe qui entoure sur trois côtés la maison d’origine laissée intacte. Le rez-de-chaussée est entièrement réorganisé : deux chambres et un vaste séjour sont maintenus dans les limites de la structure préexistante, tandis que la cuisine et la salle à manger prennent place dans la partie nouvelle de la maison. À l’étage, le plan intérieur d’origine n’est pas touché, mais le toit de l’extension sert de vastes terrasses. Des matériaux pauvres, tels que la tôle ondulée, les treillis métalliques et le contreplaqué brut sont utilisés. Cet amalgame de métal, de bois et de verre composés de cubes et de panneaux aux formes diverses, est désormais l’un des bâtiments emblématiques de l’architecte.

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Souvent critiqué pour son extravagance, Frank Gehry n’hésite pas à imprimer des mouvements improbables à ses immeubles. C’est le cas de la tour new-yorkaise du 8 Spruce Street, dans le quartier de Manhattan, dont la surface est ravagée d’incroyables vagues de métal, sans ordre apparent. Ou encore, à Prague, dont la silhouette de l’immeuble Ginger & Fred évoque un couple dansant enlacé. « Contrairement à ce que l’on pense, je ne suis pas un sauvage inculte, sorti de la jungle et qui se mettrait à créer brutalement ». Car sa culture n’a d’égal que sa curiosité. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à venir vivre un an à Paris, en 1960, avec sa femme et ses enfants. Habitant à Meudon et travaillant dans une agence d’architecture sur les Champs Elysées, il part à la découverte de Paris, de la France, puis de l’Europe et succombe à la beauté de l’architecture romane. La « beauté âpre » de cette dernière ne le lâche plus. « Cette rencontre fut primordiale. Elle m’a donné beaucoup de courage. Pendant des années, j’ai vécu avec, près de moi, la photo du tympan de la cathédrale d’Autun, signé du sculpteur Gislebertus. Tous les matins, je contemplais ce chef-d’œuvre ».

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Maquette Guggenheim – Abu Dhabi

Désormais, c’est la planète entière qui sert de feuille de dessin à l’enfant de Toronto. Et pendant que sur l’île de Saadiyat, à Abu Dhabi, un nouveau Guggenheim émerge, le Quanzhou Museum of Contemporary Art s’apprête à déployer sa couverture de titane rouge, sur l’Ocean boulevard de Santa Monica. Un programme immobilier qui s’achève, et à Sydney, en Australie, c’est un lieu de recherche et d’enseignement pour l’université de technologie que l’on échaffaude…

 Texte : Mireille Mazurier

Reportage : Le chalet Alpine

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Situé en bas d’une colline à Collingwood dans le sud de l’Ontario, ce chalet de 430 m² est la résidence secondaire d’une famille nombreuse.

Inspirée par les granges des environs, sa forme réductrice et monolithique est assise confortablement dans le paysage. Bien que l’aspect extérieur soit familier dans le paysage environnant, la conception de l’intérieur diffère totalement des standards des chalets, tout en répondant aux attentes des propriétaires quant à la luminosité.

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En effet, avec la double hauteur de la pièce principale et la multitude de fenêtres qui rythme la façade, le chalet acquiert presque une certaine transparence cassant l’archétype des granges locales. À l’intérieur, aucune poutre ni aucun mur ne vient interrompre l’espace, seul la cheminée trilatérale en calcaire de l’Indiana forme une importante masse verticale dans l’espace à vivre. À l’opposé, on trouve la suite parentale et le bureau, alors que les quatre chambres des enfants avec leurs salles de bains respectives sont reléguées à l’étage sous le toit des plafonds en pointe indépendants afin de créer de « petites maisons types ». Enfin, chaque paire de chambre possède sa propre salle de bains, un peu comme une suite. Le chalet est un mélange savant d’architecture traditionnelle dans sa forme et d’architecture contemporaine dans son intérieur. « Le chalet est souvent occupé » explique le propriétaire. « Le week-end, je cuisine pour vingt personnes, et c’est définitivement l’endroit où ma famille et mes amis aiment venir. » Ainsi, l’architecture très simple du bâti contraste avec l’animation frénétique qui règne à l’intérieur.

