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Hommage à Jacques Ripault, décédé le 10 Juillet 2015. LSD magazine vous propose de revenir sur la vision et le regard que portait Jacques Ripault sur la modernité, l’architecture, le design et l’époque actuelle.

Le 10 Juillet 2015, Jacques Ripault, né en 1953 à Alençon, est décédé. Architecte sensible et humain, reconnu pour sa création de logements sociaux notamment dans le quartier de Paris-Rive-Gauche, dans le XIIIe arrondissement, ou en proche périphérie de la capitale.

Jacques Ripault n’est pas devenu architecte par hasard. Il voulait choisir une discipline à la fois technique et artistique, qui correspondait à sa personnalité humaine et scientifique. Il a donc décidé de mettre la technique au service de l’espace et des gens dans une recherche de rapport fond/forme.

Architecte sensible, c’est avec son cœur qu’il perçoit les différents niveaux de lecture d’un bâtiment. Il parle de sa vision du design aujourd’hui.

” Je pense que l’architecture a davantage de relations avec nos origines qu’avec cette espèce de fuite en avant du design, avec ces visions futuristes qui ne correspondent pas aux véritables besoins de l’homme. Il s’agit d’un effet de mode assez superficiel qui définit l’architecture comme un objet de consommation. Or les besoins de l’homme sont beaucoup plus simples, plus physiques et plus enracinés.”

Le travail de l’architecte doit répondre au besoin de retrouver l’intime, l’intériorité dans laquelle se ressourcer. Et selon lui, cela ne fait pas appel à la technique, mais à la poésie, voire au sacré. Il déplore que l’architecture devienne comme la mode ou le design ; quelque chose d’éphémère. Qu’elle devienne de la mise en scène, des effets de styles et de lumière artificielle.

L’apport de l’architecte se situe justement dans l’intuition de ce qui n’est pas prévisible par un programme“  …/…  “Etre assis quelque part, attendre, s’arrêter, parler à quelqu’un, lire une lettre, écouter, observer. Cela n’est jamais programmé. C’est pourquoi je pense que l’architecte ne doit pas se borner à suivre la commande, il doit rechercher les espaces de liberté.

 

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L’art n’est jamais donc bien loin. La beauté ? «Elle est maintenant un gros mot. Pourtant, ‘le visage est beau lorsqu’il reflète la présence d’une pensée’ pour reprendre le mot de Kundera. Un bâtiment doit autant troubler qu’une œuvre d’art. Cette recherche m’intéresse»

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La peinture apaise mais l’interrogation demeure : «qu’y-a-t-il à l’origine de nos actions ?». En guise de réponse, «l’apprentissage par la lecture» ; «la littérature transpose », dit-il. Sortir de soi, une fois encore.

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«L’audace n’est pas dans ce qu’il y a de plus spectaculaire. J’ai toujours voulu trouver un sens et une simplicité. Je suis loin de toute architecture fantaisiste et je le paye un peu aujourd’hui» lsd mag deco design architecture jacques ripault hommage sensible

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