Maison libanaise

13 décembre 2017

Entièrement restauré, l’ancien Pavillon de l’avenue Marceau renaît sous les traits d’une maison libanaise mariant l’esprit traditionnel et artisanal avec quelques touches contemporaines. Un décor signé par l’architecte et décorateur d’intérieur Pierre-Yves Rochon.

Fin connaisseur du Liban et du Moyen-Orient, Pierre-Yves Rochon imagine aujourd’hui pour Noura un concept de restaurant unique à Paris, et déclinable à l’international.

« Le Moyen-Orient me fascine depuis très longtemps, j’aime les gens, l’art, la culture et la cuisine et j’ai toujours collaboré de près comme de loin avec le Liban, une région que j’ai vu renaître », explique l’architecte et décorateur d’intérieur.

Laquée noire et habillée d’un store vanille, la nouvelle façade du 21 avenue Marceau magnifie le Cèdre en version dorée, dans un nouveau logo.

Réinterprétant les traditions décoratives du pays, le restaurant de 70 places propose des salons confidentiels aux larges banquettes dans des tonalités écrus, ocre, blanc et vanille, avec son plafond peint, rappelant l’esprit de Beyrouth et des sols, rappelant les tapis d’Orient.

Un esprit chaleureux que l’on retrouve à travers le mobilier en bois signé de la Maison Tarazi, référence à Beyrouth depuis bientôt 150 ans.

Des pièces d’art, moucharabiehs, plafonniers en cuivre réalisés pour les palaces d’Europe, des résidences privées jusqu’aux salons de l’Institut du Monde Arabe, les Tarazi, maîtres de père en fils dans l’ornementation et l’ébénisterie d’art, sculptent l’Orient dans ses plus belles déclinaisons.

Des appliques en écaille nacrée aux tables aux plateaux revêtues de cuir chocolat toutes bordées de bronze, les décors pensés pour La Maison Noura jouent sur le raffinement et le précieux.

Inspirés par les collections de cartes postales de la famille Tarazi, des tableaux à la gloire de Beyrouth se mélangent à quelques dessins plus contemporains et orientalistes.

Lieu ouvert, La Maison Noura s’inspire des Palaces et laisse apercevoir sa cuisine ouverte par d’élégants panneaux-persiennes aux rayures bronze et dorées, une réinterprétation des traditionnels moucharabiehs. « L’idée de montrer les choses sans forcer », selon Pierre-Yves Rochon.

Menant aux extérieurs et à la cave à vins, le couloir de circulation ouvrant sur la cuisine aux teintes ocre fait s’exposer bocaux, épices et herbes fraîches.

L’image d’un Liban aux saveurs riches, à déguster.

Plus d’informations : Maison Noura – 21 avenue Marceau – 75 006 Paris

Photos : Emilie Albert

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