Domotique active

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“Joindre l’utile à l’agréable”, rappeler que “la forme est au service de la fonction” et que “ la laideur se vend mal ”, autant de dictons et autres formules célèbres pour traduire que de tout temps, l’art a embelli notre confort de vie. Aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain… la domotique est passée par là.

Ce nouvel outil dédié à l’habitat a renouvelé l’imaginaire de bien des concepteurs; leur permettant de réaliser bien plus que des habitats sains, climatisés, sécurisés, éclairés, transformés en salle de musique, de cinéma, connectés avec le monde, le tout “under control” grâce ce que l’on appelle “une centrale intelligente programmable”, c’est à dire un serveur capable de tout gérer en fonction de vos envies, même lorsque vous n’êtes pas encore rentré, puisque votre smartphone lui transmettra vos ordres (phrase à lire d’une traite pour comprendre les incroyables possibilités de la domotique !). Ce “bien plus” signifie que la domotique influe sur l’esthétique de l’habitat, depuis le choix des matériaux à utiliser jusqu’à son architecture.

Il suffit de se rendre dans la maison de Jean-Paul Lubliner pour entrevoir la richesse de tous les possibles de la domotique. Tour à tour créateur de radios libres, de belles revues, photographe exposé (jusqu’en Chine !), architecte enfin, art concepteur toujours, l’homme est, manifestement, à l’écoute de son époque ; pour ne pas dire au chevet de ses déséquilibres. Rattrapé par ses études de médecine, il a conçu un triplex bio-communicant, bio comme … écologique, communicant comme … domotique. Mention spéciale pour le Corian, ce matériau innovant, produit par Dupont De Nemours, meuble toutes les pièces. Composé pour 1/3 de résines acryliques et pour les 2/3 restants de minéraux naturels, il existe en 72 couleurs et offre une possibilité d’utilisations infinitésimales.

Il est non seulement très hygiénique, mais parfaitement compatible avec des éléments de haute-technologie. Translucide ou brillant, il transforme les éclairages, participe à la composition d’atmosphères. Jean-Paul Lubliner en a inséré dans toutes les pièces, jusque dans les sols. C’est sûrement au pied du monumental escalier du Temps, une œuvre hélicoïdale, légèrement désaxée, dont les marches en verre s’éclairent sous la pression, que le Corian prend toute sa dimension. Blanc translucide, le revêtement est muni d’un rétro éclairage par leds programmé pour donner l’heure et scintiller en même temps que la Tour Eiffel. Autres présences fortes, celles du verre dont la transparence capte toutes les lumières, de la plus naturelle à la plus artificielle. Notamment au deuxième étage du triplex, côté sud, où une partie du sol et du plafond est totalement vitrée, créant la sensation de léviter au-dessus de Paris. Cette transparence pourtant peut s’effacer, -encore un tour magique de la domotique- : lorsque le volume se transforme en home cinéma, les parois de verre s’opacifient, les écrans se révèlent et le son envahit l’espace.

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Un des systèmes de domotique les plus courament utilisé et installé dans les habitations est sans nul doute un régulateur de température. Il est compatible avec tous les smartphones et tablettes du marché.