Par Serum Presse

Hôtel : Le Saint-Roch – Courchevel

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Eric Tournier et Noëlle Bonnemaison nous plonge dans l’univers des vacances d’hiver et de la neige à foison en nous ouvrant les portes de leur hôtel 5 étoiles Le Saint Roch, à Courchevel.

Un mélange entre modernité et convivialité et entre luxe et détente pour un hôtel exceptionnel au cœur du plus grand domaine skiable du monde. « Notre leitmotiv : ériger l’acte de recevoir au rang d’art ». C’est à partir de cette devise, qui a fait la notoriété des établissements de la Maison Tournier, que Le Saint Roch accueille 19 suites, allant de 56 à 93m², et 5 chambres de 36 à 44m². Tout est mis en œuvre, de la décoration au service, pour solliciter les 5 sens des hôtes en leur proposant un séjour sur-mesure. En fond, la musique rythme délicatement les journées des occupants. Un parfum d’ambiance spécifique est également diffusé dans l’enceinte de l’hôtel et la lumière s’adapte aux différents temps de la journée. Les pièces communes allient sobriété et chic avec une palette de couleurs sobres. Le restaurant habillé de noir donne un côté VIP et le bois brut de l’espace bar, sol et plafond, traduit l’ambiance savoyarde et devient « the place to be » dès la tombée de la nuit.

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Les chambres sont toutes uniques. Dans une ambiance délicieusement cosy, le moderne se fond avec le côté montagnard pour un résultat surprenant qui plonge immédiatement les voyageurs dans une atmosphère conviviale de détente. L’humeur est à la relaxation dans ces chambres et suites aux teintes grises et dorées. Le parquet ancien vient renforcer le côté authentique et chaleureux de l’établissement. La décoration est minutieusement choisie pour mettre en avant le côté chalet de montagne de l’hôtel avec des matériaux comme la fourrure, le velours et le cuir. Chaque salle de bains est décorée de matériaux très haut de gamme comme le croco et la nacre ; avec douche ciel de pluie, TV miroir et hammam, les hôtes ne manquent de rien. Et pour être totalement séduit par cet endroit, faisons un petit tour à la piscine chauffée et intimiste. Fauteuils confortables, lumières tamisées et plafond totalement insolite sont au programme de cet espace détente ; un spa propose également massages et soins.


Le Saint-Roch, un hôtel d’exception réservé à quelques hôtes privilégiés

Deux appartements privatifs sont également disponibles. « Le Love » est un duplex de 400m² qui invite au bonheur et au bien-être. Le rez-de-chaussée accueille deux suites de 60m² et un séjour-cuisine de 100m², l’étage reçoit quand à lui deux autres suites dont une master suite. Un ensemble contemporain et cosy à destination de vacances en famille ou entre amis. « Le Roch » est un penthouse de 500m² sur 4 niveaux. Avec 3 suites et une master suite, l’accès direct aux pistes de ski est un véritable plus pour ce chalet unique. Inspiré des granges savoyardes, le bois et la pierre sont très présent et donnent du caractère au chalet. Côté intérieur, le mélange des genres et des époques donnent un style inédit à l’espace tout comme à l’ensemble de l’hôtel qui retranscrit l’atmosphère typique des vacances familiales à la neige.

Par Charlotte Dron

French Touch : l’Ambre

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Niché au cœur du 17ème arrondissement de Paris, au 29 de la rue Brunel, l’Ambre Bar a vu le jour en automne 2012. Créé par deux anciens barmen du fameux hôtel de Crillon, Kevin Guerin et Anthony Serbit, ce lieu de vie atypique et branché réunit les styles et les nationalités autour des rencontres et des cocktails. Et chaque jeudi soir, Bernard Bosch, pianiste officiel de l’hôtel de Crillon durant plus de 20 ans, régale la clientèle des notes mélodieuses et “jazzy” qui s’échappent de son piano.

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Kevin, Anthony : commençons par faire connaissance. Qui êtes-vous ?

Nous sommes deux anciens barmen de l’hôtel de Crillon, ayant officiés dans le bar César durant 10 ans. Nous nous sommes rencontrés durant cette période et notre amitié ainsi que notre complémentarité, s’est consolidé au fil des années. Ayant appris la fermeture de l’hôtel pour travaux de rénovation, nous nous sommes dis que cela pouvait être l’occasion de faire quelque chose ensemble.

