Cette villa est installée dans une clairière bordée d’arbres, à Lumezzane, une petite ville italienne en Lombardie. Située non loin de la montagne « Passo del Cavallo » qui domine la mer, elle est accessible par les routes pentues allant vers Trompia et Sabbia Vallée.

La maison moderne qui jonche les pairies verdoyantes est relativement proche de la ville de Brescia, chef lieu de la province et des trois lacs de la région. La vallée verdoyante au sud et la montagne rocheuse au nord, offre un panorama époustouflant au cœur des Alpes italiennes.

Pour atteindre cette habitation design, il faut emprunter une voie piétonne dessinée sur une « échelle » linéaire suspendue en acier, ou celle réservée aux voitures. Cette dernière, couverte, permet l’accès et le stationnement des véhicules au sous-sol de la villa. Un ascenseur facilite la liaison entre le garage et l’espace habitable.

L’architecte Camillo Botticini, également professeur d’architecture à l’Institut Polytechnique de Milan, a créé une villa conviviale, agréable et durable. Unique, tout en respectant le paysage. Le logement contemporain, sensible au site, s’est intégré au paysage grâce à une organisation intelligente de l’espace et à l’utilisation de matériaux naturels comme le cuivre oxydé et le bois. La maison, en forme de C, se découpe en trois organes, à hauteur de plafonds variables.

Dans le premier : trois chambres, toutes équipées d’une salle de bains. Seule la vue change ! Deux d’entre elles donnent sur une cour extérieure tandis que la dernière, la plus grande, a vue sur la clairière.

Le second «organe» se situe au sud de l’habitat. On y trouve un loft en hauteur et un open space suspendu sur le patio. Dans ce vaste espace, composé d’un salon et d’une salle à manger, trône une grande cheminée qui épouse les formes du mur où elle est fixée. La hauteur de plafond, oscillant entre 3,5 et 4,5m est un atout pour cette maison.

Pour accéder à la partie la plus haute de la villa, située sur une mezzanine, il faut emprunter un escalier. Là se trouve un espace de travail et la cuisine, ouverte sur la cour et les paysages alentours.

Le revêtement extérieur de cuivre oxydé ondulé et Accoya (bois modifié) ainsi que le triple vitrage, sont les artifices qui interagissent avec la nature. Les planchers intérieurs en résine de couleur sable, les murs blancs en plâtre peints, les plafonds aux luminaires suspendus en verre, et les fenêtres en aluminium favorisent l’intégration de la demeure sur le site.

Si toujours dans son jus, son approche moderne ne vient pourtant pas dénaturer le paysage dans lequel elle se trouve.

Sa cage d’escalier suspendue, son système géothermal, sa pompe à chaleur… sont autant d’éléments qui participent au confort des résidents. Ses murs particulièrement épais (65 cm) et ventilés, protègent du froid et chauffent l’enceinte du bâtiment pour une maison à bas coûts et basse consommation. Et elle ne pollue pas !


Par Léopoldine Iribarren – Photos : Eugeni Pons / Niccolò Galeazzi

Leave a Reply