Retour sur…

Rencontre avec un duo “baracké”

Les jeux de mots fusent ! Tony Jazz (28 ans) et Mathieu Billon (25 ans) ont la cote. Car nos deux petits frenchy, co-fondateurs de l’agence bordelaise On Air Agency, ont composé une musique en l’honneur de la campagne de Barack Obama. Retour en arrière…

 

French Touch-Obama-LSD (2)        Impression

Montréal-Toronto-New York, c’est là-bas que tout a commencé ?

Mathieu Billon : Quand il a obtenu son diplôme en carrière juridique, parallèlement à son cursus au conservatoire d’Aubervilliers, Tony Jazz a voulu voyager. D’abord l’Europe et ensuite l’Amérique ! Tony a fait ses débuts dans des maisons de disques entre Montréal, Toronto et New York. Là-bas, il a découvert le design sonore, un beau métier. Et puis on lui a demandé, non plus de travailler pour des artistes mais pour des annonceurs…Il s’est pris d’amour pour le métier et il a tout simplement voulu monter ça en France.
Mathieu, à quel moment interviens-tu dans l’aventure ?

MB : Assez rapidement. Tony avait l’idée, les compétences et l’expérience. Moi, j’avais les clés pour la création d’entreprise et la stratégie…

Tony Jazz : C’est exactement ça. Il me fallait quelqu’un de très callé en marketing et communication. Quand j’ai rencontré Mathieu, ça a été un coup de foudre amical et professionnel… On a décidé de se “ marier ”. De là, est né On Air Agency en janvier 2011, un an après notre rencontre.

Ca a débuté sur les chapeaux de roues ?

TJ : Oui, on a commencé avec un très gros client, Thales. Plus tard, il y a eu Amnesty International et de nombreuses TPE et PME.

« Trois petites notes de musique » pour donner du sens, c’est ça ?

MB : Pour accompagner l’identité d’une marque. Notre mé-tier c’est d’habiller une marque ou une stratégie d’entreprise avec une musique créée sur-mesure. Là où on va dessiner un logo et définir une charte graphique, et bien nous on fait pareil mais en musique. On commence par composer ensemble. Quand on a les grandes lignes, Tony colle des notes et des mélodies sur des mots qu’il amplifie et fait chanter. C’est ça le design sonore.

Vous faites également des musiques d’attentes téléphoniques, ça donne quoi de votre côté ?

TJ : Si on appelle à l’agence, on a une jolie musique, avec une voix très agréable, qui dit qu’on est toujours disponibles et sur nos messageries, c’est plutôt “ laissez votre message ”. C’est assez rapide !

« All things are possible » ?

MB : C’est le nom de la vidéo que l’on a présenté au jury de la nuit de la com’ à Bordeaux. Toutes les choses sont possibles, c’était l’idée. Montrer qu’on a tous un talent, qu’on peut en faire quelque chose et dire que le nôtre, c’est la musique. ça a beaucoup plu et on a gagné le Prix des Internautes. On est très fiers.

« Changes has come » ?

TJ : Ah ça c’était en 2008 ! C’est le nom du clip que j’ai composé pour Barack Obama. C’est un homme qui m’inspire, j’ai voulu lui faire une sorte d’hommage. Il m’a surpris, même si c’est un homme politique, j’avais le sentiment qu’il me parlait d’homme à homme. J’ai aimé ça et je me suis reconnu en lui. Même s’il ne devenait pas président des Etats-Unis, j’avais décidé d’écrire une chanson pour lui.

La première mais pas la dernière ?

TJ : Effectivement, mais là, c’est On Air Agency qui a voulu faire ce cadeau. On savait que les jeunes démocrates repartaient fort en campagne, on a donc voulu leur apporter notre contribution d’artistes. On a signé une composition musicale « What More » qui sera dévoilée avec un clip courant mars. On l’a fait davantage pour l’homme Barack Obama que pour le Président !

J’imagine que vous avez célébré sa victoire ?

TJ : Avec Mathieu, nous nous sommes rendus à la soirée électorale américaine à l’école de journalisme de Bordeaux. Cela m’a rappelé de très beaux souvenirs, ma joie était immense, semblable à celle que j’avais eu en 2008. Le lendemain, je suis monté à Paris pour célébrer la victoire à l’ambassade américaine. Toutes ces émotions m’ont inspiré au moins pour les quatre prochaines années ! Cette élection va nous permettre de perpétuer nos projets avec un beau sourire.

Un jour, Martin Luther King a dit « I have a dream… ». Quel est le vôtre ?

MB : Le rêve professionnel de Tony et moi, c’est de continuer le développement de l’agence et de continuer à vivre de nos passions. Après, notre rêve personnel, c’est toujours de rencontrer le président des Etats-Unis. Car si l’agence a une nouvelle notoriété, c’est en quelque sorte grâce à lui.

TJ : Moi, j’aimerai aller le voir et lui dire “ t’en as pensé quoi ? ” !

Par : Laurène Delion

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