Ce “quelque chose”, c’est l’Ambre. Racontez-nous.

L’idée était de faire un bar à cocktail d’hôtel…mais sans l’hôtel autour. Ce qui semble plutôt réussi car de nombreux clients nous font cette remarque. Le nom de l’Ambre vient du fait que nous servons  beaucoup de spiritueux ambrés, il y a également beaucoup de boiseries, de cuirs marron. Il se dégage une ambiance de vieux club cigare, avec un vrai esprit jazzy.


L'Ambre bar, c'est l'élégance Parisienne aux accents New Yorkais

 

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Quel serait son meilleur slogan ? Et trois mots pour définir l’Ambre Bar ?

Le meilleur slogan ? Le “Sur-Mesure” ou “1 cocktail pour chacune de vos envies”.
Trois mots : Jazzy / Intimiste / Accessible

Parlons cocktails !  Quel est votre spécialité ?

Nous sommes très complémentaire, rien ne nous différencie réellement au niveau professionnel excepté nos caractères. Nous prenons en compte les envies particulières et spontanées des nos clients afin d’élaborer de vrais cocktails “Sur-Mesure”

Et votre cocktail favori ?

Pour Kevin : le “Negroni”, un cocktail classique des années 1950 à base de gin, de Campari et de vermouth rouge.
Pour Anthony : le “Tom Collin’s”, un cocktail des années 1930 à base de gin, de jus de citron, de sucre et de soda (eau gazeuse)

Quel est votre petit secret pour réaliser un cocktail séduisant ?

Le secret est de réaliser le cocktail devant le client pour qu’il puisse voir toutes les étapes. Et bien sûr, l’équilibre des saveurs est aussi très important.

Quels ingrédients « insolites » peut-on retrouver dans vos créations ?

Nous utilisons chaque mois un fruit de saison différent. Ainsi, nous proposons des créations différentes, originales et innovantes. Nous utilisons également des eaux florales de lavande, de basilic ou de géranium. Différents types de piments, et des sirops atypiques, tels que thé vert, tarte aux pommes…


 

La dégustation d'un cocktail doit être un moment de pur plaisir

 

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Quel est l’ustensile indispensable du barman ?

L’ustensile indispensable c’est bien évidemment le shaker ! Mais le verre et la cuillère à mélange méritent aussi d’être cités.

Soyons fous…Quel serait le cocktail idéal pour LSD-mag ?

Rien que pour vous nous avons créé le cocktail “El Diablo” : Tequila, fraises fraîches, piment d’Espelette, crème de fraise, jus de cranberry.

On en salive d’avance !

Par Laurène Delion


Trois idées cocktails pour les fêtes

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À réaliser soi-même ou à L’ambre Bar !

BATTLEFOOD : le caviar

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#William Elliott

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À deux heures de Paris, de Bruxelles et de Londres,  le Westminster Hôtel & Spa séduit par son luxe et son charme des années 1930, dans un pur style anglo-normand et Art Déco ; un hôtel icône qui se situe à la « Perle de la Côté d’Opale », au Touquet-Paris-Plage. Depuis 1994, derrière les fourneaux du restaurant gastronomique « Le Pavillon » et de la brasserie « les Cimaises », c’est William Elliott le chef, 1* au Guide Michelin. Dans les assiettes : produits de la mer, ratte du Touquet, chou-fleur, fromage de chèvre frais, fruits rouge de Samer… Au « West », les produits locaux sont à l’honneur !

« Respecter les goûts et la qualité des produits, c’est cela la simplicité de la bonne cuisine »

L’interview

La cuisine, c’est une histoire de famille ?
C’est une histoire de famille, oui ! Mon oncle était restaurateur, et pendant les vacances, j’allais souvent dans son restaurant, le « Guillaume Tell » à Mulhouse, pour renforcer la brigade. J’étais très gourmand, curieux des goûts. L’atmosphère des cuisines me plaisait beaucoup. Et j’ai eu le virus ! L’envie surtout. À 16 ans, je voulais devenir chef. J’ai commencé mon apprentissage chez mon oncle, puis je suis partie à Paris au Restaurant le Dôme et l’Ambroisie avec Bernard Pacaud. Il y a eu le Royal à Deauville, et le Westminster depuis 1991.

Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui dans la gastronomie ?
Aujourd’hui, la cuisine est plus facile, plus accessible. Il y a une véritable éducation, et nous avons la chance d’avoir de grands restaurants. Dans les hôtels et les palaces, la clientèle a les papilles en éveil. Les grands voyageurs sont curieux de découvrir de nouvelles expériences culinaires, de nouvelles saveurs et de nouvelles façons de cuisiner. Dans ma cuisine, j’aime faire découvrir des saveurs et des associations inattendues pour faire rêver et voyager. Le goût du voyage a ouvert le goût de la gastronomie.

« Une cuisine délicate et inventive, des cuissons basse température pour le respect des produits »

Comment définiriez-vous votre cuisine ?
Que ce soit au restaurant gastronomique « Le Pavillon » ou à la brasserie « Les Cimaises », j’imagine une cuisine créative ; des combinaisons cru/cuit, des produits locaux, des cuissons basse température. Je travaille avec les maraîchers et les producteurs de la région pour une cuisine de saison. La carte change toutes les semaines, voire deux fois par semaine en haute-saison. Et naturellement, les poissons et les fruits de mer sont à l’honneur.

Et du côté de l’assiette ?
Une jolie assiette ouvre l’appétit. C’est la première chose que le client voit. Elle doit donner envie, être colorée et mettre en valeur les produits. Pour sublimer et habiller les plats, il m’arrive de travailler avec la créatrice Elisabeth Monroy (Clermont-Ferrand). Ensemble, on dessine un modèle ; elle s’occupe de la vaisselle et moi, du dressage. Chaque support (ardoise, porcelaine, verre…) est en harmonie avec chaque plat. Ensuite, il y a le goût…il doit être à la hauteur !

À quoi ressemble un caviar « à la hauteur » ?
On reconnaît un bon, et beau caviar, à la qualité de ses grains ; bien croquants, ils roulent en bouche, parfaitement équilibrés entre le salé et le iodé. C’est un véritable produit d’exception. Et s’il reste associé à l’hôtellerie de luxe, le caviar d’Aquitaine se rend accessible à une nouvelle clientèle. Il n’y a pas que la caviar iranien…

La recette : Bar, chou-fleur, caviar

William Elliott dévoile l’un des plats signatures du Pavillon : le bar, chou-fleur, caviar. Une recette en deux couleurs, d’inspiration locale avec des produits de région et de saison. Et un caviar français…

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Ingrédients pour 4 personnes
800 g de filet de bar
1 chou-fleur
3 g d’agar-agar
1 boîte de 50 g de caviar français
70 cl de crème
Huile d’olive
3 pièces de citron vert
Sel
Poivre
Pousse de moutarde

Préparation
Tailler 4 cubes de bar. Les cuire pendant un quart d’heure à 850°C. Assaisonner et réserver au chaud (50°C).

Détacher les sommités de chou-fleur. À la mandoline, tailler de fines lamelles de chou-fleur et avec quelques sommités, les hacher finement afin de récupérer une fine semoule.

Pour la crème de chou-fleur, faire revenir les parures restantes de chou-fleur mouillées avec la crème. Laisser cuire un quart d’heure puis mixer. Incorporer l’agar-agar à la préparation, filtrer et déposer dans des moules à ravioles. Laisser prendre au frais.

Dressage
Disposer les copeaux de chou-fleur ainsi que la semoule. Déposer le cube de bar. Déposer la raviole de chou-fleur et décorer avec une quenelle de caviar français et quelques pousses de moutarde. Servir à part, une petite huile d’olive citron.


#Stéphane Carrade

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D’inspiration néo-classique, le Grand Hôtel de Bordeaux & Spa s’élève avec grâce face aux neuf muses et trois déesses du Grand Théâtre ; deux emblèmes du patrimoine architectural de la ville. Le chef Stéphane Carrade rejoint le Grand Hôtel de Bordeaux & Spa en qualité de Chef des Cuisines en janvier 2014 ; de la Brasserie « Le Bordeaux » au brunch dominical en passant par le room service. En écho à la gastronomie girondine, Stéphane Carrade imagine une cuisine inventive et gourmande qui se conjugue avec tradition et terroir. Bref, une cuisine plaisir qu’il aime mettre en scène.