Et…du vert : comprenez la nature, le végétal, qui habille des pans de murs entiers. Une composition fraîche à souhait et, ô combien utile dans la conception des lieux. Complémentaire du complexe puits canadien (l’hiver l’air est réchauffé par géothermie et l’été refroidi par le même procédé. En intersaison le système est bipassé automatiquement) -VMC double flux (l’hiver la VMC double flux récupère 90% des calories en réchauffant par l’air de l’habitacle, l’air entrant), cette végétation est le fruit d’une domotique au service de son maître. Parce que la qualité de l’air, dans l’habitacle, peut être responsable de problèmes de santé, respiratoires notamment, Jean-Paul Lubliner a programmé un scenario d’autorégulation, grâce à trois capteurs qui calculent, en temps réel, l’optimalisation de la température, de la vitesse de l’air et du taux d’humidité, en agissant sur la vitesse de l’extracteur d’air, la régulation de la chaudière à condensation et le taux d’humidité dont ont besoin les plantes pour purifier l’atmosphère par le biais de la photosynthèse. En fonction des taux affichés, le système de récupération des eaux de pluie qui alimente déjà les chasses d’eau, est orienté vers un circuit parallèle de petites rigoles, installé dans toute l’habitation. L’eau y circule jusqu’à ce que la sonde constate une bonne humification des lieux. Le scenario assure, en outre, l’arrosage des plantes été comme hiver. Trois ans auront été nécessaires pour arriver au bout du projet, mais, comme le rappelle son auteur « Ce triplex est unique, une œuvre expérimentale pour laquelle rien n’aura été trop beau ». Depuis, l’art concepteur est reparti vers de nouveaux projets. On dit que la Chine, qui l’avait déjà accueilli pour son exposition photo sur La Tour Eiffel, serait ravie de le revoir…

La radio libre met-elle le pied à l’étrier de la domotique ?

La question s’impose lorsque l’on apprend que Pierre Nicolas Cléré, directeur commercial et co-fondateur de Connecting-Technology, a, lui-aussi, frayé dans ces eaux. Bien connu dans l’univers du home-cinéma, Pierre-Nicolas Cléré porte un regard d’expert, voire, déjà, d’historien sur la domotique. La maison du troisième millénaire, il l’a vu naître « la domotique a fait ses gammes, une télécommande à la main, en jouant avec l’ouverture et la fermeture des stores et autres rideaux. Puis elle est passée à la gestion du chauffage, de la climatisation. Depuis un peu plus de dix ans, elle a gagné l’univers du multimédia, son et images ». Simplifier la vie en confiant les tâches répétitives à une console de programmation, puis alimenter le serveur pour que la maison gagne en intelligence : « A elle d’adapter la température et les besoins en lumière aux habitudes de ses occupants ». Mais la domotique est subtile et discrète : toute cette haute technologie doit être invisible. « Les hauts-parleurs sont masqués, les écrans apparaissent pour disparaître après usage, les éclairages sont dissimulés, seule l’atmosphère compte ». Et depuis que les tablettes et autres smartphones ont sonné le glas des télécommandes démultipliées, le bonheur est encore plus près de chez nous. La spécialité de Connecting-technology, société française basée en région parisienne, ce sont d’abord, les contenus son et image. Disponibles partout dans la maison, comme depuis cet extraordinaire plan de travail de cuisine, en Corian, sur lequel un vidéoprojecteur ( intégré à la verticale, dans un faux plafond ), diffuse les images provenant de toutes les sources de la maison ( Internet, box TV, lecteur DVD ). Un clavier, sculpté au laser sur l’envers du plan, s’éclaire à la demande ; connecté à Internet, il est prêt à satisfaire toute recherche que ce soit dans le domaine culinaire, ou autre. L’image peut encore apparaître à la demande sur une paroi de douche, un miroir de salle de bain ou dans un sauna ; plus étonnant encore, nager dans sa piscine sur les rythmes de la B.O. de Skyfall, ou s’installer dans une salle de cinéma dont les fauteuils réagissent même aux vibrations. Prendre le contrôle de sa maison, c’est, ni plus ni moins ce qu’offre la société. Mais Pierre-Nicolas Cléré sait bien que l’aventure ne fait que commencer !

« la maison intelligente, c’est pour demain »

A la clé, plus de confort, plus de sécurité et des économies… Si cela vous tente, prévoyez un budget minimum de 50 000 € par tranche de un million pour les travaux de la maison. La domotique peut satisfaire toutes les envies, même les plus singulières. C’est ainsi que Pierre-Nicolas Cléré n’a pas oublié la demande d’un grand amateur de montres Rolex qui se plaignait que ses montres s’arrêtaient dès lors qu’elles n’étaient plus au poignet. Connecting Technology a, alors, créé un présentoir imitant en permanence les mouvements d’un poignet “ actif ”. Qui dit mieux ?

Ecrit par : Mireille Mazurier

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