Digital Abysses

11 avril 2018

Digital Abysse

Jusqu’au 20 mai, la base sous-marine de Bordeaux se transforme en un gigantesque aquarium digital. L’exposition “Digital Abysses” réalisée par l’artiste Miguel Chevalier, une référence dans l’art virtuel et numérique depuis 40 ans, emporte ses visiteurs dans la faune et la flore des grands fonds océaniques sur 3500 m².

Son pinceau : un ordinateur. Sa peinture : la lumière. Voilà ce qui compose les œuvres de l’artiste français, Miguel Chevalier. Pour ces créations, il se base sur l’expression de la question de l’immatérialité dans l’art et les logiques induites par l’ordinateur : hybridation, “générativité”, interactivité, mise en réseau…

Les images qu’il nous livre interrogent perpétuellement notre relation au monde. Et cet aspect existentiel se confirme dans sa dernière exposition “Digital Abysses” à Bordeaux, en collaboration avec l’ONG Surfrider Foundation Europe.

©Miguel Chevalier/ Kelp Forest

La base sous-marine de Bordeaux accueille près d’une centaine d’oeuvres inédites et 10 installations numériques. Cet étalage d’œuvres rappelle les cabinets de curiosité des XVI et XVII ème siècles, dans lesquelles on pouvait trouver des artefacts, des objets d’histoire naturelle, scientifiques ou encore des espèces de la faune et de la flore rares.

©Miguel Chevalier / Digital Abysse

En prime, ce spectacle de lumières programmées interagit avec les spectateurs. L’oeuvre du natif de Mexico, “Pixels Liquides”, suit les mouvements organiques et évolue à l’infini. Comme quoi, les pixels peuvent avoir eux aussi un sens poétique.

©Miguel Chevalier / New Atlantis

«Je cite souvent Monet comme un artiste qui me fascine car lui-même travaillait sur le temps, la variation et le travail à la lumière, ici on ne fait que ça. »

©Miguel Chevalier / Cabinet de Curiosités Corals

Pour rendre l’expérience unique, Miguel Chevalier a collaboré sur ces productions avec Michel Redolfi, spécialisé dans les sonorités subaquatiques. Ce compositeur en design sonore vient mélanger des sons naturels aux lumières, afin de créer une ambiance “sur-mesure”. «On croyait que les abysses étaient un gouffre. En fait c’est un autre cosmos dans lequel on peut trouver plein de ressources pour demain», justifie le compositeur.

Dans cet univers numérique, les spectateurs se laissent surprendre par les espèces fluorescentes, liant la découverte de l’imaginaire à la réalité. Des productions comme “Attracteurs Étranges”, “L’Origine du Monde” ou “Fractal Seawe” sont visibles jusqu’au 20 mai dans l’antre de la base sous-marine. 

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