« La cuisine de Stéphane Carrade : une gastronomie en harmonie avec sa région, ses racines, son terroir qu’il décline au gré de ses inspirations »

L’interview

Remontons quelques années en arrière… Quel est votre parcours gastronomique ?
Quelques années…à 5 ans ; l’âge où je voulais être cuisinier. Ma grand-mère cuisinait à longueur de journée. Je me souviens encore des repas dominicaux avec la soupe, les hors-d’œuvre, les entrées, les rôties, les sauces…pour 15, et toute seule. C’est elle qui m’a donné le goût, le plaisir et la générosité !

J’ai donc fait mes études au Lycée hôtelier de Talence (33) avant de rejoindre, pendant deux ans, le London Hilton Park Lane. Puis le Trader Vic’s avec sa cuisine fusion : continentale et chinoise ; une sacrée expérience ! Et il a fallu rentrer pour le service militaire à La Réunion. Là-bas, j’ai découvert les épices, les fruits exotiques… Et ma femme. En rentrant, j’ai fait une série de Relais & Châteaux en tant que chef de partie avec l’envie d’apprendre. Il y a eu la Belgique… Et Tours où je suis devenu le sous-chef du restaurant étoilé de Jean Bardet.

Et l’année 1998 ?
C’est l’année où je me suis installé. J’ai ouvert « Chez Ruffet » à Jurançon ; une aventure de 12 ans où j’étais associé. Une étoile en 2001, une seconde en 2006 ! Parallèlement, j’ai ouvert un bar à vins à Pau, je tenais la brasserie du Palais des Congrès… Un passage à la Guérinière sur le Bassin d’Arcachon, et me voilà au Grand Hôtel & Spa de Bordeaux.

En quoi consiste le travail de « chef » au Grand Hôtel & Spa de Bordeaux ?
Je m’occupe de tout ce qui est « food », tout ce qui sort de la cuisine de l’hôtel : gestion des banquets, petits déjeuners, room service, les gourmandises du bar, l’Orangerie, le « Night Beach » l’été, et la brasserie « Le Bordeaux ».

J’apporte mes idées, mon terroir et la tradition : ma signature ; dans un menu qui change toutes les semaines : le VIP (Very Important Produit), et chaque jour : le Plat-Café. Toujours de saison !

Quel est votre plat préféré ? Et votre spécialité ?
De saison ? C’est la coquille Saint-Jacques…la truffe blanche…le poireau… J’aime presque tout !

Ma spécialité : ce sont les céphalopodes (seiches, encornets…). Et mon plat signature : le chipiron cru/cuit assaisonné avec de l’huile de sésame grillé et du pimenton de la vera (un piment espagnol naturellement fumé), des pousses de soja, des chips d’ail et de la paleta ibérique. Il y a aussi la palombe avec des coings confits au porto et des cèpes, rôtie sur le coffre avec du gras de jambon et flambée à l’armagnac…

« Le conseil du chef : une carte courte est synonyme de qualité et de bon goût »

Dans votre cuisine, quel est l’ingrédient essentiel ? Et l’ustensile indispensable ?

Il y en a deux, (avec modération) : le sel, véritable exhausteur de goût, et le beurre pour l’appétence.

L’ustensile indispensable, c’est la cuillère !

Pour finir, quelles sont vos passions ?

Très Sud-Ouest : Cuisine – Rugby – Tauromachie

La recette : Œuf mimosa au caviar de Neuvic

De son côté, Stéphane Carrade concocte une recette inédite ; celle d’un œuf mimosa au caviar de Neuvic (Périgord) à déguster en entrée. Le goût du luxe et de la simplicité.

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Ingrédients
2 œufs
Caviar de Neuvic
Pousse de petit pois
Petits choux
Wasabi
Yuzu

Préparation
Cuire le premier œuf avec la coquille à 79°C pendant 35 minutes pour obtenir un œuf dur idéal, avec un beau jaune. Réserver le blanc.

Cuire le second œuf avec la coquille à 68°C pendant 35 minutes pour obtenir un jaune moelleux. Chemisez-le de caviar et replacer l’ensemble dans le blanc du premier œuf.

Agrémenter en accompagnement de pousses de petit pois, de petits choux enrobés de wasabi et de petites meringues au yuzu

Dressage
L’œuf mimosa en deux cuissons est déposé dans une boîte, sorte d’écrin parsemé des pousses de petit pois, des petits choux et des petites meringues.

Par Laurène Delion

Crazy-car : BMW – Vision Luxury Concept

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Salon de Pékin 2014, BMW dégaine un nouveau concept légèrement inspiré du coupé V12 Lusso présenté à la Villa d’Este l’an dernier : La Vision Luxury Concept.

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Cette fois-ci, c’est une limousine 4 portes imposante. Vous avez donc sous les yeux les grandes lignes de la prochaine Série 7 et l’évolution des codes stylistiques de la marque. Je ne polémiquerai pas sur la calandre et ses énormes haricots…je vous laisse seuls juges à ce sujet. Personnellement, je trouve que ça donne de la prestance à l’auto !

Les nouveautés sont nombreuses, à commencer par la construction alu/carbone tant au niveau châssis que carrosserie et intérieur; gage de légèreté (bienvenue dans ce segment) et de rigidité. Ensuite, nous avons les feux Laser à l’avant et OLED (LEDs organiques) à l’arrière qui offriront de nouvelles possibilités en matière d’éclairage (longueur du faisceau, style …).

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À l’intérieur, derrière les énormes portières antagonistes (de série sur la future Série 7 ??), on retrouve un habitacle simple et épuré. Simple esthétiquement parlant car niveau technologie tout est là : tablettes, audio, vidéo et internet comme à la maison ou au bureau. Le conducteur lui, est carrément à la fête. Le tableau de bord tourné vers lui comme à l’habitude est composé de 3 combinés d’affichage au centre et de chaque côté. Ils relaieront leurs propres informations donnant une impression d’affichage en 3D. Le Head Up Display s’affiche lui, dans le pare-bise, dans le champs de vision du conducteur. Le Head Up Display pourra surligner les différents obstacles et informations importantes en route, grâce à la réalité augmentée comme on a pu le voir avec le concept Discovery, il y a quelques jours. Clairement l’innovation de l’année et la prochaine « bulle » en matière d’avancée technologique dans l’automobile !

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Pour résumer, il est plutôt joli ce concept et il apporte des nouveautés tout à fait crédibles que nous devrions retrouver ces prochaines années dans la production. Il me tarde de découvrir toutes ses nouveautés dans des autos de série et surtout, ce nouveau style chez BMW que (ce n’est plus un secret) j’affectionne particulièrement.

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Texte : Le Billet Auto – Jean-Baptiste Dessort

Carnet d’adresses

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SHOPPING : Le shopping des nouveautés de fin d’année

Shopping & photos : Bathroom Graffiti, 82 bis rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux, www.bathroomgraffiti.com – Bellila, 52 rue de la Chaussée d’Antin, 75008 Paris, www.bellila.fr – Bonaldo, Via Straelle 3, 35010 Villanova di Camposampiero (PD) Italia, www.bonaldo.it – Cartawan, www.cartawan.comDiamantini & Domeniconi, via Enrico Mattei n. 75, 61034 Fossombrone (PU) Italia, www.diamantinidomeniconi.it – Fermob, Parc Actival, 01140 Saint-Didier-sur-Chalaronne, www.fermob.com – Huelsta, 2 avenue des marguerites, Parc d’activités des petits carreaux, 94389 Bonneuil-sur-Marne www.huelsta.fr – José Pascal, www.josepascal.com – Kinnasand, www.kinnasand.com – Le Labo Design, ZA du Mille, Champtoce-sur-Loire, 49170 Saint-Georges-sur-Loire, www.lelabo-design.com – Leolux, www.leolux.fr – Meccano Home, www.meccanohome.com – Polit, 9 rue Coysevox, 75018 Paris, www.polit.fr – Roméo Gillis, 15 rue Stendhal, 75020 Paris, www.romeogillis.com – So Design, www.sodezign.com – Tehila Guy, www.tehilaguy.com – Vibia Lighting, Barcelona 72-74. 08820 El Prat de Llobregat, (Barcelona – Spain), www.vibia.com – Zhed, 12 rue Berbisey, 21000 Dijon, www.zhed.fr

