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Episode 4 :

“Vegas Dubaï même combat”, me disait mon cher et tendre qui pourtant, n’a jamais foulé aux pieds la poudreuse de leurs pistes de ski…

Soit. Mais nous sommes allé à Las Vegas, deux jours qui en ont paru dix.

Accueil mitigé, chaud et froid. Alors d’accord, le Strip la nuit, c’est à dire peu ou proue une rue, alimente en électricité la Corrèze et la moitié du Cantal en une nuit pour un mois. Arrivés de nuit, nous étions tout à fait enchantés. Des couleurs, des spots qui clignotent, la vague impression une fois de plus d’un gigantesque parc d’attractions.

Las_Vegas_Strip_at_night,_2012

L’idée m’a traversé l’esprit presque trois fois de dilapider six mois de budget du voyage à coup de manchots (qui à le manche facile), à coup de “1 cent”, à coup de resistance très faible à l’appât du jeu et du gain.

Presque

Presque

Le lieu est hallucinogène, les moquettes la-bas donnent l’impression d’avoir gobé un ecstasy, les machines hurlent toutes les cinq secondes leur envie de gober votre argent, les chiffres et les signes aux couleurs criardes mélangent ce qui est droit dans votre tête.

La moquette de la drogue

La moquette de la drogue

Il fait chaud, il fait de plus en plus chaud et Stacy, 50 ans passés, nous demande de tout son outrancier décolleté collagèné, ce que nous voulons boire, “For Free”.

Il suffit de lui laisser un pourboire et Vegas se charge de vous souler pour nourrir ses machines. Alors d’accord je lui ai dis, il faut prendre ça au second degré parce que c’est un beau spectacle, ça brille et c’est rigolo.

Croyez-le ou non, après un bref moment de panique ou j’ai du choisir une bière, et ou le nom “Reds” m’ait apparu comme le plus séduisant, nous avons bu… du cidre… ou très approchant. C’était pas très grave parce que je ne sais pas si c’est le son, la lumière ou le bruits et les odeurs…mais vingt minutes plus tard nous étions aussi raide que la justice américaine!!

“Voilà ce que nos sociétés modernes ont crées de pire” me disait mon cher et tendre qui a quelquefois tendance à manquer de nuances.

Moi, toutes en nuances…je rigolais bien. A vrai dire, on a beaucoup rigolé, de nos degrés de pommes fermentées et de la déambulation de l’obésité américaine, entre autres. Alors nous avons vu les façades un peu jaunies, les décors défraichis, les serveuses avec dix ans de plus que la veille, et c’est un peu mélancoliques que nous avons marché sur le Strip pour rejoindre notre deuxième hôtel.

Tout semblait si faux, c’était un peu triste ! Je grossis le trait, je traîne trop avec mon cher et tendre ces temps-ci, mais il est vrai que ce spectacle est appréciable deux jours au plus. Je mens !!! A moins d’être dans un hôtel de luxe qui reconstitue la place Saint-Marc avec un faux ciel. Et encore, je ne sais pas.

Mais il y a un magasin Apple quand-même. Et un magasin Celine Dion. Et un très grand H&M, des galeries d’Art, un magasin Swatch. Ca y est ? Vous avez l’image ?

Je vous jure quand même que ça vaut le coup, pour se délester de 20 dollars, pour boire gratuitement (ce qui n’est pas négligeable), pour entendre le bruit et sentir les odeurs. Tout ça pour dire que le cidre n’a jamais autant eu le gout de l’or, que je peux potentiellement me contrôler dans un casino (c’était ma première fois et c’était vraiment pas gagné), et que rien ne vaut la nuit à Vegas.

Parce que la-bas, la nuit, tous les chats sont multicolores !

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