SHOPPING : Fêtes de fin d’année

Shopping & photos : Alessi, via Privata Alessi 6, 28887 Crusinallo (Vb) Italia, www.alessi.com – Amadeus (Cades), Avenue de l’Europe, 59435 Roncq, www.cadesdesign.com – Becquet, Z.I. La Houssoye, 59425 Armentières, www.becquet.fr – Blancheporte, 22 rue de la Blancheporte, 59200 Tourcoing, www.blancheporte.fr – Borgo delle tovaglie, 4 rue du Grand Prieuré, 75011 Paris, www.borgodelletovaglie.com – Bougie à la Française, rue du Président Auguste Durand, 85613 Cugand, www.bougies-la-francaise.com – Coq en pâte, 9 ZA La Ville au Coq, 35800 Saint-Lunaire, www.coqenpate.com – Country Casa, www.countrycasa.fr – Farrow & Ball, Uddens Estate, Wimborne Dorset, BH21 7NL, Grande Bretagne, www.farrow-ball.com – IKEA, www.ikea.com – Maison Pascal Caffet, 2 rue de la Monnaie, 10000 Troyes, www.pascal-caffet.com – My Box by, 0682925530, www.maboutique-deco-table.com – Vista Alegre Atlantis, 3830-292 Ílhavo, Portugal, www.myvistaalegre.com

SHOPPING : Linge de lit

Shopping & photos : Alexandre Turpault, 660 rue de l’épinette, 59850 Nieppe, www.alexandre-turpault.com – Becquet, Z.I. La Houssoye, 59425 Armentières, www.becquet.fr – Blanc des Vosges, 103 Boulevard d’Alsace, 88400 Gérardmer, www.blancdesvosges.fr – Carré Blanc, 10 Boulevard de Nancy, 42300 Roanne, www.carreblanc.com – Descamps, 24/26 rue Denis Papin, Z.I. de Mitry Compans, 77294 Mitry Mory, www.descamps.com – Essix, 660 rue de l’Epinette, 59850 Nieppe, www.essix-homecollection.com – La Redoute, www.laredoute.fr – Linvosges, 6 place des déportés, 88405 Gérardmer, www.linvosges.com – Nina Ricci Home, www.ninaricci.com Olivier Desforges, 10 rue de la pépinière, 75008 Paris, www.olivierdesforges.fr – Tradilinge, 8 chemin de la Blanchisserie, 59400 Cambrai, www.tradilinge.com – Zara Home, www.zarahome.com

SHOPPING : La sélection High-Tech

Shopping & photos : Autour du vin, www.autourduvin.fr – AV Concept, 38 rue du Bois Galon, 94120 Fontenay sous-Bois – www.avconceptproducts.com – Bathroom Graffiti, 82 bis rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux, www.bathroomgraffiti.com – BigBen Connected, www.bigben-connected.com – Brionvega, Viale Lino Zanussi 11, 33170 Pordenone, www.brionvega.it – Bulle de zen, www.bulledezen.com – Bushnell, 9200 Cody, Overland Park, KS, www.bushnell.com – Dan Salisbury, www.dansalisbury.com – DCA Design, DCA Design International, 19 Church Street, Warwick CV34 4AB (England), www.dca-design.com – Ecotono, via Dell’Omo 23, Nove 36055 (Italia), www.ecotono.it – Eliocity, Lieu-dit “Le Lazaro”, Parc de l’innovation, 1 rue de Menin, 59520 Marquette-Lez-Lille, www.mobiviagroupe.com – Elipson, 314 rue Milliez, 94506 Champigny, www.elipson.com – Galerie Galante Lancman, 1 bis avenue Daumesnil, 75012 Paris – KSL Living, 107 cours Richard Vitton, 69003 Lyon, www.ksl-living.fr – L’audio distribution, www.laudiodistribution.fr – Seatylock, www.seatylock.com – The Coran Shop, www.conranshop.fr – Urban Factory, 57 rue de la Convention, 75015 Paris, www.urban-factory.com – Vifa, Mariendalsvej 2A, 8800 Viborg (Denmark), www.vifa.dk

INTERVIEW ARCHITECTE : Frank Gehry

Contact & photos : www.gehrypartners.com

INTERVIEW DESIGNER : Ionna Vautrin

Contact & photos : 90 rue d’hauteville, 75010 Paris, www.ionnavautrin.com

REPORTAGE : LA MAISON M – Italie

Photos : Monovolume
Architecte : Monovolume architecture+design (Juri Pobitzer, Patrik Pedó & Konrad Rieper), Pfarrgasse 13, 39100 Bozen (BZ), Südtoril – Italy – www.monovolume.cc

REPORTAGE : ON THE CLIFF – Espagne

Photos : Diego Opazo
Architecte : Fran Silvestre Arquitectos (Alfaro Hofmann), San Vicente Marti 160 – 1, 46007 Valencia, España – www.fransilvestrenavarro.com

REPORTAGE : LE CHALET ALPINE – Canada

Photos : Shai Gil
Architecte : AKB (Atelier Kastelic Buffey), 25A Morrow Avenue, Suite 202, Toronto, Ontario, M6R 2H9 Canada – www.akb.ca

REPORTAGE : LOFT – Pologne

Photos : Archiwum pracowni
Architecte : Soma Architekci, Kazimierzowska 52, 02-546 Warszawa, Poland – www.soma-architekci.pl

HOTEL : Le Saint-Roch

Photos : Le Saint-Roch
Architecte : Piste Bellecote, BP3, 73121 Courchevel 1850, France – 04 79 08 02 66 – www.lesaintroch.com

DOSSIER : La chambre à coucher

Contacts & photos :
Bonaldo
, Via Straelle 3, 35010 Villanova di Camposampiero PD Italia, www.bonaldo.itCamif, www.camif.frCyrillus, www.cyrillus.fr – Dialma Brown, Via Aldo Moro, 1/3/5, 26030 Cicognolo (Cremona – Italie), www.dialmabrown.itDjeco, www.djeco.comFile dans ta chambre, Le Paisy, 5 route de Paisy, 69570 Dardilly, www.filedanstachambre.comGrange, Le Plomb, 69590 Saint-Symphorien sur Croise, www.grange.frHülsta, 2 avenue des marguerites/parc d’activités des petits carreaux, 94389 Bonneuil-sur-Marne, www.huelsta.frMobilier Nitro, Groupe Clarmain, 2 rue du lavoir, 81200 Caucalières, www.mobiliernitro.com

CRAZY CAR : BMW – Vision Luxury Concept

Contact & photos : BMW, Dostlerstraße, 80 809 München, Allemagne – www.bmw.de

LIFESTYLE : Être élégant l’hiver en 8 leçons

Contacts & photos : André, 11 rue de Cambrai, 75 019 Paris, www.andre.frComptoirs des Cotonniers, 50/52 Boulevard Haussmann, 75009 Paris, www.comptoirdescotonniers.comEtam, 57/59 rue Henri Barbusse, 92614 Clichy, www.etam.comIsotoner, 15140 St-Martin Valmeroux, www.isotoner.frMassimo Dutti, 80 evenue des Terroirs de France, Immeuble Gascogne, 75012 Paris, www.massimodutti.comSephora, 65 avenue Edouard Vaillant, 92100 Boulogne-Billancourt, www.sephora.frSézane by Morgane Sézalory, 1 rue Saint-Fiacre, 75002 Paris, www.sezane.com

FRENCH TOUCH : L’Ambre

Contact & photos : 29 rue Brunel, 75017 Paris, www.lambre-bar.fr

BATTELFOOD : Le caviar

Contacts & photos : Grand Hôtel de Bordeaux & Spa, 2-5 place de la Comèdie, 33000 Bordeaux, www.ghbordeaux.comWestminster Hôtel & Spa, Avenue du Verger, 65520 Le Touquet Paris-Plage, www.westminster